Chapitre I : GENERALITES
18
formulées pour améliorer cette théorie, mais il semble difficile de rendre compte de l’ensemble
des phénomènes (BOCARD, 2006).
5.1.2. Évaporation
L'évaporation présente le premier et le plus important processus de transformation impliqué
dans le transfert de masse (c.à.d. élimination du pétrole de la mer) qui se produit lors des deux
premiers jours d'évolution de la nappe (EINARSSON, 2009 ; GOEURY, 2012).
Ce processus fait que les composants ayant une faible température d’ébullition vont être
rapidement éliminés, ce qui réduit le volume de la nappe elle-même. Et plus il y a des
composants qui ont des points d’ébullition faibles, plus l'évaporation est importante
(SEBASTIÃO et GUEDES-SOARES, 1995 in EINARSSON, 2009).
Il a été estimé que durant les quelques premiers jours qui suivent l’accident de déversement, les
nappes légères peuvent perdre jusqu’à 75% de leur volume initial, les nappes moyennes environ
40%, mais les nappes lourdes ne perdent pas plus que 10% de leur volume initial (KITSIOU et
KARYDIS, 2014).
Ce phénomène est aussi favorisé par les vents forts, les températures élevées, les vagues, mais il
est ralenti par l’épaisseur de la nappe. Donc le degré d’étalement initial de celle-ci affecte le
taux d’évaporation (LACAZE, 1980 ; ITOPF, 2012).
5.1.3. Dissolution
On estime qu'une très faible partie de la masse d'hydrocarbure déversée va se dissoudre dans
l’eau, puisque la solubilité de la plupart des composants du pétrole est faible (LACAZE, 1980 ;
GOEURY, 2012).
La dissolution augmente à mesure que le poids moléculaire diminue, que la température
augmente, que la salinité décroit et que les concentrations de matière organique dissoute
augmentent (CEAEQ, 2014).
Les composants lourds des pétroles sont pratiquement insolubles dans l’eau tandis que les
composants plus légers, particulièrement les aromatiques comme le benzène et toluène, sont
légèrement solubles. Or, ces composées sont également les plus volatils et se perdent très
rapidement par évaporation, soit généralement 10 à 1000 fois plus vite qu’ils ne se dissolvent
(ITOPF, 2012).
Les concentrations des HC dissous excédent rarement 1 ppm et la dissolution ne contribue pas
significativement à la disparition de la nappe de pétrole de la surface de la mer. Donc le transfert
de masse dû à l'évaporation prédomine sur celui dû à la dissolution. Néanmoins, la dissolution
18
formulées pour améliorer cette théorie, mais il semble difficile de rendre compte de l’ensemble
des phénomènes (BOCARD, 2006).
5.1.2. Évaporation
L'évaporation présente le premier et le plus important processus de transformation impliqué
dans le transfert de masse (c.à.d. élimination du pétrole de la mer) qui se produit lors des deux
premiers jours d'évolution de la nappe (EINARSSON, 2009 ; GOEURY, 2012).
Ce processus fait que les composants ayant une faible température d’ébullition vont être
rapidement éliminés, ce qui réduit le volume de la nappe elle-même. Et plus il y a des
composants qui ont des points d’ébullition faibles, plus l'évaporation est importante
(SEBASTIÃO et GUEDES-SOARES, 1995 in EINARSSON, 2009).
Il a été estimé que durant les quelques premiers jours qui suivent l’accident de déversement, les
nappes légères peuvent perdre jusqu’à 75% de leur volume initial, les nappes moyennes environ
40%, mais les nappes lourdes ne perdent pas plus que 10% de leur volume initial (KITSIOU et
KARYDIS, 2014).
Ce phénomène est aussi favorisé par les vents forts, les températures élevées, les vagues, mais il
est ralenti par l’épaisseur de la nappe. Donc le degré d’étalement initial de celle-ci affecte le
taux d’évaporation (LACAZE, 1980 ; ITOPF, 2012).
5.1.3. Dissolution
On estime qu'une très faible partie de la masse d'hydrocarbure déversée va se dissoudre dans
l’eau, puisque la solubilité de la plupart des composants du pétrole est faible (LACAZE, 1980 ;
GOEURY, 2012).
La dissolution augmente à mesure que le poids moléculaire diminue, que la température
augmente, que la salinité décroit et que les concentrations de matière organique dissoute
augmentent (CEAEQ, 2014).
Les composants lourds des pétroles sont pratiquement insolubles dans l’eau tandis que les
composants plus légers, particulièrement les aromatiques comme le benzène et toluène, sont
légèrement solubles. Or, ces composées sont également les plus volatils et se perdent très
rapidement par évaporation, soit généralement 10 à 1000 fois plus vite qu’ils ne se dissolvent
(ITOPF, 2012).
Les concentrations des HC dissous excédent rarement 1 ppm et la dissolution ne contribue pas
significativement à la disparition de la nappe de pétrole de la surface de la mer. Donc le transfert
de masse dû à l'évaporation prédomine sur celui dû à la dissolution. Néanmoins, la dissolution
