Chapitre II : PRESENTATION DE LA ZONE D'ETUDE
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2.4. Infrastructures de la baie d'Alger
 Le port d'Alger
Le port d’Alger a été construit à l’Ouest de la baie d’Alger. Il est situé entre 3° 3' 44'' et 3° 4' 60''
Est et 36° 45' 44'' et 36° 47' 43'' Nord.
Il constitue un milieu semi-fermé et comprend une importante zone industrielle et commerciale à
aire de stockage et de manutention et une zone de pèche et de plaisance. Il couvre un plan d’eau
de 179 ha et il est subdivisé en trois bassins : bassin du Vieux port, bassin d'Agha et bassin de
Mustapha (BACHOUCHE, 2010).
C’est le port le plus important du pays car il assure le tiers des échanges commerciaux qui
s’effectuent par voie maritime avec l’étranger en volume du trafic national des marchandises
diverses (céréales, denrées alimentaires, produits pétroliers, ciments, produits métalliques,
engrais, produits chimiques, transactions, biens d’équipements) (BACHOUCHE, 2010).
Il avitaille en moyenne 20 navires par jour. 16 millions de tonnes de marchandises y transitent
annuellement dont plus de 600 000 t/an de véhicules roulants, remorques, bus, engins, ... etc. et
plus de 250 000 conteneurs en 2001 (REBZANI-ZAHAF, 2003 in BACHOUCHE, 2010).
2.5. Sources de pollution dans la baie d'Alger
La zone côtière algéroise (surtout le port d’Alger et la baie d’Alger) constitue le réceptacle de
plusieurs types de pollutions du fait que la baie d'Alger est soumise aux perturbations
anthropiques de différentes origines. Près de mille entreprises se partagent cette baie et y
exercent leurs activités dans différents domaines : métallurgie, construction, pétrochimie,
production pharmaceutique, industries mécaniques, électriques et électroniques, alimentation,
production de papier … etc. (voir Annexe 02).
Les eaux usées urbaines de la ville d'Alger et des unités industrielles et agricoles sont drainées
par les Oueds El Harrach et El Hamiz. Ces eaux sont chargées de matières organiques, matières
en suspension, détergents et des huiles lubrifiantes générant ainsi des pollutions organiques et
chimiques. Cette situation est aggravée par l’absence de traitement de ces eaux (HOUMA et al.,
2004, PAC, 2005, LEM, 1998 in BACHARI-HOUMA, 2009 ; BACHARI et al., 2011).
Les eaux usées industrielles sont celles provenant des diverses usines de fabrication ou de
transformation. On peut toutefois admettre trois catégories d’eaux résiduaires
industrielles (DEHANE, 2016) :
 Les eaux résiduelles à caractère minéral (industrie chimique minérale, métallurgique et
les mines) ;
 Les eaux à caractère organique (des industries alimentaires et des abattoirs) ;
 Les eaux mixtes comme celles des industries textiles, de la distillation, du bois et les
papeteries).
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