-1. le relief tabulaire (ou aclinal) édifié sur des
couches horizontales et montrant des plateaux étagés
limités par des escarpements. Ces derniers peuvent
former, à la tête des cours d’eau, des amphithéâtres
rocheux appelés reculées, ou bouts-du-monde ;
-2. le relief monoclinal, les couches y sont régulièrement inclinées avec des pendages modérés. Les
plus dures, en saillie, forment des cuestas (ou côtes)
dont le côté le plus raide, tourné en sens inverse du
pendage s’appelle le front, et le côté le moins raide,
le revers. Lorsqu’au sein de la couche dure
s’interstratife un horizon plus tendre, elle peut
donner une cuesta double (on dit alors qu’il y a
dédoublement de cette cuesta). L’érosion, en
s’attaquant aux couches dures, fait reculer les
cuestas dont l’extension passée est marquée par les
lambeaux isolés de leurs terrains, formant des
collines appelées buttes témoins. Ces dernières sont
constituées par un reste de la couche dure protégeant
généralement des formations tendres moins
attaquées par l’érosion qu’alentour. Si le reste de
couche dure est enlevé, il persiste généralement un
relief appelé avant-butte qui, à son tour, est la proie
de l’érosion. Dans ce type de relief, on a l’habitude
de caractériser les pentes topographiques par rapport
au pendage des couches. C’est ainsi qu’on parlera de
versant cataclinal (incliné dans le même sens que
les couches), de versant anaclinal (en sens
contraire) et de dépression orthoclinale (perpendiculaire au pendage). Ces termes sont également
utilisés pour caractériser les cours d’eau ayant des
pentes correspondantes ; à leur sujet, on emploie
aussi respectivement les adjectifs conséquent,
obséquent et subséquent mais leur sens génétique
les fait souvent éviter (V. cycle d’érosion). L’allure
d’une cuesta peut varier notablement en fonction de
l’épaisseur de la couche dure, du pendage des
couches, de la dureté relative des roches, du climat,
du degré dévolution du relief ;
-3. Le relief de plissement. Il s’observe dans les
régions affectées de plis réguliers à flancs peu
inclinés. Une érosion modérée donne un relief
conforme pour lequel, dans l’ensemble, les régions
en saillie correspondent aux anticlinaux, et les
dépressions aux synclinaux (on dit parfois relief
jurassien). Si le travail de l’érosion a été plus
important, on passe à un relief inverse où les
hauteurs sont des structures synclinales (que l’on
nomme synclinaux perchés), et inversement (on dit
parfois relief subalpin).
La terminologie relative à ces formes est très
abondante : un relief formé par le dos d’une couche
dure plissée anticlinalement est un mont. Il peut
avoir été creusé par l’érosion et montrer les couches
plus tendres de son coeur dans une dépression
appelée combe (ou combe anticlinale). Ce
creusement peut mettre à jour une couche dure plus
basse encore qui formera un mont dérivé au milieu
d’une combe double (ou combe annulaire). Le
rebord des couches dures forme des corniches
appelées crêts (et crêt périclinal s’il est en arc de
cercle). Une dépression qui correspond au fond d’un
synclinal est un val. L’entaille que fait une rivière
dans les couches d’un anticlinal est un ruz. Si cette
entaille s’allonge jusqu’à recouper les couches
dures, et notamment jusqu’à traverser un anticlinal,
ou un synclinal, perpendiculairement à leur axe, il
s’agit d’une cluse (ou clue). Il arriva qu’une fois
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couches horizontales et montrant des plateaux étagés
limités par des escarpements. Ces derniers peuvent
former, à la tête des cours d’eau, des amphithéâtres
rocheux appelés reculées, ou bouts-du-monde ;
-2. le relief monoclinal, les couches y sont régulièrement inclinées avec des pendages modérés. Les
plus dures, en saillie, forment des cuestas (ou côtes)
dont le côté le plus raide, tourné en sens inverse du
pendage s’appelle le front, et le côté le moins raide,
le revers. Lorsqu’au sein de la couche dure
s’interstratife un horizon plus tendre, elle peut
donner une cuesta double (on dit alors qu’il y a
dédoublement de cette cuesta). L’érosion, en
s’attaquant aux couches dures, fait reculer les
cuestas dont l’extension passée est marquée par les
lambeaux isolés de leurs terrains, formant des
collines appelées buttes témoins. Ces dernières sont
constituées par un reste de la couche dure protégeant
généralement des formations tendres moins
attaquées par l’érosion qu’alentour. Si le reste de
couche dure est enlevé, il persiste généralement un
relief appelé avant-butte qui, à son tour, est la proie
de l’érosion. Dans ce type de relief, on a l’habitude
de caractériser les pentes topographiques par rapport
au pendage des couches. C’est ainsi qu’on parlera de
versant cataclinal (incliné dans le même sens que
les couches), de versant anaclinal (en sens
contraire) et de dépression orthoclinale (perpendiculaire au pendage). Ces termes sont également
utilisés pour caractériser les cours d’eau ayant des
pentes correspondantes ; à leur sujet, on emploie
aussi respectivement les adjectifs conséquent,
obséquent et subséquent mais leur sens génétique
les fait souvent éviter (V. cycle d’érosion). L’allure
d’une cuesta peut varier notablement en fonction de
l’épaisseur de la couche dure, du pendage des
couches, de la dureté relative des roches, du climat,
du degré dévolution du relief ;
-3. Le relief de plissement. Il s’observe dans les
régions affectées de plis réguliers à flancs peu
inclinés. Une érosion modérée donne un relief
conforme pour lequel, dans l’ensemble, les régions
en saillie correspondent aux anticlinaux, et les
dépressions aux synclinaux (on dit parfois relief
jurassien). Si le travail de l’érosion a été plus
important, on passe à un relief inverse où les
hauteurs sont des structures synclinales (que l’on
nomme synclinaux perchés), et inversement (on dit
parfois relief subalpin).
La terminologie relative à ces formes est très
abondante : un relief formé par le dos d’une couche
dure plissée anticlinalement est un mont. Il peut
avoir été creusé par l’érosion et montrer les couches
plus tendres de son coeur dans une dépression
appelée combe (ou combe anticlinale). Ce
creusement peut mettre à jour une couche dure plus
basse encore qui formera un mont dérivé au milieu
d’une combe double (ou combe annulaire). Le
rebord des couches dures forme des corniches
appelées crêts (et crêt périclinal s’il est en arc de
cercle). Une dépression qui correspond au fond d’un
synclinal est un val. L’entaille que fait une rivière
dans les couches d’un anticlinal est un ruz. Si cette
entaille s’allonge jusqu’à recouper les couches
dures, et notamment jusqu’à traverser un anticlinal,
ou un synclinal, perpendiculairement à leur axe, il
s’agit d’une cluse (ou clue). Il arriva qu’une fois
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