quelques grammes avec SiO 2 (65 à 80 %), FeO,
MgO, CaO. Anciennement classées dans les
météorites, les tectites sont en fait des débris de
roches terrestres fondues par l’impact de grosses
météorites, et dispersées sur plusieurs milliers de
km
2 cf. impactite. V. aussi astroblème.
tectogenèse n. f. [de tectonique, et du gr. genêsis,
formation] - Formation de structures tectoniques.
Ex. la tectogenèse alpine. V. aussi orogenèse. adj.
tectogénétique.
tectoglyphe n. m. [de tectonique, et du gr. gluphein,
graver] - Marques diverses (arrachements, écailles,
enduits de calcite, stries), visibles sur un plan de
glissement et dues aux frottements. Les miroirs de
faille en donnent souvent de beaux exemples qui
permettent de préciser le sens du rejet de la faille
(V. ce mot) ; des tectoglyphes entrecroisés indiquent
que la faille a eu divers jeux de sens variés.
tectonique n. f. [du gr. tektonikos, relatif à la
charpente] -1. Ensemble des déformations ayant
affecté des terrains géologiques postérieurement à
leur formation (cassures, plis, schistosité, etc.). On
en exclut les déformations mineures des sédiments
qui se font pendant leur dépôt (déformations
synsédimentaires). V. aussi tectonosédimentaire.
-2. Mécanisme de l’acquisition de ces déformations.
Ex. la tectonique par gravité. -3. Leur étude : Ex. :
Traité de tectonique. v. tectoniser ; adj. tectonisé,
e ; tectonique ; n. f. tectonisation, tectonite.
-1. zone d’accrétion (ou d’expansion) océanique,
qui se situent au niveau des dorsales océaniques.
Elles sont marquées par une importante anomalie
thermique positive, corrélative d’une remontée de
l’asthénosphère à leur aplomb. On considère ces
zones comme des régions de production de croûte
océanique ce qui se manifeste au fond de l’océan,
dans le rift, par un volcanisme basaltique avec
épanchement de laves en coussins (pillow lavas) : ce
phénomène s’appelle l’accrétion océanique. Les
nouvelles laves s’écartent progressivement de part et
d’autre du milieu du rift, immédiatement remplacées
par d’autres laves plus jeunes, de telle sorte que le
fond océanique évoque un double tapis roulant à
mouvement centrifuge. Au moment de leur
refroidissement, les laves fossilisent le champ
magnétique par thermorémanence le fond sousmarin montrera ainsi des anomalies magnétiques
allongées parallèlement à chaque dorsale, et
correspondant aux différentes périodes où il s’est
créé. Cela permet de reconstituer la position des
plaques à l’époque (V. paléomagnétisme). Au cours
de l’écartement de la dorsale, la plaque océanique
nouvellement créée, se refroidit, s’épaissit, devient
plus dense, et par conséquent déprime l’asthénosphère : il se produit ainsi une subsidence du fond
océanique. D’autre part, elle se recouvre de
sédiments qui, bien entendu, ne peuvent être plus
anciens que la croûte océanique elle-même (son âge
étant défini par le moment où elle s’est formée au
niveau de la dorsale), ce qui est confirmé par les
sondages.
tectonique (analysa -) - V. analyse tectonique.
tectonique (axe -) - V. axe tectonique.
tectonique (étage -) - V. niveau structural.
tectonique (terrasse -) - V. terrasse.
tectonique cassante - Tectonique comportant
essentiellement des failles et des décrochements.
tectonique de couverture [E. Argand, 1924]
- Ensemble de déformations acquises par une
couverture sédimentaire qui s’est désolidarisée de
son substratum. Celui-ci est un socle au sens
tectonique qui peut comporter un socle (au sens
stratigraphique) surmonté ou non d’un tégument. Le
décollement de ces couches se fait généralement à la
faveur de niveaux plastiques (parfois nommés
couche-savon) : dans les Alpes, ce sont bien souvent
les couches gypsifères du Trias. Pour les ensembles
ressortissant à ce style tectonique, on parlera de
chaînes, nappes, plis ou plissements de couverture.
Ant. tectonique de fond, tectonique de revêtement.
tectonique de fond [E. Argand, 1924] - Tectonique
affectant des terrains anciens recouverts ou non
d’une couverture sédimentaire discordante, et se
traduisant surtout par des failles et des ondulations à
grand rayon de courbure. V. aussi fond (pli de -).
tectonique de plaques (ou tectonique globale) -
Hypothèse solidement étayée aujourd’hui, selon
laquelle la partie superficielle de la Terre
(lithosphère) est formée de plaques rigides d’une
centaine de kilomètres d’épaisseur, flottant sur
l’asthénosphère déformable. Ces plaques sont
constituées d’une partie du manteau supérieur
surmontée, suivant les cas, de croûte continentale ou
océanique (V. Terre). Dans ce dernier cas, elles
peuvent disparaître par plongement (subduction) au
niveau des fosses océaniques, et se renouveler
(accrétion) par apports volcaniques au droit des
dorsales océaniques. La différence essentielle entre
la dérive des continents de A. Wegener et la
tectonique de plaques est que, pour la première, les
continents sialiques étaient supposés se déplacer sur
leur substratum simique (comme des bateaux sur
l’eau), alors que dans la seconde, les continents se
déplacent de concert avec les fonds océaniques
(comme des morceaux de bois pris dans une
banquise) l’ensemble flottant sur l’asthénosphère.
On distingue trois sortes de limites entre les
plaques :
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