Chapitre I
Généralités
26
Ces réactions acidifient la solution dans la piqûre, abaissant fortement le pH entre 3,8 et 5.
Les ions hydroxyde de la phase interstitielle du béton se combinent alors avec les ions ferreux
Fe
2+ ayant diffusé hors de la piqûre tandis que la réaction cathodique est la même que dans le
cas de corrosion en absence de chlorure.
Tant que la solution à l'intérieur de la piqûre est acide, la dissolution de l'acier reste active et
les piqûres croissent en profondeur. Ce mécanisme est schématisé (Figure n°20) par le modèle
de (Page et al in Amrani, 2012) Les piqûres continuent de croître si la concentration locale
en ions chlorure est suffisante (la concentration des chlorures doit augmenter tandis que celle
des ions hydroxyde doit diminuer). Si ce n'est pas le cas, la repassivation de l'acier est
possible.
Figure n°20: Modèle de Page et al. Attaque de l'acier par les ions chlorures
Ainsi, une trop faible concentration en ions chlorure dans la solution interstitielle ne détruira
pas le film passif. Il existe donc une teneur critique en ions chlorure ou un rapport en
concentration chlorures/hydroxydes noté [Cl
-
] / [OH
-
]. Dès que le rapport [Cl
-
] / [OH
-
]
dépasse le seuil critique égal à 1, la solution est instable : elle devient plus acide. Cette
instabilité correspond à la formation de produits de corrosion qui, en présence d'oxygène ne
protègent pas l'acier. Mais lorsque ce rapport est inférieur à 1, les chlorures n'ont pas d'effet
sur cette solution qui reste donc stable (Balarouci ,2011).
Figure n°21: Schématisation de l'évolution de la dégradation du béton et de l'acier(Thai, 2007)
Précédent

Impact de milieu marin sur la qualité du béton - 27/61

Suivant