Introduction
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La législation algérienne ne prévoit pas de dispositif spécifique aux macro-déchets littoraux et
marins, même si l’examen du contexte juridique et institutionnel révèle l’existence d’un
arsenal juridique dans les politiques sectorielles et conventions internationales ratifiées par
l’Algérie qui permettent de prévenir et réprimer toutes formes de rejets de déchets en mer et
sur le littoral. La politique algérienne en matière des déchets est très sévère, elle s’appuie sur
un ensemble de textes législatifs qui organise le service public des déchets, notamment la loi
du 21décembre 2001 relative à la gestion, le contrôle et à l’élimination des déchets. Le seul
texte existant avant l’adoption de cette loi est le décret n° 84-378 du 15 décembre 1984 fixant
les conditions de nettoiement, d’enlèvement et du traitement des déchets solides urbains.
En matière de déchets, les gaz à effet de serre peuvent être émis par le brûlage à l’air libre des
déchets au niveau des décharges sauvages. Dans ce contexte l’Algérie a signé le protocole de
Kyoto le 29 avril 1998 approuvé le 21 mai 2002, puis ratifié le 28 avril 2004, et entré en
vigueur le 16 février 2005 qui incite à la réduction des émissions des gaz à effet de serre.
Les travaux des scientifiques et les données collectées par les nombreuses associations ont
permis d’évaluer dans de nombreux secteurs l’impact de la pollution par les macro-déchets.
Cependant il n’existe pas à l’heure actuelle un protocole commun harmonisé de qualification
et de quantification des déchets marins, ce qui rend difficile l’évaluation globale (Loubersac,
1982). On constate néanmoins un certain nombre d’efforts récents pour harmoniser les
méthodes (Cheschire et al., 2009).
Le littoral reste le milieu le plus représentatif du stock général des macro-déchets et de ses
variations, celui où l’impact visuel est le plus important.
Par ailleurs, on constate de plus en plus de rejets des macro-déchets incommodants nos plages
et constituant de véritables plaies qui dégradent le paysage et représentent de véritables
réservoirs des microbes et autres produits dangereux.
Dans le cadre de ce travail, nous nous sommes intéressés à l’identification et à la
quantification des macro-déchets solides encombrants dix plages pilotes des wilayas de Bejaia
et de Jijel.
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