Chapitre 03
Modélisation du transport sédimentaire
83
3.4. Évolution du trait de côte :
Il n’y a pas de définition unique du trait de côte. Ce terme vise à identifier la limite entre la
terre et la mer, mais cette notion unidimensionnelle n’est qu’une facette d’une limite
multidimensionnelle. Le trait de côte est mobile dans les trois dimensions spatiales avec
des évolutions temporelles de fréquences diverses : journalière, saisonnière, annuelle, etc.
En effet c’est une limite de référence réelle en tant que séparation linéaire entre les
domaines terrestre et marin, le trait de côte est pourtant une notion ambiguë tant le passage
de l’un vers l’autre est progressif dans l’espace et mobile dans le temps.
Le phénomène d’érosion côtière est devenu un véritable enjeu socio-économique qui
menace la majorité des côtes à l’échelle du globe. Le littorale de la wilaya d’Alger, à son
tour, n’a pas échappé à cette problématique connue unanimement par le recul du trait de
côte.
Les moyens (terrestres) utilisés pour la matérialisation et le repérage du trait de côte,
même s’ils représentent un progrès très significatif, ne fournissent toute fois qu’une
information tronquée. Si le champ d’observation couvre aujourd’hui la dune et la pla ge
aérienne, qui dispose désormais d’un système de repérage précis et devrait en principe être
régulièrement suivi, la plage immergée reste inaccessible.
3.4.1. Évolution du trait de cote de la plage de club des pins depuis 1970 (LEM 1987) :
En 1970, des dégâts sont apparus à l’Est de la villa de Moretti où une partie du chemin de
promenade était endommagée, une protection de première urgence était entreprise avec un
cordon d’enrochements qui a donné pleine satisfaction.
En 1972, après la mise en place des ouvrages de protection, une plage s’est constituée dans
l’ombre, dont le profil en plan s’est stabilisé depuis. Parallèlement au niveau de l’hôtel El
Menzeh et el Riyadh, une diminution dans le profil est apparue, ayant occasionné au cours
de l’hiver 81-82 une variation de plus de deux mètres en hauteur de la plage occasionnant
une destruction d’une partie du front de l’hôtel el Menzeh.
L’hiver 83-84 s’est montré particulièrement sévère quant au régime de houle avec
plusieurs tempêtes de directions NNW à Nord dont celle du 9 février 1984. Les hauteurs de
houle ont été estimées visuellement à Alger 5 à 6 m ayant occasionné de forts dégâts à
l’Est du pays, notamment aux digues des ports de Skikda et d’El Kala.
Au niveau de l’hôtel El Menzeh, le pied du talus et une dune proche se sont gravement
dégradés, nécessitant une intervention ponctuelle d’urgence en enrochements. Une étude
de protection provisoire constituée d’un rideau palplanches protégé par des enrochements a
été entreprise et réalisée par la SONATRAM.
Au niveau de l’hôtel El Riyadh, l’escalier en bois et une partie du talus de sable sont partis,
sans pour autant que des menaces soient à craindre. Par contre au niveau Est de Club des
Pins, les tempêtes de Nord Ouest on crée une érosion locale, menaçant la route existante.
Au niveau du village touristique de Moretti, mise à part la disparition des 50 derniers
Modélisation du transport sédimentaire
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3.4. Évolution du trait de côte :
Il n’y a pas de définition unique du trait de côte. Ce terme vise à identifier la limite entre la
terre et la mer, mais cette notion unidimensionnelle n’est qu’une facette d’une limite
multidimensionnelle. Le trait de côte est mobile dans les trois dimensions spatiales avec
des évolutions temporelles de fréquences diverses : journalière, saisonnière, annuelle, etc.
En effet c’est une limite de référence réelle en tant que séparation linéaire entre les
domaines terrestre et marin, le trait de côte est pourtant une notion ambiguë tant le passage
de l’un vers l’autre est progressif dans l’espace et mobile dans le temps.
Le phénomène d’érosion côtière est devenu un véritable enjeu socio-économique qui
menace la majorité des côtes à l’échelle du globe. Le littorale de la wilaya d’Alger, à son
tour, n’a pas échappé à cette problématique connue unanimement par le recul du trait de
côte.
Les moyens (terrestres) utilisés pour la matérialisation et le repérage du trait de côte,
même s’ils représentent un progrès très significatif, ne fournissent toute fois qu’une
information tronquée. Si le champ d’observation couvre aujourd’hui la dune et la pla ge
aérienne, qui dispose désormais d’un système de repérage précis et devrait en principe être
régulièrement suivi, la plage immergée reste inaccessible.
3.4.1. Évolution du trait de cote de la plage de club des pins depuis 1970 (LEM 1987) :
En 1970, des dégâts sont apparus à l’Est de la villa de Moretti où une partie du chemin de
promenade était endommagée, une protection de première urgence était entreprise avec un
cordon d’enrochements qui a donné pleine satisfaction.
En 1972, après la mise en place des ouvrages de protection, une plage s’est constituée dans
l’ombre, dont le profil en plan s’est stabilisé depuis. Parallèlement au niveau de l’hôtel El
Menzeh et el Riyadh, une diminution dans le profil est apparue, ayant occasionné au cours
de l’hiver 81-82 une variation de plus de deux mètres en hauteur de la plage occasionnant
une destruction d’une partie du front de l’hôtel el Menzeh.
L’hiver 83-84 s’est montré particulièrement sévère quant au régime de houle avec
plusieurs tempêtes de directions NNW à Nord dont celle du 9 février 1984. Les hauteurs de
houle ont été estimées visuellement à Alger 5 à 6 m ayant occasionné de forts dégâts à
l’Est du pays, notamment aux digues des ports de Skikda et d’El Kala.
Au niveau de l’hôtel El Menzeh, le pied du talus et une dune proche se sont gravement
dégradés, nécessitant une intervention ponctuelle d’urgence en enrochements. Une étude
de protection provisoire constituée d’un rideau palplanches protégé par des enrochements a
été entreprise et réalisée par la SONATRAM.
Au niveau de l’hôtel El Riyadh, l’escalier en bois et une partie du talus de sable sont partis,
sans pour autant que des menaces soient à craindre. Par contre au niveau Est de Club des
Pins, les tempêtes de Nord Ouest on crée une érosion locale, menaçant la route existante.
Au niveau du village touristique de Moretti, mise à part la disparition des 50 derniers
