Chapitre 2 : Matériel et méthodes
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4 Etude de la dynamique
Actuellement, les études de la dynamique des populations d’organismes marins se multiplient
et elles sont particulièrement intéressantes lorsque la biomasse (ou l’effectif) et la structure
démographique varient en fonction de facteurs connus et mesurables (Laurec et Le Guen, 1981).
A partir de cette quantification, on formule des modèles mathématiques plus ou moins adaptés
à la réalité de l’observation des phénomènes étudiés.
L’application des modèles mathématiques classiques à la dynamique des populations
d’Echinoïdea exploités, n’est pas très aisée. L’interprétation du résultat des équations est
délicate en raison de l’étalement des périodes de ponte au cours de l’année, étalement qui rend
difficile la séparation et le suivi des cohortes (San Martin, 1995). En fait, il parait plus
intéressant d’approfondir les connaissances sur la biologie et les besoins physiologiques des
oursins.
4.1 La structure démographique de la population
L’âge de Paracentrotus lividus peut être déterminé par la méthode directe : lecture des stries
d’accroissement (Azzolina, 1988) ou par les méthodes indirectes : l’estimation statistique
(méthode de Petersen, Harding, Bhattacharya et Gheno Le Guen). Pour notre étude l’évaluation
de l’âge de Paracentrotus lividus a été réalisée à partir d’un effectif de 2604 individus dans la
zone d’El-Djamila, 917 individus à Tamentfoust et 680 à Sidi Fredj, à l'aide de la méthode
suivante :
4.1.1 Méthode de Bhattacharya (1967)
Sur un graphique, on porte en abscisses les différences entre les logarithmes népériens des
effectifs des classes "suivantes" et des classes concernées. On cherche ensuite les régions où
des points consécutifs sont alignés sur des pentes négatives. Le nombre de droites obtenues
représente le nombre de sous-populations gaussiennes. La taille moyenne des individus de
chaque sous-population est donnée par l’intersection de la droite correspondante avec l’axe des
abscisses (Le Direac'h, 1988).
4.2 Etude de la croissance
La croissance consiste essentiellement à établir une relation entre une variable mesurable (taille
ou poids) caractérisant un individu et l’âge de cet individu (Hemida, 1987).
Concernant les Echinoïdea, plusieurs méthodes ont été utilisées, pour quantifier leur
croissance : analyse de la distribution des fréquences de tailles (Crapp et Willis, 1975) ; étude
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4 Etude de la dynamique
Actuellement, les études de la dynamique des populations d’organismes marins se multiplient
et elles sont particulièrement intéressantes lorsque la biomasse (ou l’effectif) et la structure
démographique varient en fonction de facteurs connus et mesurables (Laurec et Le Guen, 1981).
A partir de cette quantification, on formule des modèles mathématiques plus ou moins adaptés
à la réalité de l’observation des phénomènes étudiés.
L’application des modèles mathématiques classiques à la dynamique des populations
d’Echinoïdea exploités, n’est pas très aisée. L’interprétation du résultat des équations est
délicate en raison de l’étalement des périodes de ponte au cours de l’année, étalement qui rend
difficile la séparation et le suivi des cohortes (San Martin, 1995). En fait, il parait plus
intéressant d’approfondir les connaissances sur la biologie et les besoins physiologiques des
oursins.
4.1 La structure démographique de la population
L’âge de Paracentrotus lividus peut être déterminé par la méthode directe : lecture des stries
d’accroissement (Azzolina, 1988) ou par les méthodes indirectes : l’estimation statistique
(méthode de Petersen, Harding, Bhattacharya et Gheno Le Guen). Pour notre étude l’évaluation
de l’âge de Paracentrotus lividus a été réalisée à partir d’un effectif de 2604 individus dans la
zone d’El-Djamila, 917 individus à Tamentfoust et 680 à Sidi Fredj, à l'aide de la méthode
suivante :
4.1.1 Méthode de Bhattacharya (1967)
Sur un graphique, on porte en abscisses les différences entre les logarithmes népériens des
effectifs des classes "suivantes" et des classes concernées. On cherche ensuite les régions où
des points consécutifs sont alignés sur des pentes négatives. Le nombre de droites obtenues
représente le nombre de sous-populations gaussiennes. La taille moyenne des individus de
chaque sous-population est donnée par l’intersection de la droite correspondante avec l’axe des
abscisses (Le Direac'h, 1988).
4.2 Etude de la croissance
La croissance consiste essentiellement à établir une relation entre une variable mesurable (taille
ou poids) caractérisant un individu et l’âge de cet individu (Hemida, 1987).
Concernant les Echinoïdea, plusieurs méthodes ont été utilisées, pour quantifier leur
croissance : analyse de la distribution des fréquences de tailles (Crapp et Willis, 1975) ; étude
