Magdalénien n. m. [de la grotte de La Madeleine,
Dordogne, Fr.] (V. tabl. préhistoire) - Ensemble
Culturel préhistorique du Paléolithique supérieur
comportant des silex taillés (surtouts burins, pointes,
et microlites), mais aussi une proportion considérable d’outillage osseux (pointes, têtes de harpons
barbelées,...). On lui rapporte de nombreux témoignages artistiques (sculptures, notamment animales,
sur os ou en bas-relief, gravures, et peintures
rupestres). De 15 000 à 9000 env. av. J.C. adj.
magdalénien, nne.
magma n. m. [du gr. magma, résidu pâteux]
- Liquide à haute température (au moins 600 C) qui
donne des roches par solidification, soit à une
certaine profondeur au cours d’un refroidissement
lent (roches plutoniques), soit en surface par
refroidissement rapide de laves (roches volcaniques). Un magma peut tirer son origine de niveaux
plus ou moins profonds du manteau (magma
primaire) ou de la fusion de roches préexistantes
(magma d’anatexie ; V. aussi granite), ou encore
parfois d’une combinaison de ces deux phénomènes.
On peut distinguer, selon leur chimisme, deux types
fondamentaux :
Leur mode de mise en place conditionne en grande
partie leur structure. Si le refroidissement est rapide,
les cristaux n’ont pas le temps de se former, et la
roche est surtout vitreuse (roche hyaline) ; au
contraire, si le refroidissement est suffisamment lent,
la roche sera formée en totalité de cristaux (roche
holocristalline). On distingue ainsi :
-1. Magma granitique, acide ou saturé car riche en
SiO 2 , de composition chimique voisine de celle de la
moyenne des granites, formé vers 20 à 30 km de
profondeur sous les continents, de forte viscosité, et
donnant surtout des massifs plutoniques de granitoïdes à quartz et feldspath abondants, à minéraux
ferromagnésiens secondaires ;
-2. Magma basaltique, basique et sous-saturé car
pauvre en SiO 2 , de composition chimique voisine de
celle de la moyenne des basaltes, formé vers 40 km
de profondeur ou plus sous les continents, mais vers
10 km sous les océans, de faible viscosité, et
donnant surtout des roches effusives, à quartz rare
ou absent, à feldspath et souvent à feldspathoïde, à
minéraux ferromagnésiens abondants.
Une certaine masse de magma définit une chambre
magmatique, siège de phénomènes complexes :
déplacement de fluides, réactions chimiques avec les
roches encaissantes (assimilation ou contamination),
solidification qui peut se faire progressivement par
cristallisation fractionnée, entraînant la formation de
certains minéraux qui se trouvent ainsi pris au sein
d’un magma résiduel dont la composition chimique
diffère alors de celle du magma originel (appauvrissement en Fe, Mg, Ca, et enrichissement en Si, Al,
K, Na). Diverses fractions des magmas, résiduels ou
non, peuvent migrer vers la surface, en subissant
éventuellement des contaminations, et donner des
roches magmatiques variées définissant, dans le
secteur considéré, une série magmatique. n. m.
magmatisme ; adj. magmatique.
magmatiques (roches -) (Syn. roches ignées, roches
éruptives, ce dernier à éviter car ces roches ne sont
pas toujours liées à des éruptions) - Roche résultant
de la cristallisation d’un magma. Formant l’essentiel
des croûtes continentales et océaniques, les roches
magmatiques sont endogènes et sont représentées
fondamentalement par les granites d’une part, les
basaltes de l’autre, auxquels s’ajoutent des roches
très variées mais moins fréquentes. Les classifications s’appuient sur divers critères : mode de mise
en place, cristaux représentés ou non, composition
minéralogique et/ou chimique.
-1. les roches magmatiques extrusives ou effusives,
ou encore roches volcaniques, mises en place à
l’état liquide ou pâteux (laves) en surface, à l’air
libre ou sous l’eau, à refroidissement rapide, surtout
riches en petits cristaux (microlites) pris dans un
verre plus ou moins abondant ;
-2. les roches magmatiques en situation intermédiaire et nommées selon le contexte roches de semiprofondeur, périplutoniques, hypovolcaniques, à
structure microgrenue, et constituant fréquemment
des filons (leur vitesse de refroidissement dépend de
la différence de température entre les roches
encaissantes et le magma) ;
-3. les roches magmatiques de profondeur ou roches
plutoniques, à structure grenue du fait d’un
refroidissement lent.
