Chapitre I
Généralités
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La composition et la nature de ce dépôt sont partiellement liées à la constitution pétrographique
des bassins versants. Ils sont dits d’origine allochtone quand ils sont issus de l’érosion du bassin
versant par des agents dynamiques externes comme l’eau ou le vent, et d’origine autochtone
quand ils sont dus à la sédimentation de composés minéraux (carbonates, phosphates,…) et
organiques (organismes planctoniques morts) (Ramade, 1998). Les sédiments sont
essentiellement caractérisés par leur structure et leur composition.
VI.2. La structure
Selon Bellair et Pomerol (1977), les sédiments se classent selon la taille de leurs particules. Les
particules d’un diamètre supérieur à 63 µm caractérisent les sédiments grossiers qui sont
principalement constitués du sable et du matériel inorganique silicaté. Ces sédiments présentent
une faible cohésion. Les surfaces de contact des différentes particules sont peu importantes et
donc sont peu associées aux contaminants. On distingue généralement les graviers (Ø > 2 mm) et
les sables (63 µm < Ø < 2 mm).
Les particules d’une taille inférieure à 63 µm sont constituées de minéraux argileux ayant un
diamètre compris entre 0,2 et 2 µm, et de silt ayant un diamètre compris entre 2 µm et 63 µm.
Cette fraction fine peut également contenir de la matière organique. Les particules fines sont très
cohésives, elles sont chargées négativement et leur surface de contact est importante.
Ces caractéristiques leur donnent des affinités vis-à-vis des contaminants métalliques. La matière
organique sédimentaire, caractérisée par le carbone organique, est constituée de macromolécules
polymérisées hétérogènes. Elles possèdent des sites hydrophiles qui leur permettent de
s’adsorber à la surface des particules argileuses et de complexer de nombreux contaminants
(Burton, 1992 ; Bonnet, 2000).
VI.3. La composition
Le sédiment est une matrice très hétérogène, constitué de matériaux détritiques organiques et
inorganiques (Power et Chapman, 1992). Il présente principalement trois composantes: eau
interstitielle, phase inorganique et phase organique.
VI.3.1. Eau interstitielle
Elle correspond à l’eau qui occupe l’espace entre les particules sédimentaires et représente une
fraction importante du sédiment avec généralement plus de 50 % de son volume selon que ceuxci soient plus ou moins sableux. La teneur en eau est d’autant plus importante que la texture du
sédiment est fine (Campy et Meybeck, 1995).
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