constant. D’autre part, un rayon incident donne un
seul rayon réfracté, et on dit que ces milieux sont
monoréfringents.
Par contre, les cristaux des autres systèmes sont
anisotropes car l’indice varie selon la direction
envisagée, et biréfringents, car un rayon incident
donne deux rayons réfractés (phénomène de la
double réfraction) qui se propagent à des vitesses
différentes, et qui sont en outre polarisés dans des
plans de polarisation orthogonaux, l’un dans le plan
d’incidence (rayon extraordinaire), l’autre perpendiculairement (rayon ordinaire).
Pour un cristal donné, l’ensemble des valeurs des
indices définit un ellipsoïde des indices caractérisé
par trois axes orthogonaux correspondant à trois
indices principaux : indice maximum n g , minimum
n p , et moyen n m (qui n’est pas la moyenne
arithmétique des deux autres). À une section
quelconque d’un cristal (cas d’une section dans une
plaque mince observée au microscope) correspond
une section de l’ellipsoïde qui, dans le cas général,
est une ellipse définie par deux indices n’ g et n’ p ,
avec n m < n’ g < n g , et n p < n’ p < n m . La valeur n’ g -n’ p
définit la biréfringence de la section étudiée. Pour
certaines sections dites sections cycliques, on a
n’ g =n’ p la perpendiculaire à une telle section est un
axe optique, direction selon laquelle le cristal est
alors isotrope. Les positions de l’ellipsoïde dans les
cristaux sont liées à leurs éléments de symétrie. Si
l’ellipsoïde est de révolution, on dit que le cristal est
uniaxe (cas des systèmes quadratique, hexagonal, et
rhomboédrique) ; l’axe de révolution est l’axe
optique du cristal et correspond soit à n g (uniaxe
positif), soit à n p (uniaxe négatif). Lorsque
l’ellipsoïde n’est pas de révolution, le cristal est dit
biaxe (cas des systèmes orthorhombique, monoclinique, et triclinique) car il y a deux axes optiques
perpendiculaires aux deux sections cycliques ; La
bissectrice de ces deux axes est soit n g (biaxe positif)
soit n p (biaxe négatif). Ce sont les observations faites
au microscope polarisant sur les valeurs de ces
indices, sur la biréfringence des sections étudiées
compte tenu des teintes de polarisation, sur le
caractère uniaxe ou biaxe, qui permettent de
déterminer les cristaux en lame mince, en tenant
compte par ailleurs d’autres critères (formes,
couleurs, clivages macles, relief,...). v. réfracter ;
adj. réfracté, e.
réfraction de la schistosité - Changement brutal du
pendage des plans de schistosité au contact de deux
roches de propriétés mécaniques différentes.
réfringence n. f. - Propriété de réfracter un rayon
vibratoire. V. réfraction.
reg n. m. [mot arabe] - Sol des régions désertiques
où les éléments les plus fins d’un manteau de débris
hétérométrique (p. ex. régolite) ont été emportés par
le vent (phénomène de déflation). Ne pas confondre
avec erg.
regard n. m. -1. (d’une falaise, d’un escarpement)
sens vers lequel est tourné son abrupt. -2. (d’une
faille) sens vers lequel est tourné la lèvre du
compartiment soulevé. -3. (d’un pli déversé ou
couché, et en général d’un accident tectonique) sens
vers lequel il est déversé, couche ou chevauchant
(Syn. vergence). -4. (dans un pli couché) zone où
affleure son flanc inverse, complètement entouré en
plan, par les terrains du flanc normal (V. fenêtre,
boutonnière).
régolite n. m. [du gr. rêgos, couverture, et lithos,
pierre] - Formation superficielle résultant de la
fragmentation des roches sans que les fragments
aient été transportés (sinon, on a un éboulis). Le
régolite se distingue d’un sol par le fait que ses
éléments n’ont pas subi de transformation notable
par rapport à la roche mère. C’est une formation de
pays aride ou subaride.
régosol n. m. [du gr. rêgos, couverture, et de sol]
- Sol très peu évolué établi sur une roche mère
meuble.
régression n. f. [du lat. regressio, retour] - Retrait de
la mer en deçà de ses limites antérieures avec
émersion de zones plus ou moins vastes, dû soit à
une baisse du niveau de la mer (cf. eustatisme), soit
à un soulèvement général du continent (cf.
épirogenèse), soit à un apport important de
sédiments, ces trois phénomènes pouvant se
combiner. Dans les successions des couches
sédimentaires, une régression pourra être mise en
évidence, par exemple, par des dépôts continentaux
surmontant des couches marines, ou par l’existence
d’une surface d’érosion aérienne. D’autre part, on
admet souvent que le recul du rivage modifie le
profil d’équilibre des fleuves, d’où une reprise de
http://fribok.blogspot.com/
seul rayon réfracté, et on dit que ces milieux sont
monoréfringents.
