CHAPITRE IV : MODELISATION HYDRO-SEDIMENTAIRE ET MORPHO-DYNAMIQUE COTIERE
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2. MORPHODYNAMIQUE COTIERES
2.1. Application des SIG dans l’étude de l’évolution du trait de côte
La définition du concept « trait de côte », censé représenter la frontière linéaire entre le domaine
maritime et terrestre, est problématique et sujette à controverses en raison de la grande diversité
des critères d’identification (rupture de pente, végétation côtière, degré d’humectation de
l’estran, etc.). Le trait de côte est loin d’être un trait fixe, c’est un lieu où s’affrontent plusieurs
éléments, il s’avère donc être un objet complexe. Il est défini comme une ligne imaginaire entre
la terre et la mer qui marque la limite jusqu'à laquelle peuvent parvenir les eaux marines.
(GOURMELON.F, 2003)
L'évolution du trait de côte est régie dans la majorité des cas par des phénomènes d'érosion ou de
pro-gradation. Il s’agit alors d’une donnée essentielle pour comprendre ces phénomènes.
La diversité d’indicateurs caractérisant le trait de côte conduit à la mise au point de nombreuses
méthodes pour détecter, extraire et suivre la mobilité du trait de côte, ces approches
méthodologiques reposent sur la compilation et la comparaison de données acquises, soit sur le
terrain par des instruments de topométrie (théodolite, Lidar, récepteur DGPS, etc.), soit en
laboratoire par traitements numériques d’images aériennes et satellitaires.
Dans notre cas d’étude, l’évolution spatio-temporelle du trait de côte a été étudiée par un
Système d’Information Géographique (SIG) qu’est l’Arcgis 10.2.
Les données disponibles qu’on a utilisées pour reconstruire et analyser l’évolution passée et
actuelle du trait de côte sont des images satellitaires issues du logiciel SASPLANET, couvrant
les zones suivantes : plage El-Kala pour la wilaya d’El Taref, Khmisti pour tipaza et Marsa Ben
M’Hidi pour tlemcen. Le SASplanet permet de télécharger des images satellites et des cartes
explorées pour pouvoir les visualiser ultérieurement en cas d’absence d'internet.
Ces images sont ensuite géoréférencées sur ARCGIS 10.2 sous ARCMAP-GIS dans la
projection UTM Zone N30 (Tlemcen), UTM ZONE N31 (Tipaza), UTM ZONE N32 (El-Taref).
Pour la digitalisation du trait de côte une ligne de référence doit être choisie. Dans le cas des
côtes sableuses, l’ados de plage s’avère être le plus fiable (ROBIN, 2002). C’est la ligne de
contact entre le haut de la plage et l’arrière plage. Elle est matérialisée par une rupture de pente
qui est identifiable sur les photographies aériennes (Gaillot et Chaverot, 2001). Dans cette étude,
l’ados de plage a été pris comme ligne de référence représentative du trait de côte.
Il est important de rappeler que le processus de numérisation, de redressement et de
géoréférencement des photographies puis de digitalisation du trait de côte génère une marge
d’erreur dont il faut tenir compte dans l’analyse et l’évaluation du taux d’évolution de la ligne du
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Contribution à l\'élaboration d\'une base de données dans le cadre de la gestion intègrée du littoral Algérien - 181/237

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