Chapitre I : Généralités
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Tous ces problèmes ont mis en évidence la nécessité de la mise en œuvre de la planification
spatiale maritime et ont mené à ce que le concept soit largement discuté dans les forums
scientifiques. Mais peu d’exemples de pratique réelle sont relevés.
Historiquement, les approches de gestion ont été uni-sectorielles sans tenir compte des
conflits potentiels entre les secteurs. Une attention plus récente a été accordée à la
planification et à la gestion de l'utilisation multiple de l'espace marin, en particulier dans les
zones où les conflits d'utilisation sont déjà clairs (Mayes, 2008). Le concept PEM a
commencé comme une approche d’aménagement pour la conservation de la nature, ce qui a
été stimulé par les intérêts internationaux et nationaux dans le développement de zones
marines protégées (AMP), et non pas par des considérations liées à la gestion des conflits
d’usages.
Bien que la PEM soit un outil d’aménagement et de gouvernance, les scientifiques sont les
premiers à souligner sa nécessité, surtout les écologistes et les environnementalistes, il est
utile de citer ces premières initiatives.
Le parc marin de la Grande Barrière de corail en Australie, l'approche australienne permet de
multiples activités humaines, comme la pêche et le tourisme, tout en assurant un niveau élevé
de protection pour des zones spécifiques notamment les AMP (Lawrence et al., 2002). Parmi
les autres initiatives de la PEM figurent le "Florida Keys National Marine Sanctuary" aux
États-Unis, "Eastern Scotia Shelf Management" Initiative au Canada et le Plan provincial de
gestion des ressources aux Philippines. En 2006, le premier atelier international sur
l'utilisation de la PEM a été organisé (IOC, 2006).
Pour de nombreux pays côtiers, la PEM est devenue l'approche de gestion privilégiée pour
faire face aux conflits croissants entre les utilisations multiples des zones côtières et marines,
y compris leurs zones économiques exclusives (ZEE) (Douvere, 2010). La plupart des pays
qui se sont engagés avec succès à la PEM l'ont fait d'un besoin de s'attaquer à des conflits ou
des problèmes particuliers existants ou prévus. Ces problèmes peuvent être liés au
développement économique, par exemple pour décider où permettre de nouvelles installations
d'énergie renouvelable au rivage ou des installations aquacoles ou à la conservation de
l'environnement, par exemple pour déterminer les zones biologiquement et écologiquement
importantes qui doivent être protégées (Ehler et Douvere, 2008). Par exemple, la Belgique et
l'Allemagne ont lancé leur PEM après des questions posées sur l'emplacement de nouvelles
installations éoliennes.
2.1.1. La planification de l’espace maritime PEM et la gestion intégrée des zones côtière
GIZC
Il est difficile de parvenir à une cohérence entre la planification terrestre (comprenant les
zones côtières) et les systèmes de planification maritime. Les zones côtières sont la «
charnière » entre le développement marin et terrestre. Les zones de drainage où les impacts
terrestres d'activités telles que l'agriculture et la croissance urbaine sont pertinents dans le
contexte du PEM (Douvere, 2010), c'est pourquoi la planification spatiale terrestre devrait être
coordonnée avec la PEM. Les services respectifs devraient coopérer et impliquer les parties
prenantes afin d'assurer l’intégration et le développement durable.
Bien que les recommandations de l'UE sur la gestion intégrée des zones côtières (GIZC),
adoptées en 2002, ne fassent pas référence à la PEM en tant que tel, elles fournissent une base
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