Chapitre 1 : Généralités
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courant qui porte vers le large au moment de la marée descendant est le courant de jusant, ou
jusant. Parce qu’ils portent dans deux directions opposées, en dépit de leur vitesse qui peut
dépasser quelques nœuds et malgré une différence parfois supérieure à 4 m entre le flot et le
jusant, les courants de marée ne sont pas dotés d’un grand pouvoir érosif, même durant les
périodes de vives eaux.
Ainsi, l’action des courants de marée sur la géomorphologie est peu perceptible, sauf
dans les passages étroits tels que les détroits où ils creusent des chenaux et entraînent les
débris mobiles loin vers l’avant-côte.
1-2-2 L’action des agents aériens sur la géomorphologie
 le vent
C’est l’un des agents les plus actifs sur les littoraux. Son efficacité est en fonction de sa
fréquence, de sa vitesse, ou mieux encore, de sa violence et du degré de cohésion des grains
de stock de sédiments éolisables mis à sa disposition. Le vent met en place les dunes. En
absence d’obstacle topographique majeur à proximité des rivages, d’un couvert végétal
considérable, les accumulations dunaires peuvent prendre des dimensions importantes.
(Mongi & Miossec, 2010)
 les eaux de ruissellement et d’infiltration
Le ruissellement des eaux pluviales littorales est peu organisé. Mais sa vitesse
d’écoulement due à la proximité du niveau de base le rend très efficace sur le plan
géomorphologique. Le ruissellement ravine et apporte à la côte des quantités appréciables de
sédiments. Quant aux eaux qui s’infiltrent, elles provoquent, dans le cas de roches plastiques
(selon son comportement) et à pentes fortes, des glissements de terrain et des décollements,
d’autant plus que le couvert végétal est généralement peu dense et couvre mal le sol. Dans les
roches calcaires, sous l’effet de la dissolution, les eaux d’infiltration provoquent la naissance
de cavités et de galeries qui fragilisent davantage.
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