allochèmes est supérieure à 2 mm, on ajoute encore
au nom de la roche le suffixe -rudite, ex. une
intrasparrudite. Enfin, les préfixes peuvent se
composer, ex. une biointrasparite. Cas particuliers :
une dismicrite est une micrite à plages
recristallisées sparitiques ; une biolithite est un
calcaire construit par des organismes.
Si la roche contient 10% ou plus de dolomite, on le
signale. Les cas sont variés :
- intramicrite à dolomite primaire, micrite à dolomite
primaire (dolomicrite) ;
- micrite dolomitique, si l’origine de la dolomite est
incertaine (primaire et/ou secondaire ?) ;
- micrite dolomitisée, si la dolomite est secondaire ;
- les roches entièrement, ou presque, dolomitisées
forment un groupe à part.
Enfin, d’autres précisions sont données s’il y a
plusieurs types d’allochèmes, ou du matériel
terrigène (de 10% à 50%), p. ex. oosparite à
intraclastes, intrasparite sableuse, micrite silteuse,...
carbonatite n. f. - Roche magmatique grenue à
aspect de calcaire cristallin car constituée à 80% de
grands cristaux de carbonate, soit calcite (sövite),
soit calcite et dolomite (béforsite) avec parfois
ankérite ou sidérose. Les autres minéraux sont très
variés feldspath, feldspathoïde, biotite, pyroxène,
péridot, grenat, apatite et minéraux spéciaux riches
en Nb, Ta, Ti. Th, U. et terres rares (roches ayant
donc souvent un intérêt minier). Exceptionnelles,
elles se présentent en petits gisements intrusifs ou
filoniens, à structures annulaires fréquentes, parfois
en coulées, associées à des roches ultrabasiques
(ex. péridotites, kimberlites), et à des roches
sous-saturées (syénites néphéliniques, ijolites, laves
à néphéline ou à mélilite). Elles se forment à partir
de magma enrichi en CO 2 et Ca, selon des modalités
mal connues : concentration locale de CO 2 et Ca
donnant un magma spécial non miscible avec le
magma environnant, ou dans certains cas
assimilation possible de calcaires préexistants. En
bordure de ces intrusions, on note un
métamorphisme de contact particulier : formation de
fénites (ou fénitisalion), roches acquérant une
composition de syénite alcaline.
carbone n. m. [du lat. carbo, -onis, charbon]
- Symbole chimique C. N et masse atomique
6 et 12 ; on 4
+ de rayon 0,16 Å ; densité 3,5 ; clarke
200 à 300 g/t, selon les auteurs. Métalloïde existant à
l’état pur sous les formes diamant et graphite. Sous
forme de gaz carbonique CO 2 , il joue un rôle
important dans la cristallisation de nombreuses
roches magmatiques, ainsi que dans celle des roches
sédimentaires carbonatées. Le C représente 0,03 %
de l’atmosphère et il entre dans le cycle biologique.
À partir de ce cycle, le carbone est concentré dans
les roches particulières que sont les charbons et les
pétroles. Son isotope radioactif
14
C, dont la période
est de 5 730 ans, est utilisé en radiochronologie pour
les temps récentes (jusqu’à 50 000 ans au plus).
adj. carboné, e.
Carbonifère n. m. [W.D. Conybeare, 1822, du lat.
carbo, -onis, charbon, et ferre, porter, car les terrains
correspondants sont fréquemment riches en houille ;
V. Houiller] - Période de l’ère primaire. V. tabl.
stratigraphie. adj. carbonifère.
carbonification n. f. (ou carbonisation) - Processus
complexe par lequel des accumulations de végétaux
se transforment en charbon. V. charbon.
Carcharodon [du gr. karkharias, requin, et odous,
odontos, dent ; prononc. karka-] - Requin dont, à
l’état fossile, on trouve surtout les dents. Répart.
stratigr. : Crétacé sup. - Actuel.
Cardioceras [du gr. kardia, cœur, et keras, corne]
- Genre d'Ammonite (V. fig. à ce mot) du Jurassique
sup. (Oxfordien).
Cardiola [du gr. kardia, cœur] - Genre de Bivalve
(V. fig. à ce mot) du Paléozoïque (Silurien -
Dévonien).
carène n. f. [du lat. carina, demi-coquille de noix]
- Nom donné à diverses parties anatomiques dures
ayant une forme de crête allongée. Ex. carène
ventrale de certaines ammonites, carène sagittale
du crâne osseux de nombreux mammifères, etc.
adj. caréné, e.
cargneule n. f [du mot suisse cornieule ou
corgneule, parfois cargnieule ou carniole] - Roche
sédimentaire carbonatée, d’aspect carié et
vacuolaire, souvent bréchique, de teinte jaune,
brune, rouille, formant des masses peu ou pas
stratifiées donnant des reliefs ruiniformes. Les
cargneules sont surtout calcaires (70 % env.), un peu
dolomitiques (20% env.), parfois légèrement
gypseuses. Elles sont dues à la transformation
(cargneulisation) de dolomies calcareuses, de
calcaires dolomitiques, de brèches (sédimentaires ou
tectoniques) calcaréo-dolomitiques, avec dissolution
préférentielle de la dolomite par des eaux chargées
en sulfates (gypse surtout), eaux qui par ailleurs
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