Par contre, les cristaux des autres systèmes sont
anisotropes car l’indice varie selon la direction
envisagée, et biréfringents, car un rayon incident
donne deux rayons réfractés (phénomène de la
double réfraction) qui se propagent à des vitesses
différentes, et qui sont en outre polarisés dans des
plans de polarisation orthogonaux, l’un dans le plan
d’incidence (rayon extraordinaire), l’autre perpendiculairement (rayon ordinaire).
Pour un cristal donné, l’ensemble des valeurs des
indices définit un ellipsoïde des indices caractérisé
par trois axes orthogonaux correspondant à trois
indices principaux : indice maximum n g , minimum
n p , et moyen n m (qui n’est pas la moyenne
arithmétique des deux autres). À une section
quelconque d’un cristal (cas d’une section dans une
plaque mince observée au microscope) correspond
une section de l’ellipsoïde qui, dans le cas général,
est une ellipse définie par deux indices n’ g et n’ p ,
avec n m < n’ g < n g , et n p < n’ p < n m . La valeur n’ g -n’ p
définit la biréfringence de la section étudiée. Pour
certaines sections dites sections cycliques, on a
n’ g =n’ p la perpendiculaire à une telle section est un
axe optique, direction selon laquelle le cristal est
alors isotrope. Les positions de l’ellipsoïde dans les
cristaux sont liées à leurs éléments de symétrie. Si
l’ellipsoïde est de révolution, on dit que le cristal est
uniaxe (cas des systèmes quadratique, hexagonal, et
rhomboédrique) ; l’axe de révolution est l’axe
optique du cristal et correspond soit à n g (uniaxe
positif), soit à n p (uniaxe négatif). Lorsque
l’ellipsoïde n’est pas de révolution, le cristal est dit
biaxe (cas des systèmes orthorhombique, monoclinique, et triclinique) car il y a deux axes optiques
perpendiculaires aux deux sections cycliques ; La
bissectrice de ces deux axes est soit n g (biaxe positif)
soit n p (biaxe négatif). Ce sont les observations faites
au microscope polarisant sur les valeurs de ces
indices, sur la biréfringence des sections étudiées
compte tenu des teintes de polarisation, sur le
caractère uniaxe ou biaxe, qui permettent de
déterminer les cristaux en lame mince, en tenant
compte par ailleurs d’autres critères (formes,
couleurs, clivages macles, relief,...). v. réfracter ;
adj. réfracté, e.
réfraction de la schistosité - Changement brutal du
pendage des plans de schistosité au contact de deux
roches de propriétés mécaniques différentes.
réfringence n. f. - Propriété de réfracter un rayon
vibratoire. V. réfraction.
reg n. m. [mot arabe] - Sol des régions désertiques
où les éléments les plus fins d’un manteau de débris
hétérométrique (p. ex. régolite) ont été emportés par
le vent (phénomène de déflation). Ne pas confondre
avec erg.
regard n. m. -1. (d’une falaise, d’un escarpement)
sens vers lequel est tourné son abrupt. -2. (d’une
faille) sens vers lequel est tourné la lèvre du
compartiment soulevé. -3. (d’un pli déversé ou
couché, et en général d’un accident tectonique) sens
vers lequel il est déversé, couche ou chevauchant
(Syn. vergence). -4. (dans un pli couché) zone où
affleure son flanc inverse, complètement entouré en
plan, par les terrains du flanc normal (V. fenêtre,
boutonnière).
régolite n. m. [du gr. rêgos, couverture, et lithos,
pierre] - Formation superficielle résultant de la
fragmentation des roches sans que les fragments
aient été transportés (sinon, on a un éboulis). Le
régolite se distingue d’un sol par le fait que ses
éléments n’ont pas subi de transformation notable
par rapport à la roche mère. C’est une formation de
pays aride ou subaride.
régosol n. m. [du gr. rêgos, couverture, et de sol]
- Sol très peu évolué établi sur une roche mère
meuble.
régression n. f. [du lat. regressio, retour] - Retrait de
la mer en deçà de ses limites antérieures avec
émersion de zones plus ou moins vastes, dû soit à
une baisse du niveau de la mer (cf. eustatisme), soit
à un soulèvement général du continent (cf.
épirogenèse), soit à un apport important de
sédiments, ces trois phénomènes pouvant se
combiner. Dans les successions des couches
sédimentaires, une régression pourra être mise en
évidence, par exemple, par des dépôts continentaux
surmontant des couches marines, ou par l’existence
d’une surface d’érosion aérienne. D’autre part, on
admet souvent que le recul du rivage modifie le
profil d’équilibre des fleuves, d’où une reprise de
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