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Classe des gastéropodes
assez grandes (parce que les caractères de détermination sont donnés pour les
adultes, à partir de 20 à 25 mm). On prendra le temps aussi d’en prélever quelques
dizaines de plusieurs provenances et de différents niveaux, afin d’y reconnaître plus
sûrement les caractères distinctifs.
Quand on parle la langue bretonne, on les nomme brennick, de brenn qui signifie
casque , auquel on ajoute le diminutif ick, donc brennick = petit casque. Les nonbretonnants les appellent berniques , par mauvaise francisation. Aux îles de Ré et
d’Oléron, on les connaît sous le nom de « jambes » et sur la côte basque on vous
parlera des « lapes ». Les Méditerranéens les nomment « arapèdes ».
Les patelles ont la fâcheuse réputation d’être coriaces. Cependant, posées à l’envers
sur la grille du barbecue et le pied bien garni d’un beurre à escargot , elles font
un plat tout à fait honorable mais ne pas oublier d’enlever la tête, avec la radula
indigeste qui lui fait suite.
Détermination des patelles : (1) à (6)
Si elle porte bien les caractéristiques qui vous ont amené à ce point de votre
recherche, votre coquille a toutes les chances d’appartenir aux patelles . Vous pouvez
donc trouver son nom d’espèce dans les paragraphes qui suivent. Cependant,
quelques mollusques, dont la coquille leur ressemble beaucoup, présentent en
plus un caractère peu visible mais fondamental qui fait d’eux des pulmonés. Voir
Siphonaria et Trismusculus pages 54 et 55.
Sous leur aspect banal, les différentes espèces de patelles se ressemblent tellement
qu’on ne peut cataloguer à coup sûr que les individus particulièrement typiques. Il
faut savoir que certaines espèces modifient leur profil suivant leurs conditions de vie.
Dans les ouvrages spécialisés, la plupart de nos patelles portent ou ont porté, depuis
deux siècles, un très grand nombre de noms différents suivant les auteurs qui les ont
décrites : la simple liste en occupe parfois des pages entières. C’est la preuve de leur
très grande variabilité.
Actuellement, on tend à simplifier et à clarifier ce genre qui fut autrefois si confus.
À la suite de Christiaens (1973), nous ne retiendrons que six espèces françaises et
quelques variétés. Commençons par les plus faciles à déterminer.
(1) Animal présentant à la fois les caractères suivants : une forme ovale, un bord profondément découpé ; une grande taille (jusqu’à 90 mm). La coquille est lourde avec plus
de 20 grosses côtes radiales assez régulières, arrondies comme les tuiles dites « demirondes ». Au croisement avec les stries d’accroissement, la portion supérieure de
chaque côte déborde un peu sur l’inférieure, donnant l’illusion que plusieurs coquilles
sont emboîtées l’une sous l’autre. Les intervalles, creux, contiennent souvent une
côte plus faible. L’impression musculaire est sensible au doigt :
Patella ferruginea Gmelin 1791,
famille des Patellidae
Photo. 24 Patella ferruginea.
Classe des gastéropodes
assez grandes (parce que les caractères de détermination sont donnés pour les
adultes, à partir de 20 à 25 mm). On prendra le temps aussi d’en prélever quelques
dizaines de plusieurs provenances et de différents niveaux, afin d’y reconnaître plus
sûrement les caractères distinctifs.
Quand on parle la langue bretonne, on les nomme brennick, de brenn qui signifie
casque , auquel on ajoute le diminutif ick, donc brennick = petit casque. Les nonbretonnants les appellent berniques , par mauvaise francisation. Aux îles de Ré et
d’Oléron, on les connaît sous le nom de « jambes » et sur la côte basque on vous
parlera des « lapes ». Les Méditerranéens les nomment « arapèdes ».
Les patelles ont la fâcheuse réputation d’être coriaces. Cependant, posées à l’envers
sur la grille du barbecue et le pied bien garni d’un beurre à escargot , elles font
un plat tout à fait honorable mais ne pas oublier d’enlever la tête, avec la radula
indigeste qui lui fait suite.
Détermination des patelles : (1) à (6)
Si elle porte bien les caractéristiques qui vous ont amené à ce point de votre
recherche, votre coquille a toutes les chances d’appartenir aux patelles . Vous pouvez
donc trouver son nom d’espèce dans les paragraphes qui suivent. Cependant,
quelques mollusques, dont la coquille leur ressemble beaucoup, présentent en
plus un caractère peu visible mais fondamental qui fait d’eux des pulmonés. Voir
Siphonaria et Trismusculus pages 54 et 55.
Sous leur aspect banal, les différentes espèces de patelles se ressemblent tellement
qu’on ne peut cataloguer à coup sûr que les individus particulièrement typiques. Il
faut savoir que certaines espèces modifient leur profil suivant leurs conditions de vie.
Dans les ouvrages spécialisés, la plupart de nos patelles portent ou ont porté, depuis
deux siècles, un très grand nombre de noms différents suivant les auteurs qui les ont
décrites : la simple liste en occupe parfois des pages entières. C’est la preuve de leur
très grande variabilité.
Actuellement, on tend à simplifier et à clarifier ce genre qui fut autrefois si confus.
À la suite de Christiaens (1973), nous ne retiendrons que six espèces françaises et
quelques variétés. Commençons par les plus faciles à déterminer.
(1) Animal présentant à la fois les caractères suivants : une forme ovale, un bord profondément découpé ; une grande taille (jusqu’à 90 mm). La coquille est lourde avec plus
de 20 grosses côtes radiales assez régulières, arrondies comme les tuiles dites « demirondes ». Au croisement avec les stries d’accroissement, la portion supérieure de
chaque côte déborde un peu sur l’inférieure, donnant l’illusion que plusieurs coquilles
sont emboîtées l’une sous l’autre. Les intervalles, creux, contiennent souvent une
côte plus faible. L’impression musculaire est sensible au doigt :
Patella ferruginea Gmelin 1791,
famille des Patellidae
Photo. 24 Patella ferruginea.
