Chapitre I
Généralités
16
L’utilisation du plomb est liée, auparavant à la production de la monnaie, des canalisations et de
la vaisselle, alors qu’actuellement c’est beaucoup plus l’industrie, l’imprimerie, les peintures et
les carburants automobiles (Miquel, 2001).
Les apports de plomb à l’océan se font majoritairement par voie atmosphérique, la source
principale étant encore à l’heure actuelle la combustion des carburants automobiles (Marchand
et Kantin, 1997).
Dans les sédiments, le plomb peut être remis en solution par dégradation aérobie de la matière
organique particulaire à laquelle il est associé. Cette solubilisation s’observe également en subsurface par dissolution des oxydes de fer et de manganèse (Marchand et Kantin, 1997).
V.5.3. Propriétés biologiques et toxicité
Les doses létales du plomb, sous la forme de sel minéral, sont souvent supérieures à sa limite de
solubilité dans l’eau de mer, c’est à dire 4 mg/L (in Belabed, 2010).
Le plomb inorganique peut donc être considéré comme toxique (concentration létale de 1 à 10
mg/L) ou modérément toxique (concentration létale de 10 à 100 mg/L). Le seuil de qualité
sanitaire réglementaire est de 1,5 mg/kg (CE 221/2002). Des effets sur la croissance de certaines
espèces phyto-planctoniques ont été enregistrés à partir de 0,5 µg/L. Il affecte aussi les
invertébrés marins notamment aux stades embryonnaires sont plus sensibles que les adultes (in
Belabed, 2010).
L’effet toxique du plomb peut se traduire par une compétition avec des métaux essentiels
divalents comme le calcium, le magnésium et le cuivre, ce qui génère des perturbations
métaboliques (Marchand et Kantin, 1997).
Enfin, le saturnisme qui se manifeste lors d’intoxication humaine par le plomb. Ses principaux
organes cibles sont le système nerveux, les reins et le sang. Cette maladie se caractérise par une
anémie et une perturbation du métabolisme par compétition avec les ions Ca
2+ (in Belabed,
2010).
VI. Le sédiment
VI.1. Définition et origine
Un sédiment est un dépôt de particules en suspension dans l’eau dérivant elles-mêmes de
l’érosion des roches et des sols, de matériaux détritiques minéraux ou organiques et de la
floculation d’éléments colloïdaux (Ramade, 1998).
Généralités
16
L’utilisation du plomb est liée, auparavant à la production de la monnaie, des canalisations et de
la vaisselle, alors qu’actuellement c’est beaucoup plus l’industrie, l’imprimerie, les peintures et
les carburants automobiles (Miquel, 2001).
Les apports de plomb à l’océan se font majoritairement par voie atmosphérique, la source
principale étant encore à l’heure actuelle la combustion des carburants automobiles (Marchand
et Kantin, 1997).
Dans les sédiments, le plomb peut être remis en solution par dégradation aérobie de la matière
organique particulaire à laquelle il est associé. Cette solubilisation s’observe également en subsurface par dissolution des oxydes de fer et de manganèse (Marchand et Kantin, 1997).
V.5.3. Propriétés biologiques et toxicité
Les doses létales du plomb, sous la forme de sel minéral, sont souvent supérieures à sa limite de
solubilité dans l’eau de mer, c’est à dire 4 mg/L (in Belabed, 2010).
Le plomb inorganique peut donc être considéré comme toxique (concentration létale de 1 à 10
mg/L) ou modérément toxique (concentration létale de 10 à 100 mg/L). Le seuil de qualité
sanitaire réglementaire est de 1,5 mg/kg (CE 221/2002). Des effets sur la croissance de certaines
espèces phyto-planctoniques ont été enregistrés à partir de 0,5 µg/L. Il affecte aussi les
invertébrés marins notamment aux stades embryonnaires sont plus sensibles que les adultes (in
Belabed, 2010).
L’effet toxique du plomb peut se traduire par une compétition avec des métaux essentiels
divalents comme le calcium, le magnésium et le cuivre, ce qui génère des perturbations
métaboliques (Marchand et Kantin, 1997).
Enfin, le saturnisme qui se manifeste lors d’intoxication humaine par le plomb. Ses principaux
organes cibles sont le système nerveux, les reins et le sang. Cette maladie se caractérise par une
anémie et une perturbation du métabolisme par compétition avec les ions Ca
2+ (in Belabed,
2010).
VI. Le sédiment
VI.1. Définition et origine
Un sédiment est un dépôt de particules en suspension dans l’eau dérivant elles-mêmes de
l’érosion des roches et des sols, de matériaux détritiques minéraux ou organiques et de la
floculation d’éléments colloïdaux (Ramade, 1998).
