meulière n. f. [de meule, d’abord adj. : pierre
meulière] - Accidents siliceux dans des calcaires ou
des marnes lacustres, en masses irrégulières,
arrondies ou anguleuses, massives et homogènes
(meulière compacte) ou d’aspect bréchique, parfois
alvéolaire (meulière caverneuse). La roche est grise
à gris jaune, rouille par altération, avec calcédoine et
quartz, un peu d’opale ; elle englobe des témoins du
calcaire d’origine (calcaire fin ou coquillier, ou à
characées, parfois à diatomées) ; ces témoins sont en
petites zones uniformément dispersées, ou en masses
anguleuses prises dans la trame calcédonieuse :
l’aspect est alors bréchique et c’est par dissolution
du calcaire que se forment les meulières
caverneuses. Ces roches sont abondantes dans le
Bassin parisien (formations oligocènes de Beauce et
de Brie) ; la silice proviendrait, en grande partie, de
l’altération pédologique des niveaux argileux lors
des périodes d’assèchement (silicification climatique). Actuellement matériaux de construction, on les
utilisait autrefois pour faire des meules à grain, d’où
leur nom. adj. meuliérisé, e (transformé en
meulière).
Mg - Symbole chimique du magnésium.
miarole n. f. - V. miarolitique.
miarolitique adj. [de miarolo, nom local d’un
granite, près de Baveno, Italie] - Se dit d’une roche
magmatique plutonique, granitique en général,
montrant de petites cavités, nommées les miaroles,
remplies de minéraux pneumatolytiques : cf.
variolitique.
mica n. m. [du latin mica, parcelle, miette] - Phyllosilicate composé de feuillets élémentaires, épais de
10 Å, comportant deux couches de tétraèdres
[SiO4]
4- , avec substitution partielle de Si par Al,
encadrant une couche d’octaèdres ; les feuillets sont
unis entre eux par des cations K, Na, Fe, Mg,… ; les
micas sont du système monoclinique pseudohexagonal. Ils forment une famille de minéraux en prismes
aplatis, à clivage (001) parfait, à débit en minces
lamelles flexibles et élastiques.
-1. Micas noirs ferromagnésiens : ils forment une
série allant d’un pôle magnésien (phlogopite) à un
pôle ferreux (annite), avec essentiellement la biotite
K(Mg, Fe) 3 [Si 3 AlO 10 (OH, F) 2 ], le lépidomélane
étant intermédiaire entre biotite et annite. La biotite
en lamelles d’un noir brillant, parfois à reflets
verdâtres, est très commune dans les roches
magmatiques et métamorphiques ; elle s’altère
facilement en chlorite. Au microscope, on peut
distinguer la biotite verte (sans Ti dans le réseau,
formée à BT, en particulier dans des roches
métamorphiques) et la biotite s.str. brun rouge
(formée à température plus haute, et contenant du Ti
dans son réseau). La phlogopite, plus claire, jaunâtre
à brun doré, se trouve surtout dans des calcaires
métamorphiques, ou dans certaines laves (ex.
trachyte).
-2. Micas blancs alumineux, d’un blanc nacré, avec
la muscovite KAl 2 [Si 3 AlO 10 (OH, F) 2 ], la
paragonite (K remplacé par Na) et la phengite
K 2 (Fe, Mg) Al 3 [Si 7 Al O 20 (OH, F) 4 ]. Les muscovites
contiennent en général une faible proportion de
paragonite et de phengite et sont difficilement
altérables ; elles n’existent pas dans les laves, mais
sont fréquentes dans les roches plutoniques acides
(granites, pegmatites avec parfois lamelles de
plusieurs cm). Elles sont communes dans les roches
métamorphiques, en fines aiguilles flexueuses
(séricite) dans les schistes, en paillettes dans les
micaschistes et dans les gneiss à métamorphisme
modéré. La phengite est surtout présente dans des
schistes et des quartzites métamorphisés à HP-BT.
La paragonite, blanc jaunâtre à éclat soyeux, est un
minéral plus rare de certains schistes.
-3. Micas lithinifères, blanc jaunâtre, rosés ou
violacés, avec la lépidolite (Li, Al) 3 K [Si 3 Al O 10 F 2 ],
et la zinnwaldite K Li Fe Al [Si 3 Al O 10 (OH, F) 2 ],
minéraux rares sauf dans certaines pegmatites et
filons hydrothermaux.
-4. Micas durs, calciques en lamelles cassantes
blanc grisâtre, avec la margarite CaAl 2 [Si 2 Al 2 O 10
(OH 2 )], la clintonite et la xanthophyllite (Al
remplacé en partie par Mg), qui sont des minéraux
rares de certaines roches métamorphiques.
Familles minéralogiques voisines : talc, chlorites,
hydromicas (illite ; les micas font également partie
du groupe des minéraux argileux. V. argiles) ;
chloritoïde, parfois classé dans les micas durs.
micacé, e adj. - Qui contient des micas, détritiques
(ex. grès micacè), ou non (ex. schiste micacé).
micaschiste n. m. [de mica, et schiste] - Roche
métamorphique commune, épi- à mésozonale, à
grain généralement moyen, à schistosité et foliation
marquées, riche en lamelles de mica visibles à l’oeil
nu, d’où une structure lépidoblastique et un débit
facile en plaquettes (quelques mm ou cm) à surface
brillante, claire ou sombre selon la couleur du mica.
