qu’un représentant actuel le Cœlacanthidé Latimeria
chalumnae ;
-4.3. les Dipneustes (Dévonien - Actuel) qui
possèdent à la fois des branchies et des poumons, et
qui sont lacustres mais peuvent vivre hors de l’eau.
« polar wandering » - Expression anglaise
signifiant « divagation (ou migration) des pôles par
rapport aux continents ». V. paléomagnétisme.
polarisation n. f. [de pôle] - Pour une onde
électromagnétique et particulièrement pour la
lumière (son vecteur champ électrique étant pris
ordinairement comme référence) fait de vibrer soit
dans une seule direction dans un plan
perpendiculaire au déplacement de cette onde
(polarisation rectiligne), soit dans ce plan selon
deux composantes perpendiculaires ayant une
différence de phase constante (polarisation
elliptique, car l’extrémité du vecteur champ
électrique décrit alors en un point donné une ellipse).
Les sources lumineuses fournissent habituellement
des rayons non polarisés. Leur polarisation peut être
obtenue principalement soit par réflexion sur une
surface limitant deux milieux transparents (lame de
verre p. ex.), soit par réfraction dans un cristal
optiquement anisotrope (V. nicol) qui donne, à partir
d’un rayon non polarisé, un rayon polarisé
elliptiquement. Certains cristaux, comme la
tourmaline, ont la propriété d’absorber plus
fortement une des deux composantes de ce dernier.
Des suspensions de microcristaux de ce type,
orientés parallèlement les uns aux autres dans une
substance transparente permettent d’obtenir des
filtres, polarisant rectilignement la lumière
(polaroïds), qui sont utilisés couramment
aujourd’hui dans les microscopes polarisants.
Une lumière polarisée rectilignement selon une
certaine direction par un premier polariseur est
arrêtée par un second dont le plan de polarisation est
perpendiculaire. Si, entre ces deux polariseurs, on
introduit une lame mince taillée dans un cristal, la
lumière est en général rétablie et montre une certaine
teinte dite de polarisation. En effet, les deux
composantes de la lumière polarisée elliptiquement à
la traversée du cristal se déplacent avec des vitesses
différentes, inversement proportionnelles aux indices
de réfraction relatifs à chacune d’elles. Il en résulte
qu’à la sortie du cristal, l’une est en retard par
rapport à l’autre, ce qui introduit entre elles un
déphasage mis en évidence par le second polariseur
(appelé aussi analyseur). Dans son plan de
polarisation, il se produit en effet des interférences,
entre les ondes déphasées, qui annulent certaines
longueurs d’onde ce qui, par soustraction à partir de
la lumière blanche originelle, donne une lumière
colorée (V. aussi microscope polarisant).
La polarisation rotatoire, est un phénomène par
lequel le plan de polarisation d’un rayon lumineux
subit une rotation à la traversée de certains milieux
transparents. Elle peut s’effectuer soit dans le sens
des aiguilles d’une montre (substances dextrogyres),
soit en sens inverse (substances lévogyres) ; sa
valeur angulaire dépend de la substance et est
proportionnelle à la longueur du trajet. Dans les
préparations microscopiques, qui sont très minces,
ce phénomène est négligeable. v. polariser ; adj.
polarisé, e.
polariseur n. m. - Dispositif polarisant la lumière
qui le traverse. V. microscope.
polarité n. f. (stratigraphique) [de pôle] - Orientation originelle d’une couche géologique par rapport
à la gravité. Elle peut être reconnue par différents
caractères de ces couches que l’on groupe sous le
nom de critères de polarité (ou figures géotropes),
avec principalement :
-1. Datation des couches d’une même série stratigraphique. C’est le moyen classique d’orientation de
ces séries, les fossiles les plus anciens indiquant le
bas et inversement. Il faut cependant veiller à ce que
l’ordre des couches ne soit pas modifié par des
accidents tectoniques (failles, plis, …), et qu’il n’y
ait pas de remaniement de fossiles ;
-2. Organismes fixés restés en position de vie (comme les polypiers, les rudistes, les végétaux,...) ;
-3. Traces d’organismes (ichnofossiles) ; empreintes
de pas ou de reptation, le plus souvent conservées
sous forme de moulages en relief à la base des
bancs ;
-4. Figures sédimentaires, très nombreuses :
-4.1. au sommet des bancs, on peut observer des
figures de dessication (« mud cracks »), ou des rides
construites par les mouvements de l’eau (« ripple
marks ») ;
-4.2. à la base des bancs, on observe souvent dans
les formations détritiques, surtout les turbidites, des
marques en relief (hyporeliefs) qui sont soit les
moulages de creux du fond sous-marin, produits par
des courants ou par des objets traînés sur le fond
(figures de courant), soit des protubérances dues à
l’enfoncement du sédiment dans le fond sous-marin
encore meuble (figures de charge) ;
-4.3. à l’intérieur des bancs, on observe parfois des
structures orientées par rapport à la gravité
(granoclassement, stratifications obliques, convolutions V. ces mots).
polarité orogénique - Migration des phénomènes
tectoniques majeurs (charriage, métamorphisme) des
zones internes vers les zones externes d’un orogène.
Ainsi des formations postorogéniques (molasses)
pourront se déposer en discordance sur les zones
internes tectonisées, métamorphisées, et érodées,
alors qu’au même moment les charriages majeurs
affecteront les zones externes. V. aussi géosynclinal,
prisme d’accrétion.
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