Chapitre 03
Modélisation du transport sédimentaire
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Les expériences de McLaren et Bowles (1985) en canal hydraulique sur des sédiments
sources dont la distribution granulométrique est parfaitement contrôlée, leur permettent de
montrer que la relation entre la vitesse croissante des courants et le départ de particules
fines du sédiment originel ne constitue pas une fonction monotone.
Ainsi bien que la probabilité d'apparition de chacun des cas est statistiquement de 1/8, ces
deux auteurs d'après leurs expériences en laboratoire et sur le terrain, ont considéré deux
cas seulement (cas 1 et 2) réellement significatif d'un transport sédimentaire. Pour chacun
des deux cas, l'énergie diminue depuis la source jusqu'au dépôt et le tri s'améliore dans la
direction du transport.
 Le cas l signifie que le dépôt résultant du transport est plus grossier, mieux classé et
d'asymétrie plus positive. Ce cas est nommé en abrégé CB+.
 Le cas 2 correspond à un dépôt plus fin, mieux trié et d'asymétrie plus négative. Ce
cas est nommé en abrégé FB-.
3.2.2. Protocole de traitement des données :
L'originalité de cette approche réside dans l'utilisation combinée de ces trois paramètres
statistiques au sein de la procédure de traitement analytique des données. L'objectif est de
mettre en évidence les filiations entre les échantillons prélevés selon une maille à pas
régulier, et de les exprimer ensuite sous la forme de vecteurs symbolisant le transport
sédimentaire.
 Tout d'abord, les paramètres d'un échantillon sont comparés avec ceux des points
environnants tels que la distance entre les deux points soit inférieure ou égale à une
Distance Critique d'échantillonnage (Dcr) qui correspond à la distance maximum
séparant deux points adjacents. Un vecteur de grandeur unitaire ou vecteur de
tendance r(x,y) est dessiné à chaque fois que l'un des 3 cas choisis (1, 2 ou 1/2) est
observé entre 2 points (figure 3.21 ).
 Ensuite, si un point d'échantillonnage génère des vecteurs dans plusieurs directions,
une sommation finale est faite (figure 3.21) de manière à obtenir un vecteur unique
R (x,y) résultant tel que :
𝑅 ⃗ (𝑥, 𝑦) = ∑ 𝑟 (𝑥, 𝑦) 𝑖 … … … … … … … … … … … … … … . . (
𝑛
1
3.8)
. Avec :
n : nombre de vecteurs tendances.
𝑟 (x . y) : vecteur tendance.
𝑅 ⃗ (x . y) : vecteur résultant.
(x . y) : coordonnées du vecteur.
Enfin, une opération de filtrage est appliquée pour réduire une nouvelle fois "le bruit"
causé par les vecteurs dont les directions sont incohérentes (figure 3.21). Les vectrices
sommations de chaque point sont additionnées au vecteur des points voisins situés toujours
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