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Clés de détermination
Dans l’embranchement des mollusques, les céphalopodes en général et les
coléoïdés en particulier, bien qu’ils aient conservé la symétrie bilatérale des
formes primitives, ont acquis des caractères tout à fait originaux :
– leur aptitude à la nage rapide, qu’on n’observe dans aucune autre classe. Elle
est en relation avec la puissance des muscles de leur manteau, qui se contracte
pour éjecter l’eau par le siphon : c’est la nage à réaction, qui repousse le
corps en arrière. Mais ils sont capables aussi de se déplacer vers l’avant, grâce
aux battements de leurs nageoires. La production de l’énergie nécessaire à ces
mouvements, inhabituels chez les mollusques, est favorisée par un système
respiratoire et circulatoire plus performant que dans les autres classes, avec une
meilleure efficacité des mouvements respiratoires, une meilleure utilisation de
l’oxygène, une circulation activée par des cœurs supplémentaires à la base des
branchies, la continuité du réseau circulatoire : cœur l artères l capillaires
l veines l cœur, sans les lacunes qu’on observe dans les autres groupes ;
– leur système nerveux, dont une partie est rassemblée dans une sorte de « cerveau » situé dans la tête, sous une protection cartilagineuse qui n’est pas sans
rappeler le crâne des vertébrés, et d’où sortent des fibres géantes qui vont
innerver les bras, permettant des réactions beaucoup plus rapides que celles
des autres mollusques ;
– ajoutez à cette efficacité celle de la vision, grâce à des yeux munis d’un
système iris/pupille et d’un cristallin qui font penser à ceux des vertébrés (les
plus performants du monde animal), celle des bras musculeux couverts de ventouses, une puissance mâchoire organisée en « bec de perroquet », et vous
aurez le tableau de prédateurs hautement perfectionnés ;
– les coléoïdés se distinguent encore par leur « poche du noir » qui secrète
un liquide opaque, la sépia, leur permettant de dissimuler leur fuite devant
un prédateur ; par des cellules spéciales de leur peau qui leur permettent de
se camoufler en prenant instantanément la couleur (homochromie) et l’aspect
(mimétisme) de leur milieu ; par leurs œufs d’où sortent, non pas des larves
comme chez les autres mollusques, mais des petits tout formés comme chez de
nombreux vertébrés...
Ce long développement était-il indispensable pour aborder la détermination de
la petite dizaine de céphalopodes coléoïdés qui peuplent nos mers, alors que
leurs coquilles sont peu attrayantes et que beaucoup n’en ont même pas ? Sans
doute que non ! Mais ce groupe est tellement intéressant par ses fossiles et sa
physiologie que nous avons pensé que ces quelques paragraphes n’étaient pas
superflus.
Clés de détermination
I Coquille rigide, blanche, opaque : voir I*
II Coquille souple, mince, légère, transparente ou translucide : voir II*
I* Choisir suivant sa forme : A ou B
A Coquille en tube enroulé suivant une spirale plane : voir A*
B Coquille en forme de lame ovale, épaissie vers le milieu : voir B*
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