-2. Le modèle de G.B. Airy (1855) qui considère au
contraire les masses superficielles comme ayant une
densité constante, et qui alors conduit à les prolonger
vers le bas d’autant plus que l’anomalie de Bouguer
est plus négative, c’est-à-dire, dessiner des racines
sous les montagnes. De ce modèle, beaucoup plus
réaliste que celui de Pratt, on retire l’impression que
les masses continentales (sial) flottent comme des
icebergs, sous l’effet de la poussée d’Archimède, sur
un milieu plus dense (sima ; V. Terre). Cette image a
été pour beaucoup dans le développement des idées
sur la dérive des continents ; c’est pourtant une
notion bien différente qui est utilisée aujourd’hui
pour la tectonique de plaques.
Ces modèles étant définis, on peut faire intervenir
une troisième correction dite correction isostatique,
tenant compte de la répartition des masses en
profondeur. Si les modèles sont exacts et si
l’équilibre isostatique est réalisé, l’anomalie
correspondante doit être nulle, si elle ne l’est pas, les
masses superficielles doivent avoir tendance à
monter (si l’anomalie est négative) ou à descendre
(si l’anomalie est positive). Cela a été contrôlé p. ex.
dans les régions scandinaves, zone d’anomalies
négatives et qui remonte lentement, déchargée
aujourd’hui de la masse des glaciers quaternaires. Si
les masses ne se déplacent pas, ou le font en sens
contraire de celui que réclame l’isostasie, c’est
qu’une force profonde les y contraint : c’est
notamment le cas des fosses océaniques où l’on
constate de fortes anomalies négatives et qui ont
tendance à l’enfoncement.
géodynamique n. f. [du gr. gê, terre, et dunamis,
force] - V. géologie.
géographie physique - Partie de la géographie qui
étudie les milieux naturels et à laquelle on rattache
généralement, la géomorphologie, la climatologie, la
pédologie, l’hydrologie, la biogéographie et
l’océanographie. V. aussi géologie.
géoïde n. m. [du gr. gê, terre, et eidos, aspect]
- Surface où la pesanteur est constante et qui passe
par le niveau moyen des mers. V. géodésie.
géologie n. f. [du gr. gé, terre, et logos, discours,
parole] - Science comprenant l’étude des parties de
la Terre directement accessibles à l’observation, et
l’élaboration des hypothèses qui permettent de
reconstituer leur histoire et d’expliquer leur
agencement. On parle aussi de géologie d’une région
pour l’ensemble des connaissances géologiques
concernant cette région. Ce terme peut
éventuellement être étendu à des activités
équivalentes s’exerçant sur d’autres planètes ou sur
des satellites. Les principales disciplines de la
géologie sont :
La pétrographie (ou pétrologie : étude des roches)
qui s’appuie obligatoirement sur la minéralogie
(étude des minéraux) et sur la cristallographie
(étude des propriétés de l’état cristallin de la
matière). Une branche spécialisée en est la
volcanologie (ou vulcanologie : étude des volcans).
Bien souvent, en fait, les pétrographes concentrent
leurs efforts sur les roches éruptives et
métamorphiques, les roches sédimentaires étant
étudiées avec la discipline suivante.
La sédimentologie, en effet, étudie la façon dont se
déposent les sédiments, et dont se sont constituées
les roches sédimentaires. La géochimie est l’étude
du comportement chimique des éléments, en
particulier dans les roches (magmatiques,
métamorphiques, sédimentaires), mais aussi dans les
eaux (continentales et marines), et dans
l’atmosphère.
La stratigraphie est l’étude de la succession des
sédiments. Les conditions de leur dépôt étant
précisées par l’analyse sédimentologique, elle
permet une reconstitution des paysages du passé ou
paléogéographie. Cette opération exige que soient
remises en place les différentes régions dérangées
par les mouvements de l’écorce terrestre, et doit
donc tenir compte de la discipline suivante.
La tectonique est en effet l’étude des déformations
de la partie superficielle de la Terre (tectonosphère).
Elle peut être envisagée à différentes échelles :
centimétrique
(microtectonique),
régionale
(géologie structurale), mondiale (tectonique
globale), La tectonophysique est la branche qui
utilise plus spécialement des méthodes physiques.
La paléontologie étudie les êtres fossiles, soit
animaux (paléozoologie) soit végétaux (paléobotanique). Lorsqu’elle concerne des organismes de très
petite taille, on parle de micropaléontologie. Elle
est très en rapport avec la stratigraphie, notamment
lorsqu’elle se charge de dater les couches de terrain
par l’examen de leur contenu en fossiles (paléontologie stratigraphique).
La géomorphologie (également appelée géographie
physique) étudie l’évolution des reliefs de la surface
terrestre et les causes de celle-ci. Elle est à michemin entre la géologie et la géographie.
La géologie appliqué, n’est pas à proprement parler
une discipline particulière, mais regroupe les
applications pratiques de toutes les branches de la
géologie (mines, pétroles, travaux publics,
hydrogéologie,...). V. aussi métallogénie.
Enfin, différents noms ont été créés, plus pour
souligner une manière d’envisager les problèmes,
que pour désigner une section particulière de la
science géologique. On peut citer la géologie
historique (qui n’est souvent qu’un synonyme de
stratigraphie), la géologie dynamique ou
géodynamique (qui met l’accent sur les forces
mises en jeu dans les phénomènes géologiques,
lesquelles sont encore pratiquement inconnues), la
géotectonique (qui envisage les problèmes
tectoniques dans de vastes contextes). n. m. ou f.
géologue ; adj géologique.
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