La tectonique de plaques permet donc une synthèse
de bien des mesures géophysiques. Elle offre aussi
un modèle en grande partie quantitatif pour le
mouvement des masses continentales, l’évolution de
la sédimentation océanique, l’édification des
orogènes. Le mouvement des plaques a en effet pour
conséquence l’ouverture et la fermeture de domaines
océaniques, cette dernière s’accompagnant d’une
collision de blocs continentaux avec formation des
chaînes de montagnes. La séquence théorique
complète des événements est la suivante :
-1) Stade de distension : avec création de fossés (en
anglais rifting). Ce stade est aujourd’hui observable
p. ex. en Alsace, en Limagne, et dans la région des
grands lacs africains. Ces fossés, qui sont au centre
d’un vaste bombement topographique présentent un
flux géothermique supérieur à la moyenne, un
volcanisme basaltique, une sismicité élevée, une
sédimentation épaisse et souvent évaporitique.
-2) Stade océan étroit : il y a eu création d’un fond
océanique, mais la faible largeur de l’océan interdit
le renouvellement de l’eau profonde par les
courants, ce qui entraîne leur stagnation (stratification des eaux), empêche leur oxygénation, et
engendre un milieu réducteur (euxinique) où la
matière organique se conserve (boues noires et
boues sapropéliques). Ce stade est aujourd’hui en
partie illustré par la mer Rouge.
-3) Stade océan large : c’est celui auquel est
parvenu l’Atlantique actuel ; la circulation des eaux
entraînées par les courants y est aisée et, sur les
fonds, l’oxygène se renouvelle : la matière
organique s’y oxyde et disparaît. La répartition de la
sédimentation est alors essentiellement gouvernée
par trois paramètres : la quantité des apports
détritiques, la productivité biologique du milieu
océanique, l’éloignement de la dorsale, qui
conditionne l’âge du fond océanique et donc sa
profondeur (V. sédimentation océanique).
-4) Stade de subduction : dans les stades antérieurs,
le contact océan-continent, se faisait au sein d’une
même plaque au niveau d’une marge continentale
passive (ou de type atlantique), mais il peut se
produire alors un découplage entre la partie
continentale et la partie océanique, cette dernière
s’enfonçant sous la première : on a ainsi séparation
en deux plaques, et création d’une marge continentale active (ou de type pacifique) bordée par une
fosse océanique. De la marge continentale, se
détachent parfois des arcs (ou guirlandes) insulaires
par création entre eux et le continent, de mers
marginales fond océanique, ou peu différent.
-5) Stade de collision : le découplage au niveau des
marges actives rend possible la fermeture de l’océan,
par resserrement des marges continentales, en liaison
avec l’expansion d’autres fonds océaniques. Le
terme ultime de ce resserrement est la rencontre de
deux continents ou collision : c’est à elle que l’on
doit attribuer la création des orogènes, comme
l’orogène alpin (des Alpes à l’Himalaya), la chaîne
hercynienne, etc.
Ce rapide aperçu n’épuise pas tous les aspects de la
tectonique de plaques, dont le moteur est, selon toute
vraisemblance, la convection thermique des parties
visqueuses du manteau.
tectonique de revêtement [M. Casteras, 1933]
- Structures affectant une couverture sédimentaire
qui s’adapte souplement aux déformations du socle
sous-jacent, plissé et fracturé, en ne s’en
désolidarisant pas. Elle s’oppose en cela à la
tectonique de couverture.
http://fribok.blogspot.com/
de bien des mesures géophysiques. Elle offre aussi
un modèle en grande partie quantitatif pour le
mouvement des masses continentales, l’évolution de
la sédimentation océanique, l’édification des
orogènes. Le mouvement des plaques a en effet pour
conséquence l’ouverture et la fermeture de domaines
océaniques, cette dernière s’accompagnant d’une
collision de blocs continentaux avec formation des
chaînes de montagnes. La séquence théorique
complète des événements est la suivante :
-1) Stade de distension : avec création de fossés (en
anglais rifting). Ce stade est aujourd’hui observable
p. ex. en Alsace, en Limagne, et dans la région des
grands lacs africains. Ces fossés, qui sont au centre
d’un vaste bombement topographique présentent un
flux géothermique supérieur à la moyenne, un
volcanisme basaltique, une sismicité élevée, une
sédimentation épaisse et souvent évaporitique.
-2) Stade océan étroit : il y a eu création d’un fond
océanique, mais la faible largeur de l’océan interdit
le renouvellement de l’eau profonde par les
courants, ce qui entraîne leur stagnation (stratification des eaux), empêche leur oxygénation, et
engendre un milieu réducteur (euxinique) où la
matière organique se conserve (boues noires et
boues sapropéliques). Ce stade est aujourd’hui en
partie illustré par la mer Rouge.
-3) Stade océan large : c’est celui auquel est
parvenu l’Atlantique actuel ; la circulation des eaux
entraînées par les courants y est aisée et, sur les
fonds, l’oxygène se renouvelle : la matière
organique s’y oxyde et disparaît. La répartition de la
sédimentation est alors essentiellement gouvernée
par trois paramètres : la quantité des apports
détritiques, la productivité biologique du milieu
océanique, l’éloignement de la dorsale, qui
conditionne l’âge du fond océanique et donc sa
profondeur (V. sédimentation océanique).
-4) Stade de subduction : dans les stades antérieurs,
le contact océan-continent, se faisait au sein d’une
même plaque au niveau d’une marge continentale
passive (ou de type atlantique), mais il peut se
produire alors un découplage entre la partie
continentale et la partie océanique, cette dernière
s’enfonçant sous la première : on a ainsi séparation
en deux plaques, et création d’une marge continentale active (ou de type pacifique) bordée par une
fosse océanique. De la marge continentale, se
détachent parfois des arcs (ou guirlandes) insulaires
par création entre eux et le continent, de mers
marginales fond océanique, ou peu différent.
-5) Stade de collision : le découplage au niveau des
marges actives rend possible la fermeture de l’océan,
par resserrement des marges continentales, en liaison
avec l’expansion d’autres fonds océaniques. Le
terme ultime de ce resserrement est la rencontre de
deux continents ou collision : c’est à elle que l’on
doit attribuer la création des orogènes, comme
l’orogène alpin (des Alpes à l’Himalaya), la chaîne
hercynienne, etc.
Ce rapide aperçu n’épuise pas tous les aspects de la
tectonique de plaques, dont le moteur est, selon toute
vraisemblance, la convection thermique des parties
visqueuses du manteau.
tectonique de revêtement [M. Casteras, 1933]
- Structures affectant une couverture sédimentaire
qui s’adapte souplement aux déformations du socle
sous-jacent, plissé et fracturé, en ne s’en
désolidarisant pas. Elle s’oppose en cela à la
tectonique de couverture.
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