contre, cette forme est stable à HP dans des roches
métamorphiques (à jadéite et glaucophane p. ex.).
Mêmes gisements que la calcite mais en cristaux
isolés ou petits amas ; elle est présente dans de
nombreuses coquilles d’invertébrés (qui en général
sont calcitisées lors de la diagenèse). La dolomite
(Ca, Mg)(CO 3 ) 2 du système orthorhombique, en
prismes souvent nets, à clivages parfaits, à macles
assez rares ; elle n’est pas effervescente (faible
effervescence sur dolomite réduite en poudre). Elle
montre un éclat vitreux, une couleur variable,
souvent blanche ou jaunâtre à brunâtre (ankérite
avec présence de Fe se substituant plus ou moins à
Mg). Elle est fréquente dans diverses roches
sédimentaires (dolomies, calcaires dolomitiques,
évaporites,...), dans les roches métamorphiques en
dérivant, dans des filons hydrothermaux.
Autres carbonates :
-1. du système rhomboédrique : magnésite ou
giobertite MgCO 3 ; sidérite ou sidérose FeCO 3 ;
smithsonite ZnCO 3 ; rhodochrosite ou diallagite
MnCO 3 .
-2. du système orthorhombique : strontianite
SrCO 3 ; cérusite PbCO 3 ; withérite BaCO 3 .
-3. du système monoclinique et hydroxylés :
malachite verte Cu 2 (OH) 3 CO 3 , et azurite bleue
Cu 3 (OH) 2 (CO 3 ) 2 (V. ces mots).
carbonatées (roches -) - Roche sédimentaires
formées pour 50 % au moins de carbonates (calcite,
dolomite, aragonite). Représentant 20 % des roches
sédimentaires, elles couvrent de vastes surfaces sur
les continents et ont une grande importance pratique.
On y distingue deux groupes principaux, les
calcaires et les dolomies, présentant des
intermédiaires.
Classification des roches carbonatées :
Indépendamment des nomenclatures pratiques
mentionnées à calcaire et à dolomie, on utilise des
classifications fondées surtout sur la structure de ces
roches, ce qui nécessite souvent l’emploi du
microscope, ou au moins d’une forte loupe.
- L’une de ces classifications est due à R.J.
Dunham (1962). Elle se présente sous forme
dichotomique :
-1. Texture sédimentaire non reconnaissable :
calcaires cristallins.
-2. Texture sédimentaire reconnaissable :
-2.1. Composants organiques liés entre eux durant le
dépôt : boundstone (ce sont les calcaires construits).
-2.2. Composants organiques non liés entre eux
durant le dépôt :
-2.2.1. Absence de particules fines (boue) :
grainstone.
-2.2.2. Présence de particules fines :
-2.2.2.1. Grains jointifs : packstone.
-2.2.2.2. Grains non jointifs, avec moins de 10% de
boue : wackestone, et avec plus de 10% de boue :
mudstone.
- Une autre classification, plus complexe mais plus
détaillée, est celle de R. Folk (1959) qui prend en
compte la nature du ciment (orthochèmes) et celle
des éléments figurés (allochèmes) de la roche.
-1. Les orthochèmes (constituants orthochimiques)
[de l’anglais orthochem, du gr. ortho, droit, et de
l’anglais chemical, chimique] : ce sont les cristaux
du ciment ayant précipité dans le bassin de
sédimentation sous forme de : -a). Micrite
(contraction de l’anglais micro-cristalline calcite),
ou boue de calcite en particules de 1 à 4 µm,
impliquant une formation en eau très calme ;
-b). Sparite (contraction de l’anglais spar calcite =
calcite spathique pouvant être francisé en spathite)
en cristaux > 10 µm, le plus souvent de 20 à
100 µm, qui remplissant par précipitation directe les
pores entre des éléments déjà accumulés, le milieu
étant assez agité pour avoir empêché le dépôt de
particules plus fines. La présence de cette sparite
indique donc, en principe et sauf recristallisation, un
milieu à haute énergie, peu profond. La
microsparite, à cristaux de 5 à 10 µm, résulte en
général d’une recristallisation de micrite.
-2. Les allochèmes (ou constituants allochimiques)
[de l’anglais allochem, du gr. allo, autre, et de
l’anglais chemical, chimique] : ce sont les éléments
d’origine chimique ou biochimique, formés dans le
bassin de sédimentation et ayant subi un certain
transport sous forme de fragments distincts. On y
distingue quatre types :
-a). Les intraclastes (ou intraclasts) fragments
anguleux ou peu arrondis, issus d’un sédiment voisin
mal consolidé, et redéposés à faible distance en
formant un nouveau sédiment presque contemporain
(des fragments calcaires d’âge nettement plus ancien
que le sédiment les contenant sont de vrais galets, et
appartiennent aux débris terrigènes ; la distinction
intraclaste-débris n’est pas toujours aisée ou
possible) ;
-b). Les oolites, avec lesquelles on regroupe les
pisolites ;
-c). Les fossiles, soit entiers soit en débris
(bioclastes) à l’exclusion des organismes
constructeurs (V. biolithite) ;
-d). Les pellets (ou boulettes, ou pelotes, ou
granules) sont de petites masses ovoïdes de 40 à
80 µm en moyenne, formées de boue
microcristalline souvent riche en matière organique,
et considérées comme d’origine fécale. La
distinction entre des pellets et des intraclastes de
même aspect est basée sur la taille, avec la limite à
200 µm.
À chaque roche qu’on peut distinguer au moyen de
ces deux caractères, on fait correspondre un nom
construit fondamentalement en utilisant : -1. Un
préfixe précisant le constituant allochimique
(respectivement intra-, oo-, bio-, pel-) ; -2. Un
suffixe correspondant à l’orthochème (-micrite,
-sparite), ex. une intrasparite (formée d’intraclastes
réunis par un ciment cristallin). Si la taille des
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