Généralités
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1.2.2. Espèces non toxiques génératrices de blooms
Parmi les 3 400 à 4 000 espèces de phytoplancton (Sournia, 1978) 300 peuvent, en
certaines occasions, se retrouver à des densités telles qu’elles ont la capacité de colorer
l’eau.
Une efflorescence (ou bloom en anglais) correspond à une prolifération rapide, massive,
mais fugace de microalgues, l’apparition de ce phénomène conjugue toujours l’existence
de conditions favorables à la multiplication rapide de certains organismes et des conditions
météorologiques et hydrologiques (mer calme) favorisant leur concentration (Lassus, 1988
in Guy, 2006).
La concentration élevée en microalgues donne à l'eau de mer une apparence inhabituelle et
visible à l'œil nu : colorations vertes, brunes, rouges ou dorées, appelées "eaux colorées"
ou présence abondante de mousse.
Dans la plupart des cas, les eaux colorées apparaissent après une période prolongée de
fortes températures de l’air et de l’eau qui coïncide avec une absence d’agitation des eaux.
Un abaissement de salinités consécutives à de fortes pluies peut avoir le même effet,
empêchant tout mélange vertical de l’eau et apportant de nombreux composés minéraux et
organiques. La dominance des dinoflagellés dans le cas d’eaux colorées explique que ces
fortes concentrations de phytoplancton se produisent en dépit de concentrations faibles de
phosphate et de nitrate. En effet, à l’inverse des diatomées, favorisées lors d’apport massifs
de sels nutritifs, les dinoflagellés utilisent, si nécessaire des sources organiques d’azote et
de phosphore (Guy, 2006).
Les pollutions sont parfois citées comme des facteurs favorisant ou amplifiant le
phénomène d’eaux colorées (Guy, 2006).
Certains dinoflagellés ubiquistes, régulièrement présents à des concentrations ne dépassant
pas quelques milliers de cellules par litre, par exemple Ceratium furca et Ceratium fusus,
peuvent exceptionnellement proliférer. Pour Ceratium furca, des concentrations de 1*10
6
cellules par litre sont signalés en 1981 en Norvège. Pour Ceratium fusus, Marteil et
Paulmier (1970) dénombrent plus de 4*10
6
cellules par litre en rivière d’Auray. Si les
conditions d’apparition de différents types d’eaux colorées commentent à être cernées, rien
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1.2.2. Espèces non toxiques génératrices de blooms
Parmi les 3 400 à 4 000 espèces de phytoplancton (Sournia, 1978) 300 peuvent, en
certaines occasions, se retrouver à des densités telles qu’elles ont la capacité de colorer
l’eau.
Une efflorescence (ou bloom en anglais) correspond à une prolifération rapide, massive,
mais fugace de microalgues, l’apparition de ce phénomène conjugue toujours l’existence
de conditions favorables à la multiplication rapide de certains organismes et des conditions
météorologiques et hydrologiques (mer calme) favorisant leur concentration (Lassus, 1988
in Guy, 2006).
La concentration élevée en microalgues donne à l'eau de mer une apparence inhabituelle et
visible à l'œil nu : colorations vertes, brunes, rouges ou dorées, appelées "eaux colorées"
ou présence abondante de mousse.
Dans la plupart des cas, les eaux colorées apparaissent après une période prolongée de
fortes températures de l’air et de l’eau qui coïncide avec une absence d’agitation des eaux.
Un abaissement de salinités consécutives à de fortes pluies peut avoir le même effet,
empêchant tout mélange vertical de l’eau et apportant de nombreux composés minéraux et
organiques. La dominance des dinoflagellés dans le cas d’eaux colorées explique que ces
fortes concentrations de phytoplancton se produisent en dépit de concentrations faibles de
phosphate et de nitrate. En effet, à l’inverse des diatomées, favorisées lors d’apport massifs
de sels nutritifs, les dinoflagellés utilisent, si nécessaire des sources organiques d’azote et
de phosphore (Guy, 2006).
Les pollutions sont parfois citées comme des facteurs favorisant ou amplifiant le
phénomène d’eaux colorées (Guy, 2006).
Certains dinoflagellés ubiquistes, régulièrement présents à des concentrations ne dépassant
pas quelques milliers de cellules par litre, par exemple Ceratium furca et Ceratium fusus,
peuvent exceptionnellement proliférer. Pour Ceratium furca, des concentrations de 1*10
6
cellules par litre sont signalés en 1981 en Norvège. Pour Ceratium fusus, Marteil et
Paulmier (1970) dénombrent plus de 4*10
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cellules par litre en rivière d’Auray. Si les
conditions d’apparition de différents types d’eaux colorées commentent à être cernées, rien
