se fait dans le sens opposé du mouvement relatif du
compartiment.
Dans la topographie, les failles sont souvent
responsables de reliefs. Lorsque ce relief de faille est
celui que donne naturellement le jeu de la faille, on
parle d’un escarpement de faille qui sépare deux
gradins de faille. Mais l’érosion peut atténuer ce
relief, et l’on parle alors d’escarpement de ligne de
faille. Elle peut aussi le niveler ou même, si les
terrains du compartiment soulevé sont plus tendres
que ceux du compartiment abaissé, l’inverser ; on a
alors un escarpement de ligne de faille inversé.
Classification des failles :
-1. Selon leur pendage : faille verticale ou oblique ;
-2. Selon leur rejet : faille normale (= faille directe
= faille de distension = faille distensive), le rejet
horizontal transversal correspond à une distension ;
faille inverse (=faille de compression = faille
compressive), où le rejet horizontal transversal
correspond à un raccourcissement (il y a alors
chevauchement du compartiment situé au-dessus du
plan de faille sur l’autre compartiment) ;
décrochement, à rejet uniquement horizontal et
dans le plan de la faille, qui est généralement
vertical ou presque ;
-3. Selon leurs rapports avec les couches : faille
conforme, dont le pendage est dans le même sens
que celui des couches qu’elle affecte ; faille
contraire, dont le pendage est en sens contraire :
faille directionnelle, parallèle à la direction des
couches ; faille diagonale, oblique par rapport à
cette direction ; faille transversale, perpendiculaire
a cette direction ;
-4. Selon les rapports de leurs rejets, avec d’autres
déplacements : faille synthétique, dont le rejet
s’ajoute à un autre mouvement, p. ex. faille normale
conforme ou faille inverse contraire ; faille
antithétique, dont le rejet se soustrait à un autre
mouvement, p. ex. faille inverse conforme ou faille
normale contraire ;
-5. Selon leurs rapports génétiques : failles conjuguées, résultant de l’action d’une même contrainte et
faisant entre elles un angle donné (V. diagramme de
Mohr) ;
-6. Selon leur forme : faille plane ou gauche ; faille
listrique, faille dans l’ensemble proche de
l’horizontale ayant une forme de cuillère concave
vers le haut ; faille panaméenne, faille normale dont
le pendage d’abord très fort s’affaiblit vers le bas, et
qui correspond à l’effondrement d’une partie d’un
versant ; faille plate, faille subhorizontale.
Lorsque les lèvres d’une faille se déplacent l’une par
rapport à l’autre, on dit qu’elle joue et ce
mouvement est appelé le jeu. Elle peut ensuite
rejouer (rejeu) dans le même sens ou dans un autre
sens. Une faille qui joue actuellement est dite
vivante (elle a notamment comme effet d’engendrer
des séismes). v. (se) failler ; adj. faillé. e.
faille transformante [traduction de l’anglais
transform fault, T. Wilson, 1965 ; ces structures
permettant la transformation d’un mouvement en un
autre, à l’extrémité d’un segment de rift océanique
ou de zone de subduction. ] - Frontière entre deux
plaques lithosphériques, où il n’y a ni création ni
destruction de croûte, mais coulissement. Une faille
transformante relie soit deux portions de fosse
océanique, soit une fosse et un rift, soit deux
portions de rift. Dans ce dernier cas, on peut les
interpréter de la manière suivante : la discontinuité
et le rejet apparent de la dorsale au niveau de la
faille transformante sont originels et datent du
moment de l’ouverture océanique, du fait de zones
de moindre résistance au sein de la masse
continentale initiale. Ensuite, l’accrétion océanique
de la dorssale produit un mouvement relatif de
cisaillement entre les deux plaques, uniquement dans
la zone de la faille transformante située entre les
segments de rift. Il en résulte que seule cette zone de
la faille est sismiquement active, et les mouvements
au foyer des séismes correspondent aux déplacements dus à l’accrétion. Dans la morphologie, une
faille transformante est marquée par une dénivelée
causée par la différence de subsidence des deux
zones en contact (elles sont d’âges différents, ce qui
entraîne des différences de température et par suite
de densité). Une des conséquences en est que, dans
leur prolongement, des reliefs marquent la trace des
situations antérieures. Du point de vue cinématique,
les failles transformantes permettent de fixer les
pôles de rotation des plaques (nommés les pôles
eulériens) : on peut en effet les considérer comme
des arcs de cercle tracés à partir de ces pôles.
V. aussi tectonique de plaques.
faille-pli n. f. [L. Glangeaud, 1944] - Faille subverticale qui a été déformée, près de la surface topographique, par une contrainte horizontale postérieure
(ne pas confondre avec pli-faille ; V. pli).
faisceau n. m. [du lat. fascis, fagot] - Zone étroite et
allongée montrant des terrains fortement plissés,
faillés et écaillés, et qui est située entre des
domaines tabulaires. Terme utilisé dans le Jura, où il
désigne des bandes longues d’environ 100 km et
larges de 10 km (ex. : faisceau salinois passant par
Salins, faisceau bisontin passant par Besançon).
http://fribok.blogspot.com/
compartiment.
