CHAPITRE 7
Impact des infrastructures et propositions des solutions
118
1. Introduction :
Les littoraux sont des milieux en constante évolution. C’est pourquoi, les concernant, il est
préférable d’utiliser la notion « d’équilibre » plutôt que de « stabilité ».
L’érosion côtière est perçue depuis quelques années comme le recul accéléré des côtes, en
grande partie dû aux changements climatiques récents. Toutefois, plusieurs témoignages et
des photos historiques nous rappellent que le recul des côtes ne date pas des récentes années.
Les environnements terrestre et marin sont en constante évolution et les côtes qui sont une
zone d’interface, s’adaptent constamment à ces modifications de façon à établir un équilibre.
Outre ces différents éléments naturels, l’intervention de l’homme joue un rôle essentiel dans
l’évolution du littoral. L’implantation d’équipements en front de mer ou des modifications du
couvert végétal perturbent la dynamique côtière et contribuent souvent à aggraver les
phénomènes d’érosion (Degryse, 2003).
Vu que de ces interventions, la préservation du trait de côte est devenue un enjeu essentiel. Il
faut pour cela avoir une meilleure compréhension des processus d'érosion.
La solution est de construire des ouvrages de défense contre la mer (mur, épis…). Mais cette
solution d’aménagements « lourds » a parfois conduit à des effets contraires à ceux attendus :
les ouvrages stoppent l’érosion à cet endroit mais l’accentuent à proximité, Aujourd’hui des
solutions alternatives «souples » parfois dites « douces », peuvent selon les cas être
préconisées afin d’éviter les effets pervers des ouvrages de défense. L’idée générale n’est plus
de se « défendre » ou d’aller « contre » la mer mais d’accompagner et d’aller « avec » la mer
et les processus littoraux.
2. Problématique et enjeux de la zone :
La plage Est de Sidi-Fredj a été considérée en équilibre jusqu’à 1950. Depuis cette date, elle a
été le siège d’une importante érosion marine, qui s’est fait beaucoup sentir durant les années
1970 causant ainsi, un recul important du trait de côte, la disparition des constructions, et ce
jusqu’à l’effondrement de certaines d’entre-elles, ceci a réduit considérablement sa capacité
balnéaire (AINI, 2012).
Cet état de ruine n’a pas manqué d’attirer, dès 1990, l’attention des autorités communales de
Sidi-Fredj, qui ont lancé une opération de protection à partir de 1997. La solution préconisée
par le laboratoire des études maritimes (L.E.M), est réalisée, elle consiste en une protection de
la plage par l’implantation d’une batterie d’épis. Cependant, ces dispositifs d’aménagement ne
permettent pas à lui seul de la reconstituer, d’où s’impose l’idée d’un rechargement artificiel,
mais qui nécessitera de ramener des quantités de sables provenant de l’embouchure de Oued
Béni Messous (AINI, 2012).
Précédent

Modélisation numérique de la morphodynamique d\'une côte sableuse soumise à l\'effet des vagues et des houles cas : Plge de Sidi Fredj - 119/143

Suivant