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III.2 Facteurs hydrodynamique de la baie d’ALGER :
A. La houle :
Etant le facteur le plus important dans la dynamique sédimentaire des petits fonds, sa direction de
propagation est liée à celle du vent et de la profondeur, tant que la profondeur est plus grande que
la longueur d’onde de la houle. Ainsi la houle de la baie d’Alger suit le régime des vents, qui est
un régime saisonnier comme pour le reste de la marge algérienne (Leclaire,1972).
En hiver, les houles sont de direction W-NW (300°) et, en été, elles sont de direction N-NE (20°40). (LEM,1998) .
Au contact des irrégularités du fond, les houles donnent lieu à des rouleaux qui provoquent la
mise en suspension des particules favorisent leur déplacement. Le sens et l’intensité de ce courant
sont fonction de l’amplitude, de l’incidence de la houle par rapport à la côte, de la topographie de
la plage sous-marine et de la granulométrie des sédiments. (Millot,1989). Dans le cas général de
houles de petites et moyennes amplitudes, les courants ne sont notables que dans les zones de
déferlement et n’affectent donc que le triage des sables et des graviers de la frange littorale "fond
-10 m". Ils assurent le transport latéral par dérive littorale et la dispersion. Par contre les houles
de fortes amplitudes pourraient agir jusqu’à des fonds de "-40 m à– 60 m"
B. Les courants
La mer Méditerranée est connue par son excès d’évaporation par rapport aux apports fluviaux et
aux précipitations, ceci est responsable d’une baisse de niveau de la mer estimée à 1m/an, ce
déficit est compensé par un flux entrant (de 31600 Km3 /an) d’eau atlantique, par le détroit de
Gibraltar. Ces eaux de salinité (S < 36,5 PSU), au fur et à mesure de leur progression vers l’est,
elles se « méditérranisent » le long des côtes algériennes, d’où l’appellation du courant algérien.
Les côtes algériennes sont plus ou moins influencées par ce courant, qui agit sur la distribution
des facteurs physico-chimiques, nutritifs, biologiques voire sur la dispersion des polluants. La
vitesse du courant général des eaux atlantiques de Gibraltar vers l’est reste généralement dans un
ordre de grandeur de 0,5 à 1 m/s, au large des côtes algériennes. Ce courant général crée dans la
plupart des baies un contre courant littoral vers l’ouest (LEM, 1998;)
Le courant de retour : correspond à une zone de flot de retour à partir du courant existant au
lieu de déferlement de la houle. Ces courants possèdent une vitesse qui dépend de l’énergie de la
houle et de la pente de la plage. Ces courants sont responsables de la dispersion d’une partie des
sédiments côtiers vers le large.
Les courants de dérive littorale : Lorsque la houle arrive à la côte avec une incidence oblique
celle-ci donne naissance à un courant de dérive littorale. La vitesse de ce courant est maximale
pour un angle d’incidence de 45 % à 50%. La dérive littorale prend naissance au niveau de la
III.2 Facteurs hydrodynamique de la baie d’ALGER :
A. La houle :
Etant le facteur le plus important dans la dynamique sédimentaire des petits fonds, sa direction de
propagation est liée à celle du vent et de la profondeur, tant que la profondeur est plus grande que
la longueur d’onde de la houle. Ainsi la houle de la baie d’Alger suit le régime des vents, qui est
un régime saisonnier comme pour le reste de la marge algérienne (Leclaire,1972).
En hiver, les houles sont de direction W-NW (300°) et, en été, elles sont de direction N-NE (20°40). (LEM,1998) .
Au contact des irrégularités du fond, les houles donnent lieu à des rouleaux qui provoquent la
mise en suspension des particules favorisent leur déplacement. Le sens et l’intensité de ce courant
sont fonction de l’amplitude, de l’incidence de la houle par rapport à la côte, de la topographie de
la plage sous-marine et de la granulométrie des sédiments. (Millot,1989). Dans le cas général de
houles de petites et moyennes amplitudes, les courants ne sont notables que dans les zones de
déferlement et n’affectent donc que le triage des sables et des graviers de la frange littorale "fond
-10 m". Ils assurent le transport latéral par dérive littorale et la dispersion. Par contre les houles
de fortes amplitudes pourraient agir jusqu’à des fonds de "-40 m à– 60 m"
B. Les courants
La mer Méditerranée est connue par son excès d’évaporation par rapport aux apports fluviaux et
aux précipitations, ceci est responsable d’une baisse de niveau de la mer estimée à 1m/an, ce
déficit est compensé par un flux entrant (de 31600 Km3 /an) d’eau atlantique, par le détroit de
Gibraltar. Ces eaux de salinité (S < 36,5 PSU), au fur et à mesure de leur progression vers l’est,
elles se « méditérranisent » le long des côtes algériennes, d’où l’appellation du courant algérien.
Les côtes algériennes sont plus ou moins influencées par ce courant, qui agit sur la distribution
des facteurs physico-chimiques, nutritifs, biologiques voire sur la dispersion des polluants. La
vitesse du courant général des eaux atlantiques de Gibraltar vers l’est reste généralement dans un
ordre de grandeur de 0,5 à 1 m/s, au large des côtes algériennes. Ce courant général crée dans la
plupart des baies un contre courant littoral vers l’ouest (LEM, 1998;)
Le courant de retour : correspond à une zone de flot de retour à partir du courant existant au
lieu de déferlement de la houle. Ces courants possèdent une vitesse qui dépend de l’énergie de la
houle et de la pente de la plage. Ces courants sont responsables de la dispersion d’une partie des
sédiments côtiers vers le large.
Les courants de dérive littorale : Lorsque la houle arrive à la côte avec une incidence oblique
celle-ci donne naissance à un courant de dérive littorale. La vitesse de ce courant est maximale
pour un angle d’incidence de 45 % à 50%. La dérive littorale prend naissance au niveau de la
