est fait en pratique par la mesure de sa radioactivité
(soulignons la difficulté de cette mesure, la
proportion actuelle
14 C/
12 C étant inférieure à 10
-10 , le
nombre de désintégrations par minute et par gramme
de carbone total est d’environ 16). Cette méthode
permet des datations jusqu’à 50 000 ans au plus. Des
corrections doivent être faites parce que la teneur en
14 C de l’atmosphère varie un peu au cours du temps.
Si on ne connaît pas la composition isotopique de
l’élément au départ, ce qui est le cas habituel pour
des éléments autres que le carbone, on utilise alors la
relation dite équation de base de la radiochronologie,
déduite de la précédente :
F = P(e
λt - 1) + F 0 ;
où F : est la quantité d’élément radiogénique fils
dans l’échantillon étudié et F 0 la quantité de cet
élément présent à l’origine. Cette dernière est
inconnue, mais on tourne la difficulté en dosant un
autre isotope stable F 1 de F et en le prenant comme
référence. On peut en effet écrire :
F/ F 1 = P/ F 1 (e
λt - 1) + F 0 / F 1 .
Si l’on prend alors non pas un seul échantillon mais
plusieurs, extraits d’un même ensemble magmatique
ayant subi une homogénéisation chimique avant sa
consolidation (p. ex. un massif granitique), on peut
penser que le rapport F 0 /F 1 est le même pour tous les
échantillons, ces deux isotopes stables de même
comportement chimique ayant été inclus en
proportions identiques dans tous les minéraux,
quelle que soit leur abondance. Il en résulte que les
points correspondant aux mesures vont, dans un
diagramme P/F 1 , F/F 1 , s’aligner sur une droite de
pente (e
λt -1) et d’ordonnée à l’origine F 0 /F 1 . Cette
droite est appelée isochrone du système.
Ce raisonnement s’applique pour les couples K-Ar
(pour des âges allant de 1 à 100 millions d’années),
Rb-Sr, U-Pb, et Th-Pb (jusqu’à quelques milliards
d’années) avec, le cas échéant, des modalités parfois
complexes, notamment en ce qui concerne le couple
U-Pb. Ces méthodes ont permis de préciser
considérablement l’histoire de la Terre, en
particulier pour les périodes anciennes. Elles doivent
cependant être utilisées avec précaution car d’une
part de nombreuses erreurs peuvent fausser les
mesures, et d’autre part il est parfois difficile
d’interpréter les résultats obtenus, certaines roches
ayant une histoire très complexe.
Radiolaires n. m. [du lat. radius, rayon] - Protozoaires du groupe des Actinopodes possédant un
squelette siliceux réticulé souvent délicat, à symétrie
axiale (Nassellaires) ou sphérique (Spumellaires).
Marins et pélagiques, ils sont moins sensibles à la
dissolution dans l’eau de mer que les organismes
calcaires, et persistent là où ceux-ci ont disparu,
notamment dans les sédiments de grande
profondeur, Répart. stratigr. : Cambrien - Actuel.
radiolarite n. f. (Syn. jaspe à radiolaires) - Roche
sédimentaires siliceuse (V. jaspe) à radiolaires,
colorée en général en rouge ou rouge-violacé par des
oxydes de fer, se présentant en bancs réguliers de
5-15 cm, à interlits argileux rouges, l’ensemble
pouvant atteindre plusieurs dizaines ou centaines de
mètres d’épaisseur. Dans les chaînes alpines, ces
roches sont connues en particulier dans le Jurassique
sup., et elles constituent fréquemment la couverture
sédimentaire des ophiolites (une partie de la silice
peut ainsi être d’origine volcanique). Ce terme ne
s’applique pas aux roches dans lesquelles les
radiolaires ont été calcitisés.
radiole n. m. [du lat. radius, rayon] (Syn. piquant
d’oursin) - V. Échinides.
radiométrique (datation -, âge -) adj. [de radioactif, et du gr. metron, mesure] - V. âge radiométrique, radiochronologie.
radium n. m. [du lat. radius, rayon] - Symbole
chimique Ra. N et masse atomique 88 et 226,05 ;
ion 2
+ de rayon 1,43 Å. Métal très rare, radioactif et
se désintégrant avec une période de 1 620 ans ; il ne
se trouve donc que dans des roches où il a été formé
très récemment, en particulier dans certaines
pechblendes.
