Introduction
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Le milieu aquatique constitue près de 71% de la superficie de la terre, et l’équilibre de notre
planète en dépend fortement. La pollution de ce milieu risque de provoquer de grands dégâts
écologiques (perturbation de cycles biogéochimiques, carence en eau, extinction de certaines
espèces, etc.) (Ramade, 2007).
Dans le milieu aquatique, de nombreuses substances toxiques générées par les activités
humaines sont quotidiennement déversées. Les contaminants majeurs sont regroupés en
plusieurs familles dont les plus importantes sont les hydrocarbures, les métaux lourds, les
polychlorobiphényles et les pesticides.
Les polluants présents en mer sont majoritairement d’origine anthropique. Au niveau du
littoral occidental algérien, l’urbanisation galopante des zones littorales, et la croissance
industrielle, ramènent leurs lots d’eau usée non traitée, rejetée directement en mer. Le trafic
maritime intense dû à la présence de grands ports au niveau de cette zone (Mostaganem,
Arzew, Oran, Ghazaouet), constitue des sources de pollution majeure ; s’ajoute à cela la forte
affluence de touristes pendant l’été. Ce qui a mené à classer certaines de ces zones comme
zones à risque de pollution marine, et d’autres comme points chauds de pollution (EEA, 2006).
Face à cette situation inquiétante, des études ont été menées afin de connaître la qualité de ces
rejets et ont pu mettre en évidence la présence de contaminants dangereux tels que les métaux
lourds, polluants qui se distinguent des autres polluants chimiques par une faible
biodégradabilité et un important pouvoir de bioaccumulation le long de la chaîne trophique.
Cette région a été choisie du faite qu’elle représente un pôle industriel important par son port
ouvert aux bateaux de pêche, de marchandises et de voyages et surtout par la présence de
l’unité ALZINC suspecté d’être le plus grand responsable de la pollution dans la région.
Ce travail s’intéresse essentiellement à l’étude des niveaux et des différences de
bioaccumulation des métaux traces par trois poissons demersaux dans le golfe de Ghazaouet
à savoir ;
Le merlu (Merluccius merluccius) considéré comme l’espèce la plus importante des poissons
démersaux exploitées, d’une part, et par le rang trophique élevé qu’il occupe, d’autre part, le
merlu est potentiellement exposé à la bioaccumulation des composés inorganiques
(Belhoucine, 2012) ;
Le rouget barbet de vase (Mullus barbatus) est un poisson dont la chair est fortement
appréciée, et dont la valeur commerciale est importante, il a été recommandé parmi les espèces
prioritaires pour des études biologiques et d’évaluation en méditerranée (CGPM, 2002) ;
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