épicycle n. m. - Cycle d’érosion dont les effets n’ont
été marqués que localement, le plus souvent près des
côtes.
épidiorite n. f. - Roche grenue, en général de teinte
verdâtre, provenant de l’altération complète, par
saussuritisation ou ouralitisation, d’un gabbro.
épidote n. f. [du gr. epidosis, accroissement] - Sorosilicate qui pour l’épidote s.str. (Syn. pistachite, ou
pistacite) du système monoclinique est de formule
Ca 2 Fe
3+
Al 2 (SiO 4 ) (Si 2 O 7 )O(OH). Elle fait partie d’un
groupe, les épidotes s.l., comprenant la zoïsite du
système orthorhombique, où Fe est remplacé par Al,
et les espèces monocliniques suivantes : la
clinozoïsite Fe
3+
(Fe, Al) 2 (SiO 4 )(Si 2 O 7 )O(OH) ; la
piémontite avec Mn remplaçant Fe, l’allanite (ou
orthite) avec des terres rares (Ce, Th, Y, ...). Les
épidotes se présentent souvent en grains, parfois en
fibres, ou encore en prismes allongés, striés en long
et à clivage assez facile. Les teintes courantes sont
vertes (vert bouteille, vert pistache, vert-jaune
moutarde) seule la piémontite étant rose. Les
épidotes communes vertes sont présentes dans de
nombreuses roches légèrement calciques, ayant subi
un métamorphisme faible, soit de contact (cornéenne
à albite et épidote), soit général (schistes, prasinites,
…, à épidote, chlorite. albite). Elles dérivent le plus
souvent, par altération ou par rétromorphose, des
plagioclases (saussuritisation) ou des hornblendes.
La piémontite, rose ou rouge, est un minéral rare de
certains schistes, ou encore de certaines andésites à
faciès paléovolcaniques (porphyre rouge antique).
L'allanite, en général en prismes brun noir à éclat
résineux, est un minéral accessoire de certains
granites et pegmatites.
épidotite n. f. - Roche métamorphique schisteuse ou
finement grenue, formée essentiellement d’épidote,
avec fréquemment un peu de quartz. Ces roches
dérivent souvent de diorites ou de laves
équivalentes, ou se trouvent aussi dans certaines
cornéennes (V. ce mot, et skarn).
épigénie n. f. [du gr. epi, au-dessus, et geneia,
naissance] -1. En géomorphologie, phénomène par
lequel un cours d’eau qui coulait sur une surface
plane, se trouve, du fait de l’érosion, à traverser des
reliefs comportant des roches de diverses
résistances, sans que leurs structures ne guident son
trajet. Deux mécanismes peuvent l’expliquer : -a. la
surimposition qui est le cas où la rivière coulait sur
une surface d’érosion plane installée sur les roches
plissées, ou bien sur des terrains horizontaux
discordants sur ces structures, et où elle s’est
enfoncée lentement (p. ex. par abaissement du
niveau de base) en gardant son orientation primitive.
-b. l’antécédence où la structure tectonique s’est
formée progressivement en déformant la surface
plane où coulait le cours d’eau, qui s’est alors
enfoncé petit à petit dans les terrains tectonisés, tout
en gardant là aussi son orientation primitive. Il est
parfois difficile de faire la part de ces deux
mécanismes qui peuvent, d’ailleurs, jouer ensemble.
-2. En pétrographie, remplacement lent au sein
d’une roche d’un minéral par un autre, molécule à
molécule, ce phénomène étant lié à un apport de
substance au point considéré, d’où le terme
également employé de métasomatose. Il y a en
général conservation très précise des formes de
l’élément originel. Ex. ammonite pyriteuse,
épigénisée en pyrite ; oursin siliceux dans la craie
(épigénie siliceuse), épigénies en cascade faisant
passer de la calcite à la dolomite (dolomitisation),
puis de celle-ci à la silice. La mise en évidence de ce
phénomène n’est pas toujours aisée : ex. des
minerais de fer oolitiques avec soit remplacement
épigénique de la calcite des oolites par des
hydroxydes de fer, soit précipitation directe du fer,
soit coexistence des deux phénomènes. V. aussi
authigène, diagenèse. v. épigéniser ; adj. épigénisé,
e, ou épigénique.
épigénique adj. (parfois épigénétique) - Qui procède
de l’épigénie ou qui s'y rapporte. Couleur
épigénique : coloration apportée par des solutions
dans des roches sédimentaires. Concrétion
épigénique (siliceuse, ferrugineuse,…) formé,
tardivement dans des roches sédimentaires par
enrichissement secondaire autour d’un point.
Gisement
métallifère
épigénique
formé
secondairement dans une roche, les apports étant
liés, p. ex., à des solutions hydrothermales.
épiglyptique adj. [du gr. epi, au-dessus, et de
gluptikê, art de graver] - Se dit d’un chevauchement
qui s'est effectué à l'air libre, sur une surface
sculptée par l’érosion. On dit aussi charriage sur
relief. V. morphotectonique.
épirelief n. m. - Relief visible à la surface supérieure
d’une strate. Ex. « ripple marks ». Ant. hyporelief.
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été marqués que localement, le plus souvent près des
côtes.
épidiorite n. f. - Roche grenue, en général de teinte
verdâtre, provenant de l’altération complète, par
saussuritisation ou ouralitisation, d’un gabbro.
épidote n. f. [du gr. epidosis, accroissement] - Sorosilicate qui pour l’épidote s.str. (Syn. pistachite, ou
pistacite) du système monoclinique est de formule
Ca 2 Fe
3+
Al 2 (SiO 4 ) (Si 2 O 7 )O(OH). Elle fait partie d’un
groupe, les épidotes s.l., comprenant la zoïsite du
système orthorhombique, où Fe est remplacé par Al,
et les espèces monocliniques suivantes : la
clinozoïsite Fe
3+
(Fe, Al) 2 (SiO 4 )(Si 2 O 7 )O(OH) ; la
piémontite avec Mn remplaçant Fe, l’allanite (ou
orthite) avec des terres rares (Ce, Th, Y, ...). Les
épidotes se présentent souvent en grains, parfois en
fibres, ou encore en prismes allongés, striés en long
et à clivage assez facile. Les teintes courantes sont
vertes (vert bouteille, vert pistache, vert-jaune
moutarde) seule la piémontite étant rose. Les
épidotes communes vertes sont présentes dans de
nombreuses roches légèrement calciques, ayant subi
un métamorphisme faible, soit de contact (cornéenne
à albite et épidote), soit général (schistes, prasinites,
…, à épidote, chlorite. albite). Elles dérivent le plus
souvent, par altération ou par rétromorphose, des
plagioclases (saussuritisation) ou des hornblendes.
La piémontite, rose ou rouge, est un minéral rare de
certains schistes, ou encore de certaines andésites à
faciès paléovolcaniques (porphyre rouge antique).
L'allanite, en général en prismes brun noir à éclat
résineux, est un minéral accessoire de certains
granites et pegmatites.
épidotite n. f. - Roche métamorphique schisteuse ou
finement grenue, formée essentiellement d’épidote,
avec fréquemment un peu de quartz. Ces roches
dérivent souvent de diorites ou de laves
équivalentes, ou se trouvent aussi dans certaines
cornéennes (V. ce mot, et skarn).
épigénie n. f. [du gr. epi, au-dessus, et geneia,
naissance] -1. En géomorphologie, phénomène par
lequel un cours d’eau qui coulait sur une surface
plane, se trouve, du fait de l’érosion, à traverser des
reliefs comportant des roches de diverses
résistances, sans que leurs structures ne guident son
trajet. Deux mécanismes peuvent l’expliquer : -a. la
surimposition qui est le cas où la rivière coulait sur
une surface d’érosion plane installée sur les roches
plissées, ou bien sur des terrains horizontaux
discordants sur ces structures, et où elle s’est
enfoncée lentement (p. ex. par abaissement du
niveau de base) en gardant son orientation primitive.
-b. l’antécédence où la structure tectonique s’est
formée progressivement en déformant la surface
plane où coulait le cours d’eau, qui s’est alors
enfoncé petit à petit dans les terrains tectonisés, tout
en gardant là aussi son orientation primitive. Il est
parfois difficile de faire la part de ces deux
mécanismes qui peuvent, d’ailleurs, jouer ensemble.
-2. En pétrographie, remplacement lent au sein
d’une roche d’un minéral par un autre, molécule à
molécule, ce phénomène étant lié à un apport de
substance au point considéré, d’où le terme
également employé de métasomatose. Il y a en
général conservation très précise des formes de
l’élément originel. Ex. ammonite pyriteuse,
épigénisée en pyrite ; oursin siliceux dans la craie
(épigénie siliceuse), épigénies en cascade faisant
passer de la calcite à la dolomite (dolomitisation),
puis de celle-ci à la silice. La mise en évidence de ce
phénomène n’est pas toujours aisée : ex. des
minerais de fer oolitiques avec soit remplacement
épigénique de la calcite des oolites par des
hydroxydes de fer, soit précipitation directe du fer,
soit coexistence des deux phénomènes. V. aussi
authigène, diagenèse. v. épigéniser ; adj. épigénisé,
e, ou épigénique.
épigénique adj. (parfois épigénétique) - Qui procède
de l’épigénie ou qui s'y rapporte. Couleur
épigénique : coloration apportée par des solutions
dans des roches sédimentaires. Concrétion
épigénique (siliceuse, ferrugineuse,…) formé,
tardivement dans des roches sédimentaires par
enrichissement secondaire autour d’un point.
Gisement
métallifère
épigénique
formé
secondairement dans une roche, les apports étant
liés, p. ex., à des solutions hydrothermales.
épiglyptique adj. [du gr. epi, au-dessus, et de
gluptikê, art de graver] - Se dit d’un chevauchement
qui s'est effectué à l'air libre, sur une surface
sculptée par l’érosion. On dit aussi charriage sur
relief. V. morphotectonique.
épirelief n. m. - Relief visible à la surface supérieure
d’une strate. Ex. « ripple marks ». Ant. hyporelief.
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