dolérite n. f. [du gr. doleros, trompeur] - Roche
magmatique intermédiaire entre les gabbros, grenus,
et les basaltes, microlitiques, à grain visible à la
loupe, avec des lattes subautomorphes de plagioclase
moulées par du pyroxène interstitiel ; la roche est en
général massive et compacte, grise à noire, plus
souvent vert sombre. Comme pour les basaltes, on
peut distinguer deux groupes : -1. dolérites à
labrador, augite violette titanifère, olivine (peu
abondante),
magnétite,
ilménite,
apatite ;
-2. dolérites sans olivine, à labrador, augite et
pigeonite, parfois à hypersthène, et excès de SiO 2
(quartz souvent virtuel). Ces roches sont souvent
altérées et verdies (ouralitisation des pyroxènes)
(V. aussi diabase, ophite). Le terme dolérite est
également utilisé, au sens large, pour désigner des
microdiorites et microgabbros.
doléritique adj. - Qui a les caractères d’une dolérite.
Structure doléritique : cristaux (plagioclases) en
petites baguettes visibles ou discernables à l’oeil,
nombreuses et appuyées les unes sur les autres,
noyées dans une pâte de cristaux plus petits, avec
parfois un peu de verre.
Dolgellien n. m. - Étage du Cambrien (ère primaire).
V. tabl. stratigraphie. adj. dolgellien, nne.
dolichocéphale n. m. et adj. [du gr. dolikhos,
allongé, et kephalê, tête] - V. indice céphalique.
Dolichosoma [du gr. dolikhos, allongé, et soma,
corps] - Genre de Amphibiens fossiles.
doline n. f. [mot slave] - Dépression circulaire de
modelé karstique (V. ce terme).
dolomicrite n. f. - Dolomie micritique. V. carbonatées (roches -).
dolomie n. f. [N. T. de Saussure, 1791, dédié à D.
Dolomieu] - Roche sédimentaire carbonatée
contenant 50 % ou plus, de carbonate, dont la moitié
au moins sous forme de dolomite (Ca, Mg) (CO 3 ) 2 .
Le terme englobe en pratique les dolomies pures
(90 à 100% de dolomite) et les dolomies calcarifères
ou calcareuses (50 à 90 % de dolomite). Tous les
intermédiaires existent entre les dolomies et les
calcaires d’une part, et les roches détritiques d’autre
part. Les dolomies ne font pas effervescence à froid
avec un acide dilué (HCl à 10%) ce qui les
différencie des calcaires. Litées ou massives, elles
peuvent constituer des formations importantes,
donnant des reliefs ruiniformes, en particulier dans
le Trias des Alpes (d’où le nom de Dolomites d’un
secteur du Nord de l’Italie). Les dolomies, souvent
fissurées, associées à des argiles et à des évaporites,
forment des réservoirs de gaz ou d’hydrocarbures,
d’où de nombreuses études. Selon la genèse, on
distingue :
-1. Les dolomies primaires dues à la précipitation
directe de dolomite, formées le plus souvent dans
des lagunes côtières de pays chauds. Ces dolomies
sont à grain fin (dolomicrite) et contiennent un peu
de calcite et d’argile (donnant des teintes rougeâtres
ou verdâtres) ; elles sont en bancs minces, alternant
avec des niveaux gypseux ou argileux (à illite et
montmorillonite) qui contiennent des rhomboèdres
dispersés de dolomite. Elles sont souvent de couleur
claire (blanchâtres, beige,...), et leur altération met
parfois en évidence de nombreuses microdiaclases,
qui leur confèrent un aspect caractéristique ;
-2. Les dolomies secondaires, plus abondantes, sont
dues au remplacement total ou partiel de la calcite
par de la dolomite (dolomitisation). On y observe
des traces de la structure originelle (p. ex. fantômes
d’oolites, de fossiles,..). Elles ont généralement un
grain grossier ce qui leur donne, à l’altération, un
aspect rugueux qui pourrait les faire prendre pour un
grès, si leur dureté, n’était bien moindre (elles ne
rayent pas l’acier). Les grains se dissocient parfois
pour donner un sable dolomitique. Le choc du
marteau en fait jaillir une poussière (on dit quelles
fument au marteau) et dans certains cas, elles
exhalent une odeur de matière organique. Elles se
bréchifient aisément. v. (se) dolomitiser ; adj. dolomitique, dolomitisé, e ; n. f. dolomitiastion.
V. aussi carbonatées (roches -), notamment pour les
classifications.
dolomite n. f. - Carbonate de calcium et magnésium.
(Ca, Mg) (CO 3 ) 2 .
dolomitisation n. f. - Remplacement de la calcite
par la dolomite avec obtention d’une roche calcaire
dolomitisée, ou d’une dolomie secondaire.
