Chapitre I
Généralités
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Ses variations physiologiques, morphologiques, son abondance ou encore le succès de
reproduction traduisent les conditions environnementales de son habitat (LEVEQUE et
MOUNOLOU, 2008 ; KAISER, 2001).
L’utilité d’un bio-indicateur réside dans la surveillance de la qualité du milieu basée
exclusivement sur le suivi des paramètres physico-chimiques ne permet pas de tirer des
conclusions sur la santé de l'écosystème, puisqu’elle ne fournit pas de renseignements sur la
qualité de l’habitat et est limitée à l’étude des polluants présents à des concentrations supérieures
aux limites de détection des méthodes analytiques (MDDEP, 2008). De plus, cette méthode ne
permet pas d’intégrer les effets synergiques, additifs ou antagonistes des divers polluants sur les
organismes. Les bio-indicateurs fournissent une indication intégrée des effets spatiotemporels
des polluants sur le biote puisqu’ils « reflètent le temps total d’exposition au polluant,
contrairement aux mesures instrumentales qui prennent les valeurs des paramètres de façon
instantanée et localisée » (MARKERT et al, 2003). En plus certains bio-indicateurs permettent
une détection précoce des polluants ou des perturbations en raison de leur capacité de
bioaccumulation (KAISER, 2001). La bio- indication est donc un outil indispensable pour
évaluer la santé des écosystèmes (ANONYME, 2002).
2. Distribution et écologie de l’herbier à posidonie
La Magnoliophyte marine Posidonia oceanica est une espèce endémique stricte de la
méditerranée (BELLAN-SAINTINI, et al., 1994). Toute les signalisations en dehors de la
méditerranée sont inexactes (HARTOG, 1970 in BELLAN-SAINTINI, 1994).
Elle forme d’étendues prairies sous-marines (CRISTIANI et al., 1980) entre la surface et 30 à
40 m de profondeur (étage infralittoral) (SARTORETTO, et al., 2012) , elle peut se maintenir
jusqu’à 45m quand l’eau est claire, cependant la profondeur qu’elle atteint dépend de la
transparence des eaux littorales (MEINESZ, et al., 1978). L’herbier craint la turbidité, et donc
se présente très fragile à sa limite supérieure (PERES, et al., 1975).
L’espèce s’installe sur tous types de substrats (vase, sables fins, moyens ou grossiers ; roche)
même si elle affectionne le substrat meuble riche en matière organique (PERGENT-MARTINI,
LE RAVALLEC, 2007).
En mer ouverte, elle se trouve aussi dans quelques lagunes hyper-halines, BEN ALAYA (1972)
a indiqué que 41‰ constitue sa limite supérieure de tolérance. Mais elle se présente
particulièrement sensible à la dessalure et disparaît quand la salinité est inférieure à 33 PSU
(PERGENT, et al ., 2012) c’est pour cela qu’elle est absente en certains lieux, tels que les
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Contribution à l’étude de la pollution chimique et les paramètres vitaux de l’écosystème à Posidonia oceanica dans le front de mer de Bou- Ismail et de la Corne d’or de Tipaza. - 22/108

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