Chapitre I
Généralités
18
l’apport sédimentaire (rétention du sédiment dans les barrages, modification du régime de
courantologie) (BOUDOURESQUE, et al., 2006 ; PERGENT, et al., 2004-2008).
5.5. Apports de substances polluantes :
Les polluants chimiques apportés par les rejets industriels ou urbains, tels que les éléments traces
métalliques et les détergents n’ont pas beaucoup d’effets sur la vitalité de l’herbier (partie I) que
la présence de grandes teneurs en MES dans l’eau (PERES, et al., 1975) qui provoque une
turbidité et dont l’impact est considérable.
Une autre cause qui menace l’herbier liée de façon indirecte à l’homme, est l’introduction
d’espèces invasives telles que Caulerpa taxifolia qui rentre en concurrence avec l’herbier à
posidonie pour l’espace (PERGENT, et al., 2008). Ainsi les macro-herbivores Paracentrotus
lividus et Sarpa salpa qui évitent Caulerpa taxifolia, du fait de la production de toxines, se
concentrent sur la posidonie, entrainant de ce fait des phénomènes de surpâturage
(BOUDOURESQUE, 1997).
5.6. Activités aquacoles :
Les études concernant l’impact des fermes piscicoles sur les herbiers à Posidonia oceanica sont
encore peu nombreuses et récentes. Toutefois, les résultats sont assez homogènes et montrent des
dégradations significatives de ces formations végétales dans tous les secteurs étudiés
(BOUDOURESQUE, et al., 2006).
6. Etat général de L’herbier de Posidonie en Algérie :
En Algérie, les études sur l’herbier à posidonie restent peu nombreuses, elles ne sont pas
réparties sur toute la côte Algérienne et se trouvent limités dans des aires restreintes. Bien que
cela ne suffise pas pour évaluer l’état général de cet écosystème, voici un aperçu général :
Dans la baie d’Arzew, Oran l’herbier descend jusqu’à 40m de profondeur. Aussi dans certaines
régions telle que la plage submergée de Stidia, wilaya de Mostaganem il semble être encore en
bon état de conservation vu les nombreuses espèces, surtout faunistiques, localisées sur et à
l'intérieur des rhizomes. Le nombre total d'individus comptabilisé s'élève à 391 dans cette zone.
Il est présent dans la baie d’Annaba mais il ne dépasse pas les 25 m de profondeur
(BELKHAMSSA, 2012).
Généralités
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l’apport sédimentaire (rétention du sédiment dans les barrages, modification du régime de
courantologie) (BOUDOURESQUE, et al., 2006 ; PERGENT, et al., 2004-2008).
5.5. Apports de substances polluantes :
Les polluants chimiques apportés par les rejets industriels ou urbains, tels que les éléments traces
métalliques et les détergents n’ont pas beaucoup d’effets sur la vitalité de l’herbier (partie I) que
la présence de grandes teneurs en MES dans l’eau (PERES, et al., 1975) qui provoque une
turbidité et dont l’impact est considérable.
Une autre cause qui menace l’herbier liée de façon indirecte à l’homme, est l’introduction
d’espèces invasives telles que Caulerpa taxifolia qui rentre en concurrence avec l’herbier à
posidonie pour l’espace (PERGENT, et al., 2008). Ainsi les macro-herbivores Paracentrotus
lividus et Sarpa salpa qui évitent Caulerpa taxifolia, du fait de la production de toxines, se
concentrent sur la posidonie, entrainant de ce fait des phénomènes de surpâturage
(BOUDOURESQUE, 1997).
5.6. Activités aquacoles :
Les études concernant l’impact des fermes piscicoles sur les herbiers à Posidonia oceanica sont
encore peu nombreuses et récentes. Toutefois, les résultats sont assez homogènes et montrent des
dégradations significatives de ces formations végétales dans tous les secteurs étudiés
(BOUDOURESQUE, et al., 2006).
6. Etat général de L’herbier de Posidonie en Algérie :
En Algérie, les études sur l’herbier à posidonie restent peu nombreuses, elles ne sont pas
réparties sur toute la côte Algérienne et se trouvent limités dans des aires restreintes. Bien que
cela ne suffise pas pour évaluer l’état général de cet écosystème, voici un aperçu général :
Dans la baie d’Arzew, Oran l’herbier descend jusqu’à 40m de profondeur. Aussi dans certaines
régions telle que la plage submergée de Stidia, wilaya de Mostaganem il semble être encore en
bon état de conservation vu les nombreuses espèces, surtout faunistiques, localisées sur et à
l'intérieur des rhizomes. Le nombre total d'individus comptabilisé s'élève à 391 dans cette zone.
Il est présent dans la baie d’Annaba mais il ne dépasse pas les 25 m de profondeur
(BELKHAMSSA, 2012).
