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Classifi cation zoologique
Classification zoologique
Pourquoi une classification ?
Fig. 8 Dessin évoquant la multiplicité des formes animales.
L’incroyable diversité de la faune actuelle nous apparaît dans le dessin ci-dessus
où les animaux ont été volontairement placés pêle-mêle. La multiplicité des
formes animales, qui sont les innombrables solutions inventées par la nature
pour résoudre les problèmes vitaux de la locomotion, de l’alimentation, de
la reproduction, apparaît encore plus clairement lors de la visite d’un grand
musée.
Quant au spectacle de la nature vivante, pour autant qu’on puisse l’appréhender,
il est proprement déconcertant par sa richesse, sa variété et le nombre des participants : ne les estime-t-on pas à quelque 1 200 000 à 1 500 000 espèces
seulement pour les animaux pluricellulaires ? C’est pourquoi le petit personnage à droite du dessin, qui y représente notre espèce, semble bien perplexe
devant une telle complexité : comment la comprendre ? Comment décrire tous
ses éléments ?
Le meilleur moyen semble être de rassembler des espèces qui ont les mêmes
caractères afin de constituer des groupes moins complexes que l’ensemble, qui
seront plus faciles à connaître et à nommer. Mais sur quels critères établir ces
rapprochements ? Doit-on se contenter de rangements rudimentaires comme
ceux de certaines ethnies, encore isolées dans les dernières grandes forêts
équatoriales ou les déserts inaccessibles ? Plus préoccupées de survie dans
ces milieux difficiles que de classifications intellectuelles, elles connaissent
néanmoins toutes les espèces animales qui les entourent mais elles les rangent
en catégories utilitaires : mangeable ou immangeable, toxique ou non toxique.
Envisagée de leur point de vue, cette classification est d’une logique imparable et il serait inconvenant de s’en moquer (ne conservons-nous pas dans
nos manuels cette distinction pragmatique utile/nuisible au sujet de nombreux animaux de nos programmes scolaires ?), mais dans nos pays de vieilles
Classifi cation zoologique
Classification zoologique
Pourquoi une classification ?
Fig. 8 Dessin évoquant la multiplicité des formes animales.
L’incroyable diversité de la faune actuelle nous apparaît dans le dessin ci-dessus
où les animaux ont été volontairement placés pêle-mêle. La multiplicité des
formes animales, qui sont les innombrables solutions inventées par la nature
pour résoudre les problèmes vitaux de la locomotion, de l’alimentation, de
la reproduction, apparaît encore plus clairement lors de la visite d’un grand
musée.
Quant au spectacle de la nature vivante, pour autant qu’on puisse l’appréhender,
il est proprement déconcertant par sa richesse, sa variété et le nombre des participants : ne les estime-t-on pas à quelque 1 200 000 à 1 500 000 espèces
seulement pour les animaux pluricellulaires ? C’est pourquoi le petit personnage à droite du dessin, qui y représente notre espèce, semble bien perplexe
devant une telle complexité : comment la comprendre ? Comment décrire tous
ses éléments ?
Le meilleur moyen semble être de rassembler des espèces qui ont les mêmes
caractères afin de constituer des groupes moins complexes que l’ensemble, qui
seront plus faciles à connaître et à nommer. Mais sur quels critères établir ces
rapprochements ? Doit-on se contenter de rangements rudimentaires comme
ceux de certaines ethnies, encore isolées dans les dernières grandes forêts
équatoriales ou les déserts inaccessibles ? Plus préoccupées de survie dans
ces milieux difficiles que de classifications intellectuelles, elles connaissent
néanmoins toutes les espèces animales qui les entourent mais elles les rangent
en catégories utilitaires : mangeable ou immangeable, toxique ou non toxique.
Envisagée de leur point de vue, cette classification est d’une logique imparable et il serait inconvenant de s’en moquer (ne conservons-nous pas dans
nos manuels cette distinction pragmatique utile/nuisible au sujet de nombreux animaux de nos programmes scolaires ?), mais dans nos pays de vieilles