http://fribok.blogspot.com/
Dordogne, Fr.] (V. tabl. préhistoire) - Ensemble
Culturel préhistorique du Paléolithique supérieur
comportant des silex taillés (surtouts burins, pointes,
et microlites), mais aussi une proportion considérable d’outillage osseux (pointes, têtes de harpons
barbelées,...). On lui rapporte de nombreux témoignages artistiques (sculptures, notamment animales,
sur os ou en bas-relief, gravures, et peintures
rupestres). De 15 000 à 9000 env. av. J.C. adj.
magdalénien, nne.
magma n. m. [du gr. magma, résidu pâteux]
- Liquide à haute température (au moins 600 C) qui
donne des roches par solidification, soit à une
certaine profondeur au cours d’un refroidissement
lent (roches plutoniques), soit en surface par
refroidissement rapide de laves (roches volcaniques). Un magma peut tirer son origine de niveaux
plus ou moins profonds du manteau (magma
primaire) ou de la fusion de roches préexistantes
(magma d’anatexie ; V. aussi granite), ou encore
parfois d’une combinaison de ces deux phénomènes.
On peut distinguer, selon leur chimisme, deux types
fondamentaux :
Leur mode de mise en place conditionne en grande
partie leur structure. Si le refroidissement est rapide,
les cristaux n’ont pas le temps de se former, et la
roche est surtout vitreuse (roche hyaline) ; au
contraire, si le refroidissement est suffisamment lent,
la roche sera formée en totalité de cristaux (roche
holocristalline). On distingue ainsi :
-1. Magma granitique, acide ou saturé car riche en
SiO 2 , de composition chimique voisine de celle de la
moyenne des granites, formé vers 20 à 30 km de
profondeur sous les continents, de forte viscosité, et
donnant surtout des massifs plutoniques de granitoïdes à quartz et feldspath abondants, à minéraux
ferromagnésiens secondaires ;
-2. Magma basaltique, basique et sous-saturé car
pauvre en SiO 2 , de composition chimique voisine de
celle de la moyenne des basaltes, formé vers 40 km
de profondeur ou plus sous les continents, mais vers
10 km sous les océans, de faible viscosité, et
donnant surtout des roches effusives, à quartz rare
ou absent, à feldspath et souvent à feldspathoïde, à
minéraux ferromagnésiens abondants.
Une certaine masse de magma définit une chambre
magmatique, siège de phénomènes complexes :
déplacement de fluides, réactions chimiques avec les
roches encaissantes (assimilation ou contamination),
solidification qui peut se faire progressivement par
cristallisation fractionnée, entraînant la formation de
certains minéraux qui se trouvent ainsi pris au sein
d’un magma résiduel dont la composition chimique
diffère alors de celle du magma originel (appauvrissement en Fe, Mg, Ca, et enrichissement en Si, Al,
K, Na). Diverses fractions des magmas, résiduels ou
non, peuvent migrer vers la surface, en subissant
éventuellement des contaminations, et donner des
roches magmatiques variées définissant, dans le
secteur considéré, une série magmatique. n. m.
magmatisme ; adj. magmatique.
magmatiques (roches -) (Syn. roches ignées, roches
éruptives, ce dernier à éviter car ces roches ne sont
pas toujours liées à des éruptions) - Roche résultant
de la cristallisation d’un magma. Formant l’essentiel
des croûtes continentales et océaniques, les roches
magmatiques sont endogènes et sont représentées
fondamentalement par les granites d’une part, les
basaltes de l’autre, auxquels s’ajoutent des roches
très variées mais moins fréquentes. Les classifications s’appuient sur divers critères : mode de mise
en place, cristaux représentés ou non, composition
minéralogique et/ou chimique.
-1. les roches magmatiques extrusives ou effusives,
ou encore roches volcaniques, mises en place à
l’état liquide ou pâteux (laves) en surface, à l’air
libre ou sous l’eau, à refroidissement rapide, surtout
riches en petits cristaux (microlites) pris dans un
verre plus ou moins abondant ;
-2. les roches magmatiques en situation intermédiaire et nommées selon le contexte roches de semiprofondeur, périplutoniques, hypovolcaniques, à
structure microgrenue, et constituant fréquemment
des filons (leur vitesse de refroidissement dépend de
la différence de température entre les roches
encaissantes et le magma) ;
-3. les roches magmatiques de profondeur ou roches
plutoniques, à structure grenue du fait d’un
refroidissement lent.
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