CHAPITRE IV : MODELISATION HYDRO-SEDIMENTAIRE ET MORPHO-DYNAMIQUE COTIERE
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rivage, la somme des erreurs engendrées par cette méthode d’analyse est estimée à ± 10m entre
deux clichés successifs (AL SIDCHIKH, S., 2011).
L’analyse de la mobilité du trait de côte a été réalisée à l’aide de l’extension d’ARCVIEW,
DSAS (Digital Shoreline Analysis System) conçue par THIELER et al (2005). Le principe de cette
extension est de mesurer les évolutions entre les différentes positions des traits de côte grâce à
une série de transects orthogonaux à la plage, disposés le long d’une "ligne de base".
La première étape consiste à réaliser une ligne de base, c’est une ligne virtuelle dessinée à terre
qui permet à l’outil de générer automatiquement des transects perpendiculaire à la ligne de côte.
Dans la deuxième étape, une « Personal Geodatabase » est créée dont laquelle doit résider les
différents tracés du rivage issu de la digitalisation ainsi que la ligne de base.
A la troisième étape, les transects orthogonaux sont générés automatiquement par DSAS, à un
espacement spécifié le long de la côte, ils sont équidistants et perpendiculaires à la ligne de base.
Dans la dernière étape, après la création des transects, le DSAS calcule les changements globaux
des positions du trait de côte (les distances du mouvement de la ligne du rivage) en utilisant la
méthode NSM. La vitesse de modifications du trait de côte le long de chaque transect de calcul
est calculée pour chaque période en utilisant pour notre cas la méthode EPR puisque c’est le
modèle qui convient le mieux au choix d’uniquement 2 périodes.
L’End Point Rate (EPR) constitue le rapport de la distance entre le trait de côte le plus ancien et
le plus récent sur le temps, écoulé entre les deux dates, il est exprimé en mètres/an et correspond
à la vitesse d’évolution.
Ainsi, cette dernière étape nous a permis d’avoir le taux total d’érosion et d’accrétion en m2/an.
Pour quantifier les pertes et les gains en sédiment le long des littoraux étudiés, les déplacements
du trait de côté ont été exprimés en termes de surfaces. En effet, on a pu digitaliser par polygone
les surfaces d’évolution des plages. Il s’agit de numériser les surfaces comprises entre les tracés
de la ligne de rivage pour chacune des deux dates et de les cumuler selon leur type accrétion ou
érosion.
Pour mieux visualiser cette évolution nous allons réaliser une carte représentative du taux
d’érosion et d’accrétion ; Pour ce faire on est obligé de passer par une étape qui consiste à couper
nos transects afin d’avoir les données d’évolution du rivage juste entre nos traits de côte, pour
cela on utilise l’outil « Clip to shoreline change enveloppe ». On obtient donc la carte du taux
d’évolution du rivage.
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