d’études géologiques (V. aussi dition). Ex. géologie
de terrain, par opposition à géologie de laboratoire.
terrasse (fluviatile) [du lat. terra, terre] - Replat
situé sur un versant de vallée, ou sur les deux, à une
altitude supérieure à celle du cours d’eau, et qui
représente le reste d’un lit ancien dans lequel ce
cours d’eau s’est enfoncé. Une terrasse peut être
aussi bien construite par les alluvions (terrasse
alluviale) que façonnée par l’érosion, soit du lit
rocheux (terrasse rocheuse), soit d’une terrasse
antérieure (et l’on observe des terrasses emboîtées).
Des terrasses situées à différentes altitudes,
marquant chacune un niveau du cours d’eau, et qui
ne sont pas emboîtées sont des terrasses étagées
(séparées par des affleurements du substratum). Au
sens strict, le terme de terrasse s’applique à la
surface supérieure du replat, qu’on caractérise
parfois par son altitude relative par rapport au lit
actuel (ex. la terrasse de 35 m). C’est par extension
qu’on emploie ce terme pour désigner, le cas
échéant, les alluvions qui la constituent. Les
explications sur la genèse des terrasses sont diverses,
et c’est ainsi que l’on parle de : -1. terrasses
eustatiques (qui trouvent leur origine dans un
abaissement du niveau de la mer), parmi lesquelles
on range les terrasses glaciaires ; -2. terrasses
tectoniques, liées aux mouvements du sous-sol ;
-3. terrasses climatiques, en liaison avec la
biorhexistasie.
À l’embouchure des fleuves, les terrasses
(fluviatiles) peuvent se raccorder naturellement à des
plages soulevées (ou terrasses marines), qui sont
les témoins correspondants du niveau des mers de la
même époque.
Il est à noter que des tentatives de corrélation
chronologique entre les terrasses eustatiques
quaternaires situées dans différentes régions, et
basées sur leurs côtes par rapport aux talwegs
correspondants ont échoué. Elles se sont en effet
heurtées à plusieurs difficultés, la principale étant les
déformations différentielles des continents durant
cette époque, qui font que les rivières se sont
enfoncées plus ou moins dans leurs terrasses selon
les surélévations locales plus ou moins grandes de
leur substratum. V. aussi glaciation.
terrasse marine - V. terrasse (fluviatile).
Terre n. f. - La Terre est une planète du système
solaire. Elle a, à très peu près, la forme d’un
ellipsoïde de révolution un peu aplati aux pôles, dont
les dimensions sont maximum 12 756 km, minimum
12 714 km. C’est donc pratiquement une sphère de
quelque 6 370 km de rayon. Sa masse est de
5,977 x 10
-1. La croûte est la partie la plus superficielle, et est
de nature différente selon qu’il s’agit d’un océan ou
d’un continent.
24 kg, et sa densité moyenne de 5,517.
Cette dernière valeur comparée à la densité moyenne
de 2,65 des roches superficielles montre que notre
globe n’est pas homogène. Sa symétrie physique
étant quasi sphérique, cette hétérogénéité se
manifeste par une zonation concentrique, mise en
évidence en particulier par la sismologie. Il existe en
effet des couches séparées par des discontinuités
marquées par de brusques variations des vitesses de
propagation des ondes sismiques. À ces considérations, viennent s’ajouter des arguments gravimétriques, thermodynamiques et géologiques. Les grands
traits de la structure à laquelle on s’arrête
actuellement sont les suivants, de haut en bas (Vp
est la vitesse des ondes P en km/s, d la densité),
-a). croûte océanique dans laquelle on distingue, de
haut en bas, sous une tranche d’eau de 4,5 km en
moyenne :
-couche 1, composée de sédiments, épaisse de 0 m
(notamment près des dorsales) à quelques kilomètres
(près des continents), en moyenne, 300m. Vp = 2 ;
d = 1,93 ô 2,3.
http://fribok.blogspot.com/
Précédent

- 331/356

Suivant