Chapitre I : Généralités et Méthodes d’étude
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Selon ILTIS (1974 in DAGET, 1979) une diversité faible caractérisera un peuplement jeune à haut
pouvoir de multiplication avec dominance nette d’une ou d’un petit nombre d’espèces, alors qu’une
diversité élevée, caractérisera au contraire des populations mûres ou séniles présentant une
composition spécifique complexe.
2.2.2.3. Régularité
Come évoqué précédemment, la diversité dépend à la fois des fréquences relatives des espèces, et
du nombre de celles-ci qui peut varier largement d’un peuplement à l’autre, les comparaisons se
font souvent par l’intermédiaire de l’équitabilité ou régularité (DAGET, 1979), qui consiste à
étudier le degré d’équi-répartition des individus au sein des espèces. Autrement dit, plus les
individus sont répartis également entre les espèces, plus l’équitabilité est élevée. De façon opposée,
si une grande proportion d’individus appartient à une seule espèce, la dominance est forte et
l’équitabilité est faible (MERIGOT, 2008). Il résulte du concept d’équitabilité deux catégories
principales d’espèces, les espèces dominantes et les espèces rares ou peu abondantes.
L’équitabilité ou la régularité se définit comme étant le rapport de la diversité réelle à la diversité
maximale. Cette dernière est égale à Log2 S et correspond à la diversité d’un peuplement où les S
espèces présentes auraient toutes la même fréquence relative (DAGET, 1979). Elle s’écrit donc :
E =
Ish (bits)
log 2 S (bits)
La régularité est comprise entre 0 et 1. Une équitabilité de 0.8 est généralement considérée comme
l’indice d’un peuplement équilibré (DAGET, 1979).
2.2.2.4. Modèles de distribution d’abondances
Un indice de diversité permet, selon DAGET (1979) de caractériser globalement par un seul
nombre l’un des aspects fondamentaux de la structure d’un peuplement. Cependant une
connaissance plus précise de cette structure nécessite celle de la distribution des abondances
spécifiques et l’emploi, pour représenter celle-ci, d’un modèle mathématique approprié.
D’après LEGENDRE et LEGENDRE (1984), les diagrammes de distribution d’abondances des
espèces peuvent être étudiés analytiquement, plutôt que par l’intermédiaire d’une mesure
synthétique comme l’indice de Shannon et Weaver. L’aspect analytique procure des éléments
d’interprétation quant aux relations entre les espèces d’un peuplement.
Parmi les nombreux modèles proposés, les seuls qui présentent un réel intérêt pratique sont
paradoxalement les plus simples. Trois, exposés par DAGET (1979), ont été utilisés et appliqués
aux communautés de chaque secteur, à partir des effectifs et du poids, il s’agit du :
• Modèle de MOTOMURA dit log-linéaire (1932 in DAGET, 1979).
• Modèle de MAC ARTHUR (1957 in DAGET, 1979).
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