Les minéraux constitutifs sont les micas, très
abondants (biotite et/ou muscovite), le quartz, en
cristaux visibles à l’oeil, dispersés ou groupés, en
minces lits discontinus, les feldspaths peu nombreux
(< 20 %) et microscopiques (différence d’avec les
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meulière] - Accidents siliceux dans des calcaires ou
des marnes lacustres, en masses irrégulières,
arrondies ou anguleuses, massives et homogènes
(meulière compacte) ou d’aspect bréchique, parfois
alvéolaire (meulière caverneuse). La roche est grise
à gris jaune, rouille par altération, avec calcédoine et
quartz, un peu d’opale ; elle englobe des témoins du
calcaire d’origine (calcaire fin ou coquillier, ou à
characées, parfois à diatomées) ; ces témoins sont en
petites zones uniformément dispersées, ou en masses
anguleuses prises dans la trame calcédonieuse :
l’aspect est alors bréchique et c’est par dissolution
du calcaire que se forment les meulières
caverneuses. Ces roches sont abondantes dans le
Bassin parisien (formations oligocènes de Beauce et
de Brie) ; la silice proviendrait, en grande partie, de
l’altération pédologique des niveaux argileux lors
des périodes d’assèchement (silicification climatique). Actuellement matériaux de construction, on les
utilisait autrefois pour faire des meules à grain, d’où
leur nom. adj. meuliérisé, e (transformé en
meulière).
Mg - Symbole chimique du magnésium.
miarole n. f. - V. miarolitique.
miarolitique adj. [de miarolo, nom local d’un
granite, près de Baveno, Italie] - Se dit d’une roche
magmatique plutonique, granitique en général,
montrant de petites cavités, nommées les miaroles,
remplies de minéraux pneumatolytiques : cf.
variolitique.
mica n. m. [du latin mica, parcelle, miette] - Phyllosilicate composé de feuillets élémentaires, épais de
10 Å, comportant deux couches de tétraèdres
[SiO4]
4- , avec substitution partielle de Si par Al,
encadrant une couche d’octaèdres ; les feuillets sont
unis entre eux par des cations K, Na, Fe, Mg,… ; les
micas sont du système monoclinique pseudohexagonal. Ils forment une famille de minéraux en prismes
aplatis, à clivage (001) parfait, à débit en minces
lamelles flexibles et élastiques.
-1. Micas noirs ferromagnésiens : ils forment une
série allant d’un pôle magnésien (phlogopite) à un
pôle ferreux (annite), avec essentiellement la biotite
K(Mg, Fe) 3 [Si 3 AlO 10 (OH, F) 2 ], le lépidomélane
étant intermédiaire entre biotite et annite. La biotite
en lamelles d’un noir brillant, parfois à reflets
verdâtres, est très commune dans les roches
magmatiques et métamorphiques ; elle s’altère
facilement en chlorite. Au microscope, on peut
distinguer la biotite verte (sans Ti dans le réseau,
formée à BT, en particulier dans des roches
métamorphiques) et la biotite s.str. brun rouge
(formée à température plus haute, et contenant du Ti
dans son réseau). La phlogopite, plus claire, jaunâtre
à brun doré, se trouve surtout dans des calcaires
métamorphiques, ou dans certaines laves (ex.
trachyte).
-2. Micas blancs alumineux, d’un blanc nacré, avec
la muscovite KAl 2 [Si 3 AlO 10 (OH, F) 2 ], la
paragonite (K remplacé par Na) et la phengite
K 2 (Fe, Mg) Al 3 [Si 7 Al O 20 (OH, F) 4 ]. Les muscovites
contiennent en général une faible proportion de
paragonite et de phengite et sont difficilement
altérables ; elles n’existent pas dans les laves, mais
sont fréquentes dans les roches plutoniques acides
(granites, pegmatites avec parfois lamelles de
plusieurs cm). Elles sont communes dans les roches
métamorphiques, en fines aiguilles flexueuses
(séricite) dans les schistes, en paillettes dans les
micaschistes et dans les gneiss à métamorphisme
modéré. La phengite est surtout présente dans des
schistes et des quartzites métamorphisés à HP-BT.
La paragonite, blanc jaunâtre à éclat soyeux, est un
minéral plus rare de certains schistes.
-3. Micas lithinifères, blanc jaunâtre, rosés ou
violacés, avec la lépidolite (Li, Al) 3 K [Si 3 Al O 10 F 2 ],
et la zinnwaldite K Li Fe Al [Si 3 Al O 10 (OH, F) 2 ],
minéraux rares sauf dans certaines pegmatites et
filons hydrothermaux.
-4. Micas durs, calciques en lamelles cassantes
blanc grisâtre, avec la margarite CaAl 2 [Si 2 Al 2 O 10
(OH 2 )], la clintonite et la xanthophyllite (Al
remplacé en partie par Mg), qui sont des minéraux
rares de certaines roches métamorphiques.
Familles minéralogiques voisines : talc, chlorites,
hydromicas (illite ; les micas font également partie
du groupe des minéraux argileux. V. argiles) ;
chloritoïde, parfois classé dans les micas durs.
micacé, e adj. - Qui contient des micas, détritiques
(ex. grès micacè), ou non (ex. schiste micacé).
micaschiste n. m. [de mica, et schiste] - Roche
métamorphique commune, épi- à mésozonale, à
grain généralement moyen, à schistosité et foliation
marquées, riche en lamelles de mica visibles à l’oeil
nu, d’où une structure lépidoblastique et un débit
facile en plaquettes (quelques mm ou cm) à surface
brillante, claire ou sombre selon la couleur du mica.
Les minéraux constitutifs sont les micas, très
abondants (biotite et/ou muscovite), le quartz, en
cristaux visibles à l’oeil, dispersés ou groupés, en
minces lits discontinus, les feldspaths peu nombreux
(< 20 %) et microscopiques (différence d’avec les
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