GENERALITES
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I.4.1.3 Bioamplification (biomagnification)
Le transfert d'un polluant donné d'un organisme à un autre est appelé : une bioamplification.
Celle-ci entraîne une concentration généralement plus élevée dans le prédateur que dans la
proie (Slotton et al., 2004). Ce processus varie considérablement avec la structure et la
longueur de la chaîne alimentaire (Atwell et al., 1998 ; Ikemoto et al., 2008 ; Misztal-Szkudli
et al., 2011).
Le processus d’accumulation des métaux lourds peut être évalué par rapport aux matrices
d’eau de mer et du sédiment marin, par l’utilisation de plusieurs facteurs comme le FBA,
facteur de bioaccumulation, et le FABS, facteur d’accumulation biote-sédiment. Le premier
est défini comme le rapport entre la concentration d'un contaminant donné dans le biote et sa
concentration dans l'eau (Rowan, 2013). Alors que le facteur d’accumulation biote-sédiment
(FABS) est calculée comme le rapport entre la concentration en métal dans l'organisme et
celle dans le sédiment (Usero et al., 2005).
D’après Casas (2004), il existe d’autres paramètres qui affectent le taux de bioaccumulation
comme les facteurs
chimiques (spéciation, biodisponibilité), physiologiques (croissance,
reproduction) et environnementaux (température, matières en suspension, chlorophylle).
I.4.2 Processus de bioaccumulation
La concentration des métaux lourds dans l'organisme résulte du bilan entre d'une part, les flux
d’entrées des métaux (adsorption, absorption et séquestration), et d'autre part, les différentes
voies d'élimination ou de décontamination (Boudou, 2004).
I.4.2.1 Absorption
L’entrée d’une substance xénobiotique dans l’organisme marin se fait soit directement à partir
de l’eau par adsorption sur la barrière cutanée ou les zones d’échange telles que les branchies
ou les parois digestives, soit indirectement par l’ingestion de proies contaminées (Deudero et
al., 2007).
A l’intérieur de l’organisme, le xénobiotique peut diffuser vers différents organes, et ceci en
fonction de l’affinité des substances (lipophile). En effet, les tissus lipidiques présentent le
maximum d’accumulation. Il est à noter qu’au fur et à mesure qu’on s’élève dans les niveaux
trophiques, plus la part due à l’alimentation augmente (Deudero et al., 2007).
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