Chapitre 1
Généralités
25
2011), mais également dans le tube digestif des mammifères à sang froid dont l’homme, ou ils
présentent moins de 10% des micro-organismes (Rejsek, 2002).
L’Organisation internationale de standardisation (ISO), définit le terme les coliformes comme
étant des organismes en bâtonnets, non sporogènes, Gram négatifs, oxydase négatifs, facultativement anaérobies, capables de croître en présence de sels biliaires ou d’autres agents de
surface possédant des activités inhibitrices de croissance similaires, et capables de fermenter
le lactose (et le mannitol) avec production d’acide et d’aldéhyde en 48 heures, à des températures de 35 à 37 °C (Rodier et al., 2009).
Les coliformes perdent leur viabilité plus lentement que la majorité des bactéries intestinales
et constituent, donc un indicateur de contamination fécale de l’eau de première importance, la
recherche et le dénombrement des coliformes totaux à 37°C demeure un examen intéressant
pour juger de l’efficacité d’une eau dans la mesure ou leur résistance aux désinfectants et
notamment au chlore est voisine de la résistance des bactéries pathogènes, ils vont donc
constituer de bons indicateurs d’efficacité de traitement (Rejsek,2002).
6.3.2. Les coliformes fécaux
Les coliformes fécaux, appelées également coliformes thermo-tolérants, ont pour habitat
spécifique le tube digestif (Bertrand et al., 2011). En effet, leur présence signe l’existence
quasi-certaine d’une contamination fécale de l’eau (Rejsek, 2002).
Les coliformes fécaux présentent les mêmes propriétés et les caractéristiques que les
coliformes après incubation à la température de 44 °C (Rodier et al., 2009). Capables de
fermenter le lactose à une température de 44 °C, ces propriétés biochimiques et
physiologiques permettent de les identifier au sein de la communauté microbienne très
complexe de l’environnement naturel par l’utilisation de milieux spécifiques et très sélectifs
(Bertrand et al., 2011).
Bien que la présence de coliformes fécaux témoigne habituellement d’une contamination
fécale, mais plusieurs coliformes fécaux proviennent des matières organiques tels que les
effluents industriels du secteur des pâtes et papiers ou de transformation alimentaire.
Précédent

Evaluation des paramètres physico-chimiques et bactériologiques au niveau de la plage El Bahdja avec les apports de l\'Oued Béni-Messous - 26/88

Suivant