géologie structurale - Étude des déformations des
roches et des ensembles régionaux. Pratiquement
synonyme de tectonique dont l’acception est
cependant un peu plus vaste. En anglais,
l’expression « structural geology » est réservée aux
déformations
de
petite
dimension
(notre
microtectonique). V. aussi géologie.
géologique (carte -) - V. carte géologique.
géomagnétique (champ -) - V. magnétisme
terrestre.
géomorphologie n. f. [du gr. gê, terre. morphê,
forme, et logos, discours] - Étude descriptive et
explicative des formes du relief. On dit aussi parfois,
lorsque le contexte ne prête pas à confusion,
morphologie. n. m. ou f. géomorphologue ; adj.
géomorphologique.
géopétale adj. [B. Sander, 1936, anglicisme pour
géopète] - Synonyme de géotrope.
géopète adj. [de l’anglais geopetal, B. Sander, 1936,
du gr. gê, terre, et du lat. petere, se diriger vers]
- Synonyme de géotrope.
géosynclinal n. m. [J.D. Dana, 1873 ; du gr. gê,
terre, et de synclinal] - Dispositif hypothétique
constitué par une fosse sous-marine profonde
(quelques kilomètres) étroite (une ou plusieurs
centaines de kilomètres) et longue (un ou plusieurs
milliers de kilomètres) divisée en sillons par des
rides, et où se seraient accumulés des sédiments
parfois épais (quelques kilomètres). Après une
histoire sédimentaire et structurale complexe, le
géosynclinal donnerait finalement naissance par
resserrement de ses bordures, à une chaîne de
montagne (chaîne géosynclinale), p. ex. les Chaînes
alpines, les Appalaches. Cette notion a été dégagée
(J. Hall. 1859) et peu à peu précisée (E. Haug. 1900)
pour expliquer la genèse des chaînes de montagnes
essentiellement constituées de terrains marins
souvent épais, parfois pélagiques, et toujours
violemment plissés. Elle a été l’objet de bien des
vicissitudes qui se traduisent par une terminologie
complexe, revue et précisée par J. Aubouin (1959).
Selon lui :
géophone n. m. [du gr. gê, terre, et phonê, voix]
- Appareil transformant les mouvements du sol en
signaux électriques. V. sismographe.
géophysique n. f. [du gr. gê, terre, et de physique]
- Science appliquant les méthodes de la physique à
l’étude de la Terre, de ses enveloppes liquide ou
gazeuse, de son action à distance (champ
magnétique, champ gravitationnel). On la divise
souvent un peu artificiellement en : -1. géophysique
interne (ou physique du Globe) comprenant la
géodésie, la sismologie, le magnétisme terrestre, la
volcanologie, la tectonophysique ; -2. géophysique
externe comprenant la météorologie, l’océanographie physique, l’hydrologie.
géophysique appliquée - Utilisation de la
géophysique pour la prospection.
Géorgien n. m. [C.D. Walcott, 1891, de Georgia,
ville du Vermont, U.S.A.] - Division stratigraphique
équivalant au Cambrien inférieur. V. tabl.
stratigraphie. adj géorgien, nne.
géostrophique adj. [du gr. gê, terre, et strophê,
mouvement tournant] - Qui se rapporte à la rotation
de la Terre. Force géostrophique est synonyme de
force de Coriolis. Il y a équilibre géostrophique dans
un point donné d’un fluide géophysique (océan,
atmosphère) lorsque la force développée par le
gradient horizontal de pression d’une part et la
composante horizontale de la force de Coriolis
d’autre part y sont égales et des sens contraires.
Dans ce cas, le mouvement de ce fluide est parallèle
aux isobares (on parle alors de vent ou de courant
géostrophique).
a) un géosynclinal est composé, de l’extérieur vers
l’intérieur, des parties suivantes :
-1. l’avant-pays constitué par une aire continentale.
-2. le miogéosynclinal subdivisé en sillon miogéosynclinal (sillon externe) et ride miogéosynclinale
(miogéanticlinal).
-3. l’eugéosynclinal subdivisé en sillon eugéosynclinal (sillon interne) et ride eugéosynclinale
(eugéanticlinal).
-4. hypothétiquement, une aire océanique.
L’ensemble forme un couple eugéosynclinalmiogéosynclinal ou géosynclinal monoliminaire. Les
géosynclinaux peuvent se grouper par deux
(géosynclinaux biliminaires. ou bicouples) ou par
quatre (géosynclinaux pluriliminaires). Il est à noter
que pour bien des auteurs, un géosynclinal est
compris entre deux aires continentales, c’est-à-dire
correspond à ce qui est appelé ici un bicouple.
b) Trois grandes périodes peuvent être reconnues
dans l’histoire d’un géosynclinal :
-1. la période géosynclinale, elle-même divisée en
trois stades :
-1.1. un stade d’individualisation où la zone
intéressée prend des caractères de sillon ;
-1.2. un stade d’état où le géosynclinal acquiert la
structure décrite plus haut. Des éruptions
ophiolitiques (volcanisme ultrabasique sous-marin)
s’épanchent dans l’eugéosynclinal. La sédimentation
dans les sillons est peu épaisse, en rapport avec le
faible relief des zones émergées (c’est la période de
vacuité s’opposant à une période de comblement,
aujourd’hui rapportée au stade terminal) ;
-1.3. un stade terminal, ou d’orogenèse, auquel
correspond la sédimentation du flysch, la mise en
place des grandes unités tectoniques tangentielles,
http://fribok.blogspot.com/
Précédent

- 143/356

Suivant