Conclusion générale
100
Au travers de l'exemple du port de Cap Djinet, l'influence d'un ouvrage portuaire, implanté
par grande profondeur, sur un littoral soumis à une forte dynamique sédimentaire est
étudiée où nous avons effectué une étude comparative entre un état sans ouvrages de
protection et un état en présence de ces derniers, cette comparaison a été réalisée avec
l’exploitation des résultats de la réfraction des houles, d’hydrodynamique et transport
sédimentaire résultants de la modélisation numérique par le logiciel MIKE21,l’étude
granulométrique effectuée dans la partie aérienne et marine de notre zone et l’analyse
diachronique des traits de côtes par l’outil DSAS.
-Une étude des caractéristiques naturelles du milieu a permis de préciser le fonctionnement
hydrodynamique du système côtier de Cap Djinet. L’analyse des données de l’ONM
démontrent que les vents dominants proviennent du secteur Nord Est et Ouest au large et
du secteur Nord Est (entre 14 et 34°N) à la côte. La houle sur la côte de Cap Djinet agit en
permanence. Les houles de secteur Nord-est et Ouest sont prédominantes et induisent un
courant littoral dirigé vers le Sud.
- Etude granulo-sédimentaire du littoral de Cap Djinet dont La répartition spatiale des
sédiments montre que la distribution du grain moyen augmente de l’Est vers l’Ouest, elle
est plus élevé au niveau des infrastructures portuaires et l’épi Sud dans la partie aérienne.
Concernant la granulométrie marine elle varie sur le site entre 0.19 à 2.72mm du large vers
le trait de côte. Cette étude montre aussi la présence d’un stock sédimentaire très varié.
-L'évolution historique du site a été reconstituée en utilisant des images satellitaires
anciennes. Cette reconstitution a permis d'apprécier la dynamique particulièrement rapide
du trait de côte depuis la construction du port de Cap Djinet. La méthode utilisée pour
évaluer l’état de notre zone, est l’analyse diachronique des traits de côtes par l’outil DSAS,
ce qui a permis de faire ressortir des statistiques d’évolution, notamment le NSM qui
indique la distance parcourue du trait de côte dans une période de temps , ou le LRR et
l’EPR qui font ressortir la vitesse d’évolution par an. Entre 2002 et 2016, l'avancée du trait
de côte, au Nord du port est estimée à 11 m. Au Sud, l'érosion constatée atteint -4m en 14
ans.Il est à rappeler que l’ensablement et/ou l’érosion sont souvent des phénomènes
naturels liés aux effets météorologiques, hydrodynamiques et hydro-sédimentaires. Ces
phénomènes sont toutefois accélérés par les effets perturbateurs liés à l’emprise humaine
sur le rivage.
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Au travers de l'exemple du port de Cap Djinet, l'influence d'un ouvrage portuaire, implanté
par grande profondeur, sur un littoral soumis à une forte dynamique sédimentaire est
étudiée où nous avons effectué une étude comparative entre un état sans ouvrages de
protection et un état en présence de ces derniers, cette comparaison a été réalisée avec
l’exploitation des résultats de la réfraction des houles, d’hydrodynamique et transport
sédimentaire résultants de la modélisation numérique par le logiciel MIKE21,l’étude
granulométrique effectuée dans la partie aérienne et marine de notre zone et l’analyse
diachronique des traits de côtes par l’outil DSAS.
-Une étude des caractéristiques naturelles du milieu a permis de préciser le fonctionnement
hydrodynamique du système côtier de Cap Djinet. L’analyse des données de l’ONM
démontrent que les vents dominants proviennent du secteur Nord Est et Ouest au large et
du secteur Nord Est (entre 14 et 34°N) à la côte. La houle sur la côte de Cap Djinet agit en
permanence. Les houles de secteur Nord-est et Ouest sont prédominantes et induisent un
courant littoral dirigé vers le Sud.
- Etude granulo-sédimentaire du littoral de Cap Djinet dont La répartition spatiale des
sédiments montre que la distribution du grain moyen augmente de l’Est vers l’Ouest, elle
est plus élevé au niveau des infrastructures portuaires et l’épi Sud dans la partie aérienne.
Concernant la granulométrie marine elle varie sur le site entre 0.19 à 2.72mm du large vers
le trait de côte. Cette étude montre aussi la présence d’un stock sédimentaire très varié.
-L'évolution historique du site a été reconstituée en utilisant des images satellitaires
anciennes. Cette reconstitution a permis d'apprécier la dynamique particulièrement rapide
du trait de côte depuis la construction du port de Cap Djinet. La méthode utilisée pour
évaluer l’état de notre zone, est l’analyse diachronique des traits de côtes par l’outil DSAS,
ce qui a permis de faire ressortir des statistiques d’évolution, notamment le NSM qui
indique la distance parcourue du trait de côte dans une période de temps , ou le LRR et
l’EPR qui font ressortir la vitesse d’évolution par an. Entre 2002 et 2016, l'avancée du trait
de côte, au Nord du port est estimée à 11 m. Au Sud, l'érosion constatée atteint -4m en 14
ans.Il est à rappeler que l’ensablement et/ou l’érosion sont souvent des phénomènes
naturels liés aux effets météorologiques, hydrodynamiques et hydro-sédimentaires. Ces
phénomènes sont toutefois accélérés par les effets perturbateurs liés à l’emprise humaine
sur le rivage.
