MECANISMES DE PROTECTION
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Le brise-lame montre une durée de vie plus longue qu’un géo-tube grâce à la dureté
supérieure de ses composantes. Cependant, sur le plan esthétique, le brise-lame est plus
agressif que le géo-tube qui assure l’harmonie du paysage, car il garde l’aspect naturel de
l’environnement, pour cela il se voit accorder un A. Concernant l’impact sur
l’environnement, les deux variantes sont similaires et reçoivent le même attribut B.
Variantes
Coût (Da)
Brise lame
Carapace
Crête
4 008 400,00
41.884.200
Musoir
33 020 700,00
Noyau
4 855 100,00
Géotube
2 012 000,00
12.072.000
Selon les données regroupées dans le Tableau VII.6, le brise-lame est plus onéreux qu’un
géo-tube, ce qui rend la variante 02 favorable. Il reste à noter que les coûts sont calculés sans
prendre en considération la main d’œuvre, l’installation et l’entretien. Malgré que le géo-tube
à une durabilité moins importante que le brise-lame, il reste le favori grâce à son délai de
réalisation court, ses coûts moins cher, son impact positif sur le tourisme et l’économie.
VII.2. STRATEGIE DE PROTECTION DOUCE :
A l’échelle locale, au court et moyen termes, une assistance sédimentaire à la plage d’Ain
Franine reste envisageable. Cette dernière peut être effectuée à l’aide de techniques douces
dites d’écoplage et de stabiplage qui sont employées dans de nombreuses plages mondiales
afin de limiter le transport de sable et ainsi contenir l’érosion.
VII.2.1. La technique d’écoplage:
Le fonctionnement de l’écoplage est simple, un système de drains est installé à une
profondeur de 1,5m sous le sable, au niveau de la zone de jet de rive, parallèles au trait de
côte. Ces drains sont reliés à un collecteur lui-même couplé à une station de pompage ; l’eau
chargée en grains de sable apportés par la vague s’écoule par percolation, tandis que le sable
est retenu sur la plage. Une canalisation de refoulement restitue à la mer l’eau libérée des
sédiments, où peut être réutilisée (piscine, pisciculture..). L’engraissement de la plage est
donc favorisé, en minimisant l’effet d’arrachage de la nappe de retrait, tout en diminuant le
transport des sédiments vers le large.
Tableau VII. 6 : Coûts des deux variantes (LEM, 2015).
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