Introduction
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Introduction
Les déchets en milieux aquatiques continentaux et maritimes sont définis comme étant tout
matériau ou objet fabriqué et utilisé par l’homme et qui est directement ou indirectement,
volontairement ou involontairement jeté ou abandonné dans les milieux aquatiques. Les
déchets flottants, échoués ou immergés sont des déchets solides et visibles à l’œil nu (Ifremer,
2010). La problématique des macro-déchets en mer et sur les côtes est devenue un défi auquel
sont confronté de nombreux pays et le dernier sommet des mers et des océans qui s’est tenu à
New York en juin 2016 l’a rappelé avec force. Ces macro-déchets sont principalement
constitués de plastique, de verre, de métal, de bois, de papier-carton et de portions des tissus.
Les déchets d’origine naturelle ne sont pas considérés comme des macro-déchets, cependant
ils le deviennent, en pratique, lorsqu’ils sont mélangés aux macro-déchets (Ifremer, 2010).
Les macro-déchets sont à 70% d’origine tellurique, générés par les usagers des plages, les
décharges, les ports, les zones urbaines et industrielles. Le solde provient des activités menées
en mer telles que la pêche, la conchyliculture, la plaisance et les navires de commerce. La
complexité du problème des macro-déchets est liée à la grande diversité de ces déchets ainsi
qu’à la variabilité de leur source. Les principaux vecteurs de dispersion des macro-déchets
restent les cours d’eau, les courants et les vents, avec une répartition des déchets sur le littoral,
en surface et sur le fond, sachant que leur devenir ultime est d’aboutir sur le fond alors que la
partie la plus visible se trouve sur le littoral (Rayer, 2009).
Malgré les études scientifiques menées sur le sujet depuis presque 30 ans, la problématique
des macro-déchets était jusqu’à présent principalement considérée en termes d’impact
esthétique. Le contexte sociétal et juridique propulse maintenant les macro-déchets au rang de
thématique émergente avec la prise de conscience, y compris dans la communauté
scientifique, d’une réelle question de pollution massive, globale et persistante ayant des
impacts très diversifiés sur la faune, la flore, et la santé humaine (Rayer, 2009). Beaucoup
d’inconnues subsistent et des pistes de recherche sont à explorer concernant cette
problématique (Djamaci, 2012). Par exemple, le transport des micropolluants par les
plastiques et les impacts de ces derniers sur le milieu marin et la chaîne alimentaire. L’impact
socio-économique n’est pas à négliger et reste à évaluer de façon plus précise en termes de
coût de nettoyage, de coût pour la pêche professionnelle et de coût non marchand si l’on
considère la valeur économique d’une plage et le coût de sa dégradation environnementale
(Ifremer, 2010).
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Introduction
Les déchets en milieux aquatiques continentaux et maritimes sont définis comme étant tout
matériau ou objet fabriqué et utilisé par l’homme et qui est directement ou indirectement,
volontairement ou involontairement jeté ou abandonné dans les milieux aquatiques. Les
déchets flottants, échoués ou immergés sont des déchets solides et visibles à l’œil nu (Ifremer,
2010). La problématique des macro-déchets en mer et sur les côtes est devenue un défi auquel
sont confronté de nombreux pays et le dernier sommet des mers et des océans qui s’est tenu à
New York en juin 2016 l’a rappelé avec force. Ces macro-déchets sont principalement
constitués de plastique, de verre, de métal, de bois, de papier-carton et de portions des tissus.
Les déchets d’origine naturelle ne sont pas considérés comme des macro-déchets, cependant
ils le deviennent, en pratique, lorsqu’ils sont mélangés aux macro-déchets (Ifremer, 2010).
Les macro-déchets sont à 70% d’origine tellurique, générés par les usagers des plages, les
décharges, les ports, les zones urbaines et industrielles. Le solde provient des activités menées
en mer telles que la pêche, la conchyliculture, la plaisance et les navires de commerce. La
complexité du problème des macro-déchets est liée à la grande diversité de ces déchets ainsi
qu’à la variabilité de leur source. Les principaux vecteurs de dispersion des macro-déchets
restent les cours d’eau, les courants et les vents, avec une répartition des déchets sur le littoral,
en surface et sur le fond, sachant que leur devenir ultime est d’aboutir sur le fond alors que la
partie la plus visible se trouve sur le littoral (Rayer, 2009).
Malgré les études scientifiques menées sur le sujet depuis presque 30 ans, la problématique
des macro-déchets était jusqu’à présent principalement considérée en termes d’impact
esthétique. Le contexte sociétal et juridique propulse maintenant les macro-déchets au rang de
thématique émergente avec la prise de conscience, y compris dans la communauté
scientifique, d’une réelle question de pollution massive, globale et persistante ayant des
impacts très diversifiés sur la faune, la flore, et la santé humaine (Rayer, 2009). Beaucoup
d’inconnues subsistent et des pistes de recherche sont à explorer concernant cette
problématique (Djamaci, 2012). Par exemple, le transport des micropolluants par les
plastiques et les impacts de ces derniers sur le milieu marin et la chaîne alimentaire. L’impact
socio-économique n’est pas à négliger et reste à évaluer de façon plus précise en termes de
coût de nettoyage, de coût pour la pêche professionnelle et de coût non marchand si l’on
considère la valeur économique d’une plage et le coût de sa dégradation environnementale
(Ifremer, 2010).
