Chapitre I : GENERALITES
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Alors que l’ingestion des hydrocarbures est la 2
ème
voie d’exposition pour les tortues de mer
(LUTCAVAGE et al., 1995 in DUPUIS et UCAN-MARIN, 2015).
Au rivage, les femelles, les juvéniles et même les œufs peuvent être exposés aux hydrocarbures
(car c’est l’endroit où elles pondent leurs œufs) par contact avec les sédiments contaminés
(NOAA, 2010 in DUPUIS et UCAN-MARIN, 2015).
6.2.3. Poissons
Chaque poisson peut être atteint directement par un déversement à travers :
L’ingestion de gouttelettes de pétrole ou de proie contaminée par les hydrocarbures ;
L’aspiration de composés du pétrole dissous par les branchies et autres surfaces du corps ;
Des troubles de la viabilité des œufs et la survie des larves.
En outre, les poissons peuvent être affectés indirectement par des modifications causées par les
hydrocarbures à leur habitat ou à l'écosystème qui les soutient (O'SULLIVAN A.J. et JAQUES
T.G., 2003).
Il n’y a pas d’exemples de poissons morts en mer ouverte à cause d’un déversement accidentel
d’hydrocarbures. Les poissons pélagiques et benthiques adultes qui vivent en eaux relativement
profondes courent un moins grand risque d'exposition parce qu'ils sont mobiles, capables d'éviter
les zones contaminées et ont une grande sensibilité aux odeurs pouvant ainsi sentir les
hydrocarbures même à des concentrations très faibles (ng/l) (BØRRESEN, 1993 in
EINARSSON, 2009 ; IRWIN, 1997 in CEAEQ, 2014).
Les larves et les jeunes des poissons pélagiques et benthiques courent un plus grand risque
d’exposition parce qu’ils sont moins mobiles que les adultes et parce qu’ils n’ont pas des
mécanismes de détoxication. Dans ce cas, c’est les poissons à nageoires qui sont les plus
vulnérables aux déversements d'hydrocarbures. Par exemple le saumon rose (HEINTZ et al,
1999 in KITSIOU et KARYDIS, 2014 ; RICE, 1985 in CEAEQ, 2014).
6.2.4. Invertébrés benthiques (mollusques et crustacés)
L’immobilité des communautés benthiques augmente leur risque d’exposition aux hydrocarbures
dans le cas d’un déversement.
La toxicité sur ces communautés est associée aux fractions persistantes des hydrocarbures
(NRC, 2003 in KITSIOU et KARYDIS, 2014).
Les crustacés sont les plus affectés. En effet, les hydrocarbures s’adhèrent à la surface de leurs
corps et provoque le bouchage des branchies et des mécanismes de nutrition. Ils peuvent aussi
pénétrer à l’intérieur de l’organisme à travers les branchies ou la surface du corps ou par
ingestion de la nourriture contaminée. Ceux-ci mènent à :
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Alors que l’ingestion des hydrocarbures est la 2
ème
voie d’exposition pour les tortues de mer
(LUTCAVAGE et al., 1995 in DUPUIS et UCAN-MARIN, 2015).
Au rivage, les femelles, les juvéniles et même les œufs peuvent être exposés aux hydrocarbures
(car c’est l’endroit où elles pondent leurs œufs) par contact avec les sédiments contaminés
(NOAA, 2010 in DUPUIS et UCAN-MARIN, 2015).
6.2.3. Poissons
Chaque poisson peut être atteint directement par un déversement à travers :
L’ingestion de gouttelettes de pétrole ou de proie contaminée par les hydrocarbures ;
L’aspiration de composés du pétrole dissous par les branchies et autres surfaces du corps ;
Des troubles de la viabilité des œufs et la survie des larves.
En outre, les poissons peuvent être affectés indirectement par des modifications causées par les
hydrocarbures à leur habitat ou à l'écosystème qui les soutient (O'SULLIVAN A.J. et JAQUES
T.G., 2003).
Il n’y a pas d’exemples de poissons morts en mer ouverte à cause d’un déversement accidentel
d’hydrocarbures. Les poissons pélagiques et benthiques adultes qui vivent en eaux relativement
profondes courent un moins grand risque d'exposition parce qu'ils sont mobiles, capables d'éviter
les zones contaminées et ont une grande sensibilité aux odeurs pouvant ainsi sentir les
hydrocarbures même à des concentrations très faibles (ng/l) (BØRRESEN, 1993 in
EINARSSON, 2009 ; IRWIN, 1997 in CEAEQ, 2014).
Les larves et les jeunes des poissons pélagiques et benthiques courent un plus grand risque
d’exposition parce qu’ils sont moins mobiles que les adultes et parce qu’ils n’ont pas des
mécanismes de détoxication. Dans ce cas, c’est les poissons à nageoires qui sont les plus
vulnérables aux déversements d'hydrocarbures. Par exemple le saumon rose (HEINTZ et al,
1999 in KITSIOU et KARYDIS, 2014 ; RICE, 1985 in CEAEQ, 2014).
6.2.4. Invertébrés benthiques (mollusques et crustacés)
L’immobilité des communautés benthiques augmente leur risque d’exposition aux hydrocarbures
dans le cas d’un déversement.
La toxicité sur ces communautés est associée aux fractions persistantes des hydrocarbures
(NRC, 2003 in KITSIOU et KARYDIS, 2014).
Les crustacés sont les plus affectés. En effet, les hydrocarbures s’adhèrent à la surface de leurs
corps et provoque le bouchage des branchies et des mécanismes de nutrition. Ils peuvent aussi
pénétrer à l’intérieur de l’organisme à travers les branchies ou la surface du corps ou par
ingestion de la nourriture contaminée. Ceux-ci mènent à :
