-1. nappe de couverture : nappe affectant une
couverture décollée de son socle (V. tectonique de
couverture).
-2. nappe de socle : nappe de charriage dans
laquelle est impliqué le socle ancien déjà déformé au
cours d’une phase tectonique antérieure, accompagné ou non de sa couverture.
-3. nappe pennique (du nom des Alpes pennines) :
nappe formée de grands plis couchés dans lesquels
le socle et sa couverture ont le même comportement
(ils sont en général affectés par un métamorphisme
synschisteux de même degré). La présence de ces
nappes définit le style pennique.
-4. nappe du premier genre [P. Termier, 1906] :
nappe de charriage ayant la structure d’un pli couché
et en dérivant, c’est-à-dire possédant un flanc
inverse et un flanc normal, ou au moins des portions
de ceux-ci (terme peu usité).
-5. nappe du second genre [P. Termier, 1906] :
nappe de charriage ne possédant pas de flanc inverse
(terme peu usité).
Si la géométrie de nombreuses nappes de charriage
est maintenant bien connue, il n’en va pas de même
des causes et des mécanismes expliquant leur mise
en place. Actuellement, on considère que les
orogènes, où se trouvent les nappes les mieux
caractérisées, résultent de la collision de plaques
lithosphériques portant des masses de croûte
continentales (collision de deux continents, ou d’un
continent et d’un arc insulaire). Leur marges sont
écrasées et se débitent en nappes se superposant
progressivement. Les ophiolites, constituant tout ou
partie de certaines nappes, correspondraient à des
portions de croûte océanique prises dans la collision
(obduction). Ces phénomènes se produisant à des
températures et pressions plus ou moins hautes, en
particulier du fait de la subduction, s’accompagnent
d’un métamorphisme plus ou moins intense, et qui
va en s’atténuant vers les zones externes. Les
déplacements mêmes des nappes s’effectuent selon
des modalités variées et souvent mal connues :
cisaillements, plis couchés rompus, décollements à
la faveur de certains niveaux, glissements
superficiels gravitaires avec parfois, à leur front,
formation d’olistostrome. V. aussi polarité
orogénique, sous-charriage, et tectonique de plaques.
nappe (d’eau souterraine) - Eaux souterraines
remplissant entièrement les interstices d’un terrain
poreux et perméable (l’aquifère) de telle sorte qu’il y
ait toujours liaison par l’eau entre les pores. Une
nappe se forme par accumulation des eaux
d’infiltration au-dessus d’un terrain imperméable qui
interdit leur progression vers le bas. L’eau remplit
par gravité toutes les cavités accessibles du terrain
jusqu’à un niveau dit surface libre, qui est la
surface à laquelle l’eau se stabilise dans les puits
atteignant cette nappe. Par un phénomène de
capillarité, l’eau remplit encore un peu plus haut, les
pores des roches jusqu’à un niveau appelé surface
de la nappe. Cette tranche de terrain où toutes les
cavités accessibles sont remplies d’eau est appelée
http://fribok.blogspot.com/
couverture décollée de son socle (V. tectonique de
couverture).
-2. nappe de socle : nappe de charriage dans
laquelle est impliqué le socle ancien déjà déformé au
cours d’une phase tectonique antérieure, accompagné ou non de sa couverture.
-3. nappe pennique (du nom des Alpes pennines) :
nappe formée de grands plis couchés dans lesquels
le socle et sa couverture ont le même comportement
(ils sont en général affectés par un métamorphisme
synschisteux de même degré). La présence de ces
nappes définit le style pennique.
-4. nappe du premier genre [P. Termier, 1906] :
nappe de charriage ayant la structure d’un pli couché
et en dérivant, c’est-à-dire possédant un flanc
inverse et un flanc normal, ou au moins des portions
de ceux-ci (terme peu usité).
-5. nappe du second genre [P. Termier, 1906] :
nappe de charriage ne possédant pas de flanc inverse
(terme peu usité).
Si la géométrie de nombreuses nappes de charriage
est maintenant bien connue, il n’en va pas de même
des causes et des mécanismes expliquant leur mise
en place. Actuellement, on considère que les
orogènes, où se trouvent les nappes les mieux
caractérisées, résultent de la collision de plaques
lithosphériques portant des masses de croûte
continentales (collision de deux continents, ou d’un
continent et d’un arc insulaire). Leur marges sont
écrasées et se débitent en nappes se superposant
progressivement. Les ophiolites, constituant tout ou
partie de certaines nappes, correspondraient à des
portions de croûte océanique prises dans la collision
(obduction). Ces phénomènes se produisant à des
températures et pressions plus ou moins hautes, en
particulier du fait de la subduction, s’accompagnent
d’un métamorphisme plus ou moins intense, et qui
va en s’atténuant vers les zones externes. Les
déplacements mêmes des nappes s’effectuent selon
des modalités variées et souvent mal connues :
cisaillements, plis couchés rompus, décollements à
la faveur de certains niveaux, glissements
superficiels gravitaires avec parfois, à leur front,
formation d’olistostrome. V. aussi polarité
orogénique, sous-charriage, et tectonique de plaques.
nappe (d’eau souterraine) - Eaux souterraines
remplissant entièrement les interstices d’un terrain
poreux et perméable (l’aquifère) de telle sorte qu’il y
ait toujours liaison par l’eau entre les pores. Une
nappe se forme par accumulation des eaux
d’infiltration au-dessus d’un terrain imperméable qui
interdit leur progression vers le bas. L’eau remplit
par gravité toutes les cavités accessibles du terrain
jusqu’à un niveau dit surface libre, qui est la
surface à laquelle l’eau se stabilise dans les puits
atteignant cette nappe. Par un phénomène de
capillarité, l’eau remplit encore un peu plus haut, les
pores des roches jusqu’à un niveau appelé surface
de la nappe. Cette tranche de terrain où toutes les
cavités accessibles sont remplies d’eau est appelée
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