Chapitre II
Procédés de traitements des eaux usées
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 Une déshydratation par drainage naturel à l’air libre sur des lits de sable drainés
reste pour des raisons d’hygiène, cette déshydratation naturelle n’est à retenir que sur des boues
bien stabilisées et non putrescibles, elle se fait par l’infiltration de l’eau à travers le milieu et
par évaporation (Badia-Gondard, 2003).
 Une déshydratation mécanique repose sur deux principes :
1. Déshydratation par filtration grâce à des matériaux filtrant par une simple
action gravitaire ou une différence de pression, par exemple filtration sous vide, filtration sous
pression, déshydratation sous pression progressive (Boeglin, 2000).
2. Déshydratation par centrifugation dont le principe qui relève de la loi de la
pesanteur peut être assimilée à une sédimentation accélérée en raison de l’augmentation
artificielle du champ de la gravitation par l’action de la force centrifuge (Bechac et al., 1987).
II 2.2.3) Conditionnement
C’est un procédé permettant de rompre la stabilité colloïdale des boues et par conséquent
d’assurer leur floculation, de faciliter le drainage, la filtration ou la centrifugation lors de la
déshydratation ultérieure (Degrement, 1989).
On distingue principalement deux types de conditionnement :
 Conditionnement chimique :
C’est le procédé le plus utilisé pour la déshydratation des boues organocolloïdales par
filtration sous vide ou sous pression ; il peut être réalisé par l’adjonction de réactifs
minéraux (sels ferriques et d’aluminium, utilisés conjointement avec de la chaux)
conduisant à la formation de flocs relativement stables.
Le conditionnement chimique peut aussi se faire par l’adjonction de polymères de synthèse
(Degrement, 1995).
 Conditionnement thermique :
Il a pour but de rompre les liaisons entre l’eau et les matières colloïdales de la boue à traiter,
afin d’en faciliter la déshydratation. Ce procédé consiste à faire augmenter la température
de la suspension boueuse au-delà de 180 ºC pendant un temps déterminé, sous une pression
légèrement supérieure à la pression de vapeur saturante pour la température choisie, cela
pour éviter la vaporisation de l’eau de constitution et l’émission conséquente d’odeurs
nauséabondes (Bechac et al.,1987).
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