Dans la topographie, les failles sont souvent
responsables de reliefs. Lorsque ce relief de faille est
celui que donne naturellement le jeu de la faille, on
parle d’un escarpement de faille qui sépare deux
gradins de faille. Mais l’érosion peut atténuer ce
relief, et l’on parle alors d’escarpement de ligne de
faille. Elle peut aussi le niveler ou même, si les
terrains du compartiment soulevé sont plus tendres
que ceux du compartiment abaissé, l’inverser ; on a
alors un escarpement de ligne de faille inversé.
Classification des failles :
-1. Selon leur pendage : faille verticale ou oblique ;
-2. Selon leur rejet : faille normale (= faille directe
= faille de distension = faille distensive), le rejet
horizontal transversal correspond à une distension ;
faille inverse (=faille de compression = faille
compressive), où le rejet horizontal transversal
correspond à un raccourcissement (il y a alors
chevauchement du compartiment situé au-dessus du
plan de faille sur l’autre compartiment) ;
décrochement, à rejet uniquement horizontal et
dans le plan de la faille, qui est généralement
vertical ou presque ;
-3. Selon leurs rapports avec les couches : faille
conforme, dont le pendage est dans le même sens
que celui des couches qu’elle affecte ; faille
contraire, dont le pendage est en sens contraire :
faille directionnelle, parallèle à la direction des
couches ; faille diagonale, oblique par rapport à
cette direction ; faille transversale, perpendiculaire
a cette direction ;
-4. Selon les rapports de leurs rejets, avec d’autres
déplacements : faille synthétique, dont le rejet
s’ajoute à un autre mouvement, p. ex. faille normale
conforme ou faille inverse contraire ; faille
antithétique, dont le rejet se soustrait à un autre
mouvement, p. ex. faille inverse conforme ou faille
normale contraire ;
-5. Selon leurs rapports génétiques : failles conjuguées, résultant de l’action d’une même contrainte et
faisant entre elles un angle donné (V. diagramme de
Mohr) ;
-6. Selon leur forme : faille plane ou gauche ; faille
listrique, faille dans l’ensemble proche de
l’horizontale ayant une forme de cuillère concave
vers le haut ; faille panaméenne, faille normale dont
le pendage d’abord très fort s’affaiblit vers le bas, et
qui correspond à l’effondrement d’une partie d’un
versant ; faille plate, faille subhorizontale.
Lorsque les lèvres d’une faille se déplacent l’une par
rapport à l’autre, on dit qu’elle joue et ce
mouvement est appelé le jeu. Elle peut ensuite
rejouer (rejeu) dans le même sens ou dans un autre
sens. Une faille qui joue actuellement est dite
vivante (elle a notamment comme effet d’engendrer
des séismes). v. (se) failler ; adj. faillé. e.
faille transformante [traduction de l’anglais
transform fault, T. Wilson, 1965 ; ces structures
permettant la transformation d’un mouvement en un
autre, à l’extrémité d’un segment de rift océanique
ou de zone de subduction. ] - Frontière entre deux
plaques lithosphériques, où il n’y a ni création ni
destruction de croûte, mais coulissement. Une faille
transformante relie soit deux portions de fosse
océanique, soit une fosse et un rift, soit deux
portions de rift. Dans ce dernier cas, on peut les
interpréter de la manière suivante : la discontinuité
et le rejet apparent de la dorsale au niveau de la
faille transformante sont originels et datent du
moment de l’ouverture océanique, du fait de zones
de moindre résistance au sein de la masse
continentale initiale. Ensuite, l’accrétion océanique
de la dorssale produit un mouvement relatif de
cisaillement entre les deux plaques, uniquement dans
la zone de la faille transformante située entre les
segments de rift. Il en résulte que seule cette zone de
la faille est sismiquement active, et les mouvements
au foyer des séismes correspondent aux déplacements dus à l’accrétion. Dans la morphologie, une
faille transformante est marquée par une dénivelée
causée par la différence de subsidence des deux
zones en contact (elles sont d’âges différents, ce qui
entraîne des différences de température et par suite
de densité). Une des conséquences en est que, dans
leur prolongement, des reliefs marquent la trace des
situations antérieures. Du point de vue cinématique,
les failles transformantes permettent de fixer les
pôles de rotation des plaques (nommés les pôles
eulériens) : on peut en effet les considérer comme
des arcs de cercle tracés à partir de ces pôles.
V. aussi tectonique de plaques.
faille-pli n. f. [L. Glangeaud, 1944] - Faille subverticale qui a été déformée, près de la surface topographique, par une contrainte horizontale postérieure
(ne pas confondre avec pli-faille ; V. pli).
faisceau n. m. [du lat. fascis, fagot] - Zone étroite et
allongée montrant des terrains fortement plissés,
faillés et écaillés, et qui est située entre des
domaines tabulaires. Terme utilisé dans le Jura, où il
désigne des bandes longues d’environ 100 km et
larges de 10 km (ex. : faisceau salinois passant par
Salins, faisceau bisontin passant par Besançon).
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