-1. La dolomitisation précoce a lieu lors de la
diagenèse du sédiment (dolomie épigénique pénécontemporaine de la sédimentation). En général, elle
est liée à la présence d’une eau de mer chaude
http://fribok.blogspot.com/
magmatique intermédiaire entre les gabbros, grenus,
et les basaltes, microlitiques, à grain visible à la
loupe, avec des lattes subautomorphes de plagioclase
moulées par du pyroxène interstitiel ; la roche est en
général massive et compacte, grise à noire, plus
souvent vert sombre. Comme pour les basaltes, on
peut distinguer deux groupes : -1. dolérites à
labrador, augite violette titanifère, olivine (peu
abondante),
magnétite,
ilménite,
apatite ;
-2. dolérites sans olivine, à labrador, augite et
pigeonite, parfois à hypersthène, et excès de SiO 2
(quartz souvent virtuel). Ces roches sont souvent
altérées et verdies (ouralitisation des pyroxènes)
(V. aussi diabase, ophite). Le terme dolérite est
également utilisé, au sens large, pour désigner des
microdiorites et microgabbros.
doléritique adj. - Qui a les caractères d’une dolérite.
Structure doléritique : cristaux (plagioclases) en
petites baguettes visibles ou discernables à l’oeil,
nombreuses et appuyées les unes sur les autres,
noyées dans une pâte de cristaux plus petits, avec
parfois un peu de verre.
Dolgellien n. m. - Étage du Cambrien (ère primaire).
V. tabl. stratigraphie. adj. dolgellien, nne.
dolichocéphale n. m. et adj. [du gr. dolikhos,
allongé, et kephalê, tête] - V. indice céphalique.
Dolichosoma [du gr. dolikhos, allongé, et soma,
corps] - Genre de Amphibiens fossiles.
doline n. f. [mot slave] - Dépression circulaire de
modelé karstique (V. ce terme).
dolomicrite n. f. - Dolomie micritique. V. carbonatées (roches -).
dolomie n. f. [N. T. de Saussure, 1791, dédié à D.
Dolomieu] - Roche sédimentaire carbonatée
contenant 50 % ou plus, de carbonate, dont la moitié
au moins sous forme de dolomite (Ca, Mg) (CO 3 ) 2 .
Le terme englobe en pratique les dolomies pures
(90 à 100% de dolomite) et les dolomies calcarifères
ou calcareuses (50 à 90 % de dolomite). Tous les
intermédiaires existent entre les dolomies et les
calcaires d’une part, et les roches détritiques d’autre
part. Les dolomies ne font pas effervescence à froid
avec un acide dilué (HCl à 10%) ce qui les
différencie des calcaires. Litées ou massives, elles
peuvent constituer des formations importantes,
donnant des reliefs ruiniformes, en particulier dans
le Trias des Alpes (d’où le nom de Dolomites d’un
secteur du Nord de l’Italie). Les dolomies, souvent
fissurées, associées à des argiles et à des évaporites,
forment des réservoirs de gaz ou d’hydrocarbures,
d’où de nombreuses études. Selon la genèse, on
distingue :
-1. Les dolomies primaires dues à la précipitation
directe de dolomite, formées le plus souvent dans
des lagunes côtières de pays chauds. Ces dolomies
sont à grain fin (dolomicrite) et contiennent un peu
de calcite et d’argile (donnant des teintes rougeâtres
ou verdâtres) ; elles sont en bancs minces, alternant
avec des niveaux gypseux ou argileux (à illite et
montmorillonite) qui contiennent des rhomboèdres
dispersés de dolomite. Elles sont souvent de couleur
claire (blanchâtres, beige,...), et leur altération met
parfois en évidence de nombreuses microdiaclases,
qui leur confèrent un aspect caractéristique ;
-2. Les dolomies secondaires, plus abondantes, sont
dues au remplacement total ou partiel de la calcite
par de la dolomite (dolomitisation). On y observe
des traces de la structure originelle (p. ex. fantômes
d’oolites, de fossiles,..). Elles ont généralement un
grain grossier ce qui leur donne, à l’altération, un
aspect rugueux qui pourrait les faire prendre pour un
grès, si leur dureté, n’était bien moindre (elles ne
rayent pas l’acier). Les grains se dissocient parfois
pour donner un sable dolomitique. Le choc du
marteau en fait jaillir une poussière (on dit quelles
fument au marteau) et dans certains cas, elles
exhalent une odeur de matière organique. Elles se
bréchifient aisément. v. (se) dolomitiser ; adj. dolomitique, dolomitisé, e ; n. f. dolomitiastion.
V. aussi carbonatées (roches -), notamment pour les
classifications.
dolomite n. f. - Carbonate de calcium et magnésium.
(Ca, Mg) (CO 3 ) 2 .
dolomitisation n. f. - Remplacement de la calcite
par la dolomite avec obtention d’une roche calcaire
dolomitisée, ou d’une dolomie secondaire.
-1. La dolomitisation précoce a lieu lors de la
diagenèse du sédiment (dolomie épigénique pénécontemporaine de la sédimentation). En général, elle
est liée à la présence d’une eau de mer chaude
http://fribok.blogspot.com/
