Chapitre I
Généralités
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des composés de même propriété chimique (Kankou, 2004). Ce type de pollution peut avoir
des effets nocifs sur les organismes aquatiques directement ou indirectement.
I.4. Pollution par les éléments traces métalliques (ETM) :
I.4.1. Définition et classification des ETM :
Un métal est un élément chimique, issu le plus souvent d’un minerai doté d’un éclat
particulier appelé « éclat métallique », bon conducteur de chaleur et d’électricité, ayant des
caractéristiques de dureté et de malléabilité, se combinant aisément avec d’autres éléments pour
former des alliages utilisés par l’homme depuis l’Antiquité (Casas, 2005).
On appelle en général « Métaux Lourds » les éléments métalliques naturels, métaux ou
dans certains cas métalloïdes caractérisés par une masse volumique élevée, supérieure à 5 g/cm3
(Holleman et Wiberg, 1985). La classification des métaux lourds est souvent discutée car
certains métaux ne sont pas particulièrement « lourds » (cas du Zinc) et certains éléments ne
sont pas tous des métaux (cas de l'Arsenic). Pour ces différentes raisons, la plupart des
scientifiques préfèrent à l'appellation « Métaux Lourds », l'appellation « Éléments en
Traces Métalliques » (ETM), «Éléments Traces» ou encore « Métaux Traces» (Chiffoleau
et al. 2001). Ces appellations sont utilisées pour décrire ces mêmes éléments, car ils se
retrouvent souvent en très faibles quantités dans les eaux et les solides (Ramade, 2000).
Les ETM peuvent être classés en fonction de leur caractère essentiel pour les organismes
vivants.
I.4.1.1. Les métaux traces essentiels :
Ils sont aussi appelés « oligo-éléments » (la liste des oligo- éléments a été fixée par l’OMS
(au total 21 éléments sont reconnus comme tels, dont 14 métaux) et ce sont : le zinc, l'étain, le
vanadium, le fer, le chrome, le molybdène, le nickel, le cuivre, le sélénium, le cobalt, et le
manganèse. Ils sont considéré comme indispensables pour les organismes vivants et
l’augmentation de leur concentration dans l’environnement peut aboutir à des phénomènes
de toxicité. D'après une étude faite par Pequegnat et al, 1969 qui ont calculé qu'il faut tout au
plus de 2.7 ppm en poids sec de zinc pour satisfaire les besoins des enzymes contenus dans la
partie molle des organismes marins (Asso, 1988).
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Etude des métaux traces chez les moules de la côte algeroise - 17/76

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