rebroussement n. m. - Torsion localisée des
couches, due aux frottements le long d’un contact
anormal et montrant le sens du mouvement. V. aussi
crochon.
réception (bassin de -, entonnoir de -) - V. torrent.
récif n. m. [de l’esp. arrecife, de l’arabe arrasif,
chaussée, digue] -1. Groupe de rochers à fleur d’eau.
-2. Masse construite par des coraux dans les eaux
chaudes et claires ; ce sont les récifs coralliens situés
soit en bord de côte (récif frangeant), soit plus au
large (récif barrière), et pouvant encercler une île
dont la lente submersion peut conduire à la
formation d’un atoll (anneau récifal entourant un
lagon). -3. Au sens large, dans les séries sédimentaires, toute masse de calcaires construits à algues,
polypiers, rudistes,... Ces masses récifales représentent des formations lenticulaires, qui passent latéralement à des séries pararécifales mieux litées,
(marnes, calcarénites, calcaires fins, ...). V. aussi
bioherme, biostrome. adj. récifal, e, aux.
recouvrement n. m. (tectonique) - Superposition
tectonique d’une unité sur une autre. V. chevauchement.
recreusement n. m. - V. rajeunissement du relief.
reculée n. f. (Syn. bout-du-monde) - Amphithéâtre
rocheux formant, vers l’amont, une vallée creusée
dans des couches tabulaires. V. relief structural.
récurrence n. f. (stratigraphique) [du lat. recurrere,
courir en arrière] - Dans une série stratigraphique,
couche rappelant épisodiquement un faciès bien
développé dans les formations sous-jacentes (qui
sont plus anciennes). Ex. une récurrence
continentale dans des séries marines transgressives.
redoublement n. m. - Répétition tectonique d’une
série de couches (par pli couché ou chevauchement).
V. aussi duplicature adj. redoublé, e.
refoulement n. m. [B. Gèze, 1962] - V. amortissement frontal.
réfractaire adj. [du lat. refringere, briser] - S’applique aux matériaux, utilisés dans l’industrie, qui ne
fondent qu’à HT ; p. ex. matériaux riches en silice,
ou en argiles silico-alumineuses avec Al 2 O 3 < 40%,
ou en mélanges à base de bauxite ou de magnésie.
réfraction n. f. [du lat. refringere, briser] - Changement de vitesse et généralement de direction d’un
rayon vibratoire. Ce phénomène peut se produire
brusquement au contact de deux corps différents, ou
progressivement lorsque les propriétés d’un corps
varient continûment dans l’espace. En ce qui
concerne les rayons lumineux, la réfraction est régie
par les lois de Descartes : entre le vide et un milieu
matériel on a : sin i = n sin r (i étant l’angle
d’incidence dans le vide et r l’angle de réfraction
dans le milieu) où n définit l’indice de réfraction du
milieu. On montre que n = c/v (c étant la vitesse de
la lumière dans le vide, et v dans le milieu). Entre
deux milieux d’indices différents n 1 et n 2 on a la
relation : n 1 sin i = n 2 sin r. Lorsque le rayon incident
est perpendiculaire au plan de séparation des deux
milieux on a : i = 0, ce qui entraîne r = 0 : le rayon
n’est pas dévié, mais sa vitesse est modifiée. Il est à
noter que lorsque n 1 > n 2 , il existe une limite pour i
puisque sin r < 1. Cette limite est donnée par
l’égalité sin i = n 2 /n 1 . À partir de cet angle
d’incidence (angle limite), tous les rayons incidents
sont réfléchis (réflexion totale).
Les gaz et les liquides homogènes, ainsi que les
cristaux du système cubique sont isotropes pour les
rayons lumineux : quelle que soit la direction de
propagation de ceux-ci, l’indice de réfraction est
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