complètement aplanie, une structure plissée soit
rajeunie et reprise par l’érosion : on a alors un relief
appalachien. La terminologie précédente ne peut
guère s’y appliquer tant que la surface d’érosion
initiale reste encore bien visible on a simplement
une succession de creux et de collines allongées que
l’on nomme respectivement sillons et barres
appalachiens. V. aussi surface structurale, relief
volcanique, et faille.
relief subalpin - Relief structural de plissement où
les hauteurs correspondent à des synclinaux, et les
creux à des anticlinaux. V. relief structural.
relief tabulaire - Relief structural résultant de
l’érosion de couches horizontales. V. relief
structural.
relief volcanique - Type de relief structural lié à
l’activité des volcans. On peut y distinguer des
reliefs primitifs, résultant directement de cette
activité, et des reliefs dérivés, où l’érosion a eu un
rôle important.
-1. reliefs primitifs. Le plus typique est le volcan,
généralement en relief car constitué par l’accumulation de laves et de produits d’éjection divers, mais
parfois aussi en creux (V. caldeira). Dans les formes
de détail des coulées, on distingue souvent : le
pahoehoe à surface lisse, ou à peine ridée, montrant
souvent des allures cordées ; l’aa à surface rugueuse
et scoriacée semée de blocs, que l’on nomme cheire
(ou cheyre) en Auvergne. Les coulées, surtout
basaltiques, acquièrent parfois en se solidifiant un
débit en prismes verticaux que l’on appelle orgues
ou colonnades (V. fig. à prismation). Les formes
générales des coulées, et leurs extensions, dépendent
de la nature et de la quantité des laves mais aussi du
relief sur lequel elles s’épanchent ; très allongées et
filiformes lorsqu’elles empruntent des vallées, elles
peuvent recouvrir de grandes étendues sur un relief
plat (V. trapps).
-2. reliefs dérivés. Lorsque l’érosion s’attaque à un
cône volcanique, elle peut laisser en relief le contenu
de la cheminée qui forme une colline cylindrique ou
conique que l’on appelle pipe s’il s’agit d’un culot
de lave, ou neck s’il s’agit d’une formation
bréchique. Lorsque c’est le remplissage de lave
d’une fissure qui a été mis en relief, on parle de
dyke. Les régions recouvertes par des coulées
donnent souvent des reliefs d’inversion autour des
volcans, les coulées peu inclinées et disséquées par
les ravins (barranco) ou les vallées, donnent des
planèzes ; une coulée ayant recouvert une surface
plane peut, par reprise de l’érosion, se retrouver
perchée et constituer une mésa. On peut ainsi établir
une chronologie relative du creusement du relief et
de l’histoire du volcanisme ; p. ex. dans le Sud-Est
du Massif Central français, il existe des mésas
constituées par des basaltes des plateaux épanchés
avant le creusement des vallées qui sont souvent
jalonnées par des coulées de basaltes des vallées,
plus récentes.
Les lacs volcaniques sont fréquents et peuvent
s’expliquer soit par le remplissage par l’eau d’un
cratère ou d’une caldeira, soit par le barrage d’une
vallée par une coulée ou par un cône volcanique.
V. aussi volcan.
rémanence n. f. [du lat. remanere, rester] - Persistance d’un effet après que la cause ait cessé, Ex. la
rémanence magnétique persistance de l’aimantation
acquise dans un champ magnétique par un corps
ferromagnétique. V. paléomagnétisme.
remaniement n. m. - Fait pour des éléments d’une
roche d’en être extraits pour participer à la
constitution d’un sédiment (nécessairement plus
récent). Lorsque ce phénomène affecte des fossiles,
il peut provoquer des erreurs de datation
stratigraphique, l’âge attribué aux couches étant trop
ancien. Les remaniements sont parfois difficiles à
mettre en évidence, mais ils sont certains lorsqu’une
formation renferme des fossiles d’âges variés.
adj. remanié, e ; v. remanier (ex. un conglomérat
remaniant des granites).
rendzine n f. [mot russe] - Sol formé sur une roche
mère calcaire et comprenant un horizon A de
couleur sombre, caillouteux et grumeleux, avec
humus abondant (mull calcique), reposant sur la
roche en place plus ou moins altérée (horizon C).
renouvellement des fonds océaniques [en anglais
sea floor spreading] - Hypothèse due à H. Hess
(1960) selon laquelle le fond des océans se
renouvelle à partit des rifts médians des dorsales
océaniques, alors qu’une surface équivalente de ce
même fond disparaît par plongement au niveau des
fosses océaniques. Elle a, depuis, reçu de
nombreuses confirmations, notamment la présence
d’anomalies magnétiques linéaires à peu près
parallèles aux dorsales. V. paléomagnétisme, et
tectonique de plaques.
renversement n. m. - Fait, pour un ensemble de
terrains, d’être mis à l’envers par des causes
tectoniques, le haut de cet ensemble devenant le bas
et réciproquement ; p. ex. le renversement d’une
série stratigraphique (dont les couches les plus
anciennes deviennent alors les plus hautes) ; le
renversement du flanc d’un anticlinal (V. pli).
v. renverser ; adj. renversé, e.
reptation n. f. (des sols) (Syn. « creeping »,
anglicisme à éviter] - Glissement lent, vers le bas,
des sols ou des formations superficielles sur un
versant.