http://fribok.blogspot.com/
(soulignons la difficulté de cette mesure, la
proportion actuelle
14 C/
12 C étant inférieure à 10
-10 , le
nombre de désintégrations par minute et par gramme
de carbone total est d’environ 16). Cette méthode
permet des datations jusqu’à 50 000 ans au plus. Des
corrections doivent être faites parce que la teneur en
14 C de l’atmosphère varie un peu au cours du temps.
Si on ne connaît pas la composition isotopique de
l’élément au départ, ce qui est le cas habituel pour
des éléments autres que le carbone, on utilise alors la
relation dite équation de base de la radiochronologie,
déduite de la précédente :
F = P(e
λt - 1) + F 0 ;
où F : est la quantité d’élément radiogénique fils
dans l’échantillon étudié et F 0 la quantité de cet
élément présent à l’origine. Cette dernière est
inconnue, mais on tourne la difficulté en dosant un
autre isotope stable F 1 de F et en le prenant comme
référence. On peut en effet écrire :
F/ F 1 = P/ F 1 (e
λt - 1) + F 0 / F 1 .
Si l’on prend alors non pas un seul échantillon mais
plusieurs, extraits d’un même ensemble magmatique
ayant subi une homogénéisation chimique avant sa
consolidation (p. ex. un massif granitique), on peut
penser que le rapport F 0 /F 1 est le même pour tous les
échantillons, ces deux isotopes stables de même
comportement chimique ayant été inclus en
proportions identiques dans tous les minéraux,
quelle que soit leur abondance. Il en résulte que les
points correspondant aux mesures vont, dans un
diagramme P/F 1 , F/F 1 , s’aligner sur une droite de
pente (e
λt -1) et d’ordonnée à l’origine F 0 /F 1 . Cette
droite est appelée isochrone du système.
Ce raisonnement s’applique pour les couples K-Ar
(pour des âges allant de 1 à 100 millions d’années),
Rb-Sr, U-Pb, et Th-Pb (jusqu’à quelques milliards
d’années) avec, le cas échéant, des modalités parfois
complexes, notamment en ce qui concerne le couple
U-Pb. Ces méthodes ont permis de préciser
considérablement l’histoire de la Terre, en
particulier pour les périodes anciennes. Elles doivent
cependant être utilisées avec précaution car d’une
part de nombreuses erreurs peuvent fausser les
mesures, et d’autre part il est parfois difficile
d’interpréter les résultats obtenus, certaines roches
ayant une histoire très complexe.
Radiolaires n. m. [du lat. radius, rayon] - Protozoaires du groupe des Actinopodes possédant un
squelette siliceux réticulé souvent délicat, à symétrie
axiale (Nassellaires) ou sphérique (Spumellaires).
Marins et pélagiques, ils sont moins sensibles à la
dissolution dans l’eau de mer que les organismes
calcaires, et persistent là où ceux-ci ont disparu,
notamment dans les sédiments de grande
profondeur, Répart. stratigr. : Cambrien - Actuel.
radiolarite n. f. (Syn. jaspe à radiolaires) - Roche
sédimentaires siliceuse (V. jaspe) à radiolaires,
colorée en général en rouge ou rouge-violacé par des
oxydes de fer, se présentant en bancs réguliers de
5-15 cm, à interlits argileux rouges, l’ensemble
pouvant atteindre plusieurs dizaines ou centaines de
mètres d’épaisseur. Dans les chaînes alpines, ces
roches sont connues en particulier dans le Jurassique
sup., et elles constituent fréquemment la couverture
sédimentaire des ophiolites (une partie de la silice
peut ainsi être d’origine volcanique). Ce terme ne
s’applique pas aux roches dans lesquelles les
radiolaires ont été calcitisés.
radiole n. m. [du lat. radius, rayon] (Syn. piquant
d’oursin) - V. Échinides.
radiométrique (datation -, âge -) adj. [de radioactif, et du gr. metron, mesure] - V. âge radiométrique, radiochronologie.
radium n. m. [du lat. radius, rayon] - Symbole
chimique Ra. N et masse atomique 88 et 226,05 ;
ion 2
+ de rayon 1,43 Å. Métal très rare, radioactif et
se désintégrant avec une période de 1 620 ans ; il ne
se trouve donc que dans des roches où il a été formé
très récemment, en particulier dans certaines
pechblendes.
http://fribok.blogspot.com/