Reptiles n. m. [du lat. reptare, ramper] - Groupe de
Vertébrés, à sang froid, à peau sèche, et dont le
développement peut se faire hors de l’eau (à la
http://fribok.blogspot.com/
rajeunie et reprise par l’érosion : on a alors un relief
appalachien. La terminologie précédente ne peut
guère s’y appliquer tant que la surface d’érosion
initiale reste encore bien visible on a simplement
une succession de creux et de collines allongées que
l’on nomme respectivement sillons et barres
appalachiens. V. aussi surface structurale, relief
volcanique, et faille.
relief subalpin - Relief structural de plissement où
les hauteurs correspondent à des synclinaux, et les
creux à des anticlinaux. V. relief structural.
relief tabulaire - Relief structural résultant de
l’érosion de couches horizontales. V. relief
structural.
relief volcanique - Type de relief structural lié à
l’activité des volcans. On peut y distinguer des
reliefs primitifs, résultant directement de cette
activité, et des reliefs dérivés, où l’érosion a eu un
rôle important.
-1. reliefs primitifs. Le plus typique est le volcan,
généralement en relief car constitué par l’accumulation de laves et de produits d’éjection divers, mais
parfois aussi en creux (V. caldeira). Dans les formes
de détail des coulées, on distingue souvent : le
pahoehoe à surface lisse, ou à peine ridée, montrant
souvent des allures cordées ; l’aa à surface rugueuse
et scoriacée semée de blocs, que l’on nomme cheire
(ou cheyre) en Auvergne. Les coulées, surtout
basaltiques, acquièrent parfois en se solidifiant un
débit en prismes verticaux que l’on appelle orgues
ou colonnades (V. fig. à prismation). Les formes
générales des coulées, et leurs extensions, dépendent
de la nature et de la quantité des laves mais aussi du
relief sur lequel elles s’épanchent ; très allongées et
filiformes lorsqu’elles empruntent des vallées, elles
peuvent recouvrir de grandes étendues sur un relief
plat (V. trapps).
-2. reliefs dérivés. Lorsque l’érosion s’attaque à un
cône volcanique, elle peut laisser en relief le contenu
de la cheminée qui forme une colline cylindrique ou
conique que l’on appelle pipe s’il s’agit d’un culot
de lave, ou neck s’il s’agit d’une formation
bréchique. Lorsque c’est le remplissage de lave
d’une fissure qui a été mis en relief, on parle de
dyke. Les régions recouvertes par des coulées
donnent souvent des reliefs d’inversion autour des
volcans, les coulées peu inclinées et disséquées par
les ravins (barranco) ou les vallées, donnent des
planèzes ; une coulée ayant recouvert une surface
plane peut, par reprise de l’érosion, se retrouver
perchée et constituer une mésa. On peut ainsi établir
une chronologie relative du creusement du relief et
de l’histoire du volcanisme ; p. ex. dans le Sud-Est
du Massif Central français, il existe des mésas
constituées par des basaltes des plateaux épanchés
avant le creusement des vallées qui sont souvent
jalonnées par des coulées de basaltes des vallées,
plus récentes.
Les lacs volcaniques sont fréquents et peuvent
s’expliquer soit par le remplissage par l’eau d’un
cratère ou d’une caldeira, soit par le barrage d’une
vallée par une coulée ou par un cône volcanique.
V. aussi volcan.
rémanence n. f. [du lat. remanere, rester] - Persistance d’un effet après que la cause ait cessé, Ex. la
rémanence magnétique persistance de l’aimantation
acquise dans un champ magnétique par un corps
ferromagnétique. V. paléomagnétisme.
remaniement n. m. - Fait pour des éléments d’une
roche d’en être extraits pour participer à la
constitution d’un sédiment (nécessairement plus
récent). Lorsque ce phénomène affecte des fossiles,
il peut provoquer des erreurs de datation
stratigraphique, l’âge attribué aux couches étant trop
ancien. Les remaniements sont parfois difficiles à
mettre en évidence, mais ils sont certains lorsqu’une
formation renferme des fossiles d’âges variés.
adj. remanié, e ; v. remanier (ex. un conglomérat
remaniant des granites).
rendzine n f. [mot russe] - Sol formé sur une roche
mère calcaire et comprenant un horizon A de
couleur sombre, caillouteux et grumeleux, avec
humus abondant (mull calcique), reposant sur la
roche en place plus ou moins altérée (horizon C).
renouvellement des fonds océaniques [en anglais
sea floor spreading] - Hypothèse due à H. Hess
(1960) selon laquelle le fond des océans se
renouvelle à partit des rifts médians des dorsales
océaniques, alors qu’une surface équivalente de ce
même fond disparaît par plongement au niveau des
fosses océaniques. Elle a, depuis, reçu de
nombreuses confirmations, notamment la présence
d’anomalies magnétiques linéaires à peu près
parallèles aux dorsales. V. paléomagnétisme, et
tectonique de plaques.
renversement n. m. - Fait, pour un ensemble de
terrains, d’être mis à l’envers par des causes
tectoniques, le haut de cet ensemble devenant le bas
et réciproquement ; p. ex. le renversement d’une
série stratigraphique (dont les couches les plus
anciennes deviennent alors les plus hautes) ; le
renversement du flanc d’un anticlinal (V. pli).
v. renverser ; adj. renversé, e.
reptation n. f. (des sols) (Syn. « creeping »,
anglicisme à éviter] - Glissement lent, vers le bas,
des sols ou des formations superficielles sur un
versant.
Reptiles n. m. [du lat. reptare, ramper] - Groupe de
Vertébrés, à sang froid, à peau sèche, et dont le
développement peut se faire hors de l’eau (à la
http://fribok.blogspot